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Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Vendredi 4 juillet 2008

Petite leçon de choses données par Fly, notre gentil petit dépanneur, pour tous ceux qui voudraient un peu mieux comprendre comment personnaliser son PC, le rendre fonctionnel... De petites bases bien utiles !


Bon il faut que je me fasse une raison, je n’arriverai pas à débloquer un wifi ici, la misère…

Heureusement que j’ai réussi à contourner le système payant de l’auberge de jeunesse, bon £1 la demi-heure c’est pas hors de prix mais quand même, par principe ca devrait être gratuit dans une AJ… Et puis ils ont qu’à utiliser un moyen sécurisé aussi, là c’est trop simple !

Petite leçon :

Sur tout PC qui se veut être verrouillé la première chose à tester est le fameux « ctrl alt suppr » afin d’essayer de lancer le gestionnaire de tâche. Si ça ça passe ça laisse de grandes opportunités… ici ça passe pas sur tous les postes, je sais pas ce qui a fait la différence. J’avais testé de faire pareil sur un système payant à l’aéroport mais c’était autrement plus professionnel, les raccourcis clavier « magiques » étaient désactivés.

Donc si on arrive à ouvrir le gestionnaire des tâches on est capable de lancer n’importe quelle application, et si ce n’est pas verrouillé, d’en stopper également.

Tout poste informatique payant qui se respecte (ou pas) utilise une interface graphique moisie sensée empêcher toute application externe d’être vue.

Il faut donc chercher à fermer cette bouse, parce que si elle est capable d’avoir une connexion internet (quelle veut bien donner quand ça lui chante, et surtout qu’on a payé) c’est que n’importe quelle autre application peut l’avoir.

Donc là plusieurs techniques : si on peut arrêter directement le processus dans le gestionnaire des tâches (faut il être con pour nous en laisser l’autorisation) ça fait l’affaire ! Autre solution, le également célèbre « Alt F4 », raccourci clavier qui ferme l’application en cours.

Si ça ça n’a pas marché c’est top mais c’est pas très grave. Le tout est d’arriver à y superposer une fenêtre qui nous intéresse dessus, en espérant qu’il ne cherche pas à reprendre le focus (c'est-à-dire se mettre au premier plan) trop souvent. Si on a accès au gestionnaire de tâche on peut lancer n’importe quelle tâche à l’aide du bouton « nouvelle tâche » (le bien nommé !)

Alors là si on veut lancer direct les applications faut connaitre le petit nom de l’exécutable dans system32, les classiques à connaitre :

-         iexplore (Internet Explorer, berk c’est pas beau mais quand y a pas Firefox ça dépanne, ou ça sert à le télécharger… ;) )

-         firefox (si déjà installé, sinon ça se fait)

-         mspaint (pour lancer Paint, pourquoi pas ça peut servir)

-         notepad (pour lancer le bloc note, pratique parfois aussi)

-         winmine (pour lancer le démineur des fois qu’on se fasse chier)

-         explorer (explorateur windows, s’il n’est pas déjà lancé, cf plus bas)

-         et le plus important (sauf si l’explorateur windows est déjà lancé), celui qui donne la puissance extrême : cmd (la console pour entrer des lignes de commandes)

Cette dernière à l’avantage de permettre de lancer n’importe quelle application (et même plus !) sans que celle-ci n’ai son exécutable dans le system32, il suffit de naviguer dans les dossiers à l’aide de la commande cd + nom de dossier, exemple anodin : « cd Programmes » (à noter que la touche « Tabulation » permet de finir de compléter le nom des fichiers et des dossiers, pas la peine de se les taper à écrire en entier). Pour remonter d’un dossier il suffit de faire « cd .. » (ou « cd.. ») (toujours sans les guillemets, est-ce bien nécessaire de le préciser…). Pour afficher le contenu d’un dossier il faut utiliser la commande « dir » (sans rien de plus après)

On peut ainsi lancer MSN sur un PC qui ne voulait pas à la base (en sachant que ça se cache dans « Programmes files » (comme tous les programmes proprement installés) puis chercher le dossier d’MSN)

Ainsi on a pu dompter la bête qui se voulait être payante ! On a pu lancer un explorateur internet et msn, le grand luxe !

Ensuite le summum du plaisir c’est de pouvoir installer ce que l’on veut sur cette machine. Alors là souvent c’est facile mais il y a parfois quelques bidouilles nécessaires si l’administrateur a pas été trop con quand il a configuré le système.

Premier cas de figure, le plus facile : on peut installer des programmes sur la machine (ca peut être bloqué si on n’est pas administrateur !), et les téléchargements sont autorisés dans l’explorateur internet. Alors facile, on va sur son site adoré, on recherche ce qu’on veut, on télécharge ce qu’on veut et on installe (si on télécharge directement l’exécutable autant faire directement « Exécuter/Run » que Enregistrer sous/Save as » pour gagner du temps. (sinon faut aller rechoper le fichier téléchargé avec la console en ayant bien regardé où il a été enregistré). En général les installations proposent de lancer l’application à la fin, là aussi c’est un gain de temps, pas la peine d’aller chercher l’exécutable dans le dossier d’installation pour le lancer !

A ce propos, petit raffinement qui vaut le coup d’être essayé… Si l’on a réussi à ouvrir le gestionnaire des tâches et que l’explorateur windows n’est pas lancé (la barre hideuse avec le menu démarrer qui permet d’aller dans les dossiers sans utiliser la console) il est intéressant de tenter de lancer via le bouton de nouvelle tâche le processus « explorer » (toujours sans les guillemets…) avec un peu de chance on récupère l’explorateur windows et on peut se passer de la console pour chercher et exécuter les fichiers. Ca se tente… fin du raffinement…

A noter que si l’explorateur windows est déjà lancé on peut se passer du gestionnaire des tâches pour lancer de nouvelles applications en utilisant l’interface « Exécuter » disponible dans le menu « Démarrer ». Par contre c’est moins pratique pour stopper des applications, on doit pouvoir le faire par la console mais j’ai pas assez fouillé encore… fin du « à noter »…

Donc dans le cas de figure facile est très aisé de s’installer Firefox pour remplacer la version toute pourrie d’internet explorer (qui ne connait pas les onglets par exemples…)

Cela peut se compliquer si internet explorer n’autorise pas les téléchargements (ça arrive, après configuration par un administrateur vicieux) en général cela vient des niveaux de sécurité qui sont placés trop haut. Donc il suffit de les baisser me direz vous !  Mais hélas il y a parfois la parade : Internet explorer ne veut pas accepter un niveau de sécurité inférieur ! (comme c’est ballot) Heureusement, internet explorer étant souvent très bête, dans ce cas le truc à tenter est de choisir l’option de sécurité « personnalisée » et d’y appliquer les niveaux de la plus basse. Et hop ça marche ! (cherchez pas c’est du vécu)

Bon je donne pas les liens pour où trouver les trucs à chaque fois mais suffit de chercher un peu dans « outils », onglet « sécurité », tout ça…

Bon donc là on a réussi à télécharger alors qu’on pouvait pas ! pas mal déjà ! Mais parfois c’est pire, on ne peut pas installer ! La solution de facilité quand c’est possible c’est d’utiliser une version portable du logiciel que l’on veut mettre (« portable » signifie qu’il n’a pas besoin d’installation, pratique, ça existe pas pour pas mal de logiciels libres (Firefox, etc.)). Et encore plus fourbe, s’il y a vraiment besoin d’installer, alors là le bon plan c’est de choisir comme dossier d’installation le dossier temporaire du système d’exploitation (Windows généralement), vous savez le dossier qui s’appelle « Temp »… Normalement il y a les autorisations d’écriture sur ce dossier vu que le système d’exploitation en a besoin, donc on peut y installer ce qu’on veut (mais au premier nettoyage des fichiers temporaires ça dégage !)

Donc là déjà on commence à se sentir un peu chez soi sur ce satané PC qui voulait rien nous laisser faire !

Bon par contre après le problème c’est qu’il faut être discret, une console et un gestionnaire des tâches ça a tendance à tirer l’œil sur un PC (surtout quand normalement il y a une interface customisée).

Autre truc sympa aussi c’est de pouvoir réinitialiser le pc comme on l’a trouvé, et pour ça on a pas toujours le bouton de démarrage ou celui de l’alim sous la main (ils planquent le boitier des fois ces cons !!! pôv’ PC…). Si l’explorateur windows n’est pas lancé on a pas forcément le beau bouton « démarrer » pour cliquer sur « arrêter » non plus (on remarque d’ailleurs là une belle logique chez Windows, pour arrêter un ordinateur il faut d’abord cliquer sur « démarrer » ça vous a jamais choqué ? xD)

Donc il peut être utile de savoir arrêter un ordinateur en ligne de commande et pas forcément besoin de la console, juste en utilisant le bouton « nouvelle tâche » du gestionnaire de tâche ça suffit. Pour redémarrer immédiatement l’ordinateur (ça fait moins craignos que de l’éteindre tout court) il faut taper la commande « shutdown –r –t 0 » (toujours sans les guillemets…)

Petite explication de cette ligne obscure, « shutdown » c’est la commande qui gère tout ce qui est arrêt de l’ordinateur (jusque là c’est plutôt bien trouvé comme nom…) le « -r » signifie qu’on veut le redémarrer et pas seulement l’arrêter (il est grand, il sait se redémarrer tout seul, magique) le « -t » permet de signaler au bout de combien de temps on veut que cela se produise, par défaut c’est souvent 30 secondes (pendant lequel il met une fenêtre de décompte hideuse et qui fait très flag) donc en spécifiant « 0 » ça prend effet immédiatement.

En cas de rattage sur le shutdown (ou même en cas de virus à effet reboot) il est utile de connaitre l’option « -a » de la commande shutdown qui permet d’annuler tout shutdown en cours. Il suffit donc de taper « shutdown –a » pour faire ça. A connaitre !  Ca sauve parfois ^^

Voila, avec ça on remet le PC en ordre (certes avec un petit redémarrage mais on est sûr de pas laisser de traces à part les trucs installés, d’où il peut être plus clean de les supprimer. Pour supprimer des fichiers ou des dossiers par la console il faut utiliser la commande « del ».

Pour tout savoir de l’utilisation d’une commande en console il faut taper le nom de la commande suivit de « /? », donc « del /? » par exemple dans le cas présent (ça aussi c’est à savoir ! y a des petits trucs sympa à voir avec la commande shutdown d’ailleurs…)

Fin de la partie « leçon d’utilisation d’un PC bloqué »

Mais tant qu’on est dans les petits trucs à savoir absolument sur windows, je ne résiste pas à la tentation de vous présenter le msconfig, une petite merveille ! (qui comme son nom l’indique permet de configurer microsoft, ou presque !)

Pour lancer cette interface, toujours pareil, grâce à la console, la commande exécuter dans le menu démarrer,  ou avec « nouvelle tâche » du gestionnaire de tache. Il suffit d’entrer la commande « msconfig »

On accède alors à un truc complètement pratique et surtout indispensable permettant de choisir les applications qui se lancent au démarrage ainsi que les services. Combien de gens râlent que le démarrage de leur PC est trop lent alors qu’il y a 50 applications inutiles qui se lancent au démarrage ?

Il reste en théorie plus propre de configurer les applications une à une pour leur dire de ne pas se lancer au démarrage mais avec certaines qui sont très têtues ce n’est pas forcément possible, alors qu’avec msconfig on peut leur couper l’herbe sous le pied au moins !

Une fois la fenêtre msconfig apparue, dans l’onglet « démarrage » il suffit se décocher toutes les applications que ne veut plus voir au démarrage (à savoir que la plus part sont réellement inutiles, ce ne sont que des interfaces et ne change en rien l’exécution du programme ou l’utilisation du périphérique lorsque nécessaire (en gros c’est du squat’ quoi)

Personnellement je n’ai que le VPN client parce qu’il est obligatoire si on veut se connecter, tout le reste à dégager.

Ensuite il y l’onglet « Services », là ça devient plus délicat, il faut connaitre un peu, ici ça peut perturber le fonctionnement des logiciels ou des périphériques, personnellement je ne décoche que des services non-microsoft et dont je connais l’utilité (ou alors je l’ai testé après redémarrage).

Une fois tout ça trituré il faut valider puis redémarrer l’ordinateur pour que ça prenne effet et changer d’état de cochage la fenêtre qui se met au démarrage afin ne plus être embêté par la suite (mais il est préférable de tester que les trucs potentiellement affectés marchent encore, sinon on se souvient pas forcément que ça vient de là et ça peut faire perdre pas mal de temps xD (comment ça du vécu… ?))

Une interface pratique pour voir et/ou toucher en temps réel (sans redémarrage) s’accède en faisant « clic droit » puis « gérer » sur le poste de travail. On y trouve pas mal de trucs notamment sur les services en cours, les partages, les sessions d’utilisateurs (les squatteurs de partages), etc etc, je vous laisse trifouiller, là ça risque pas grand-chose.

Bon ben là jcrois qu’on a fait le tour de comment dompter un ordinateur windows… Jvous parlerais bien de la swap mais c’est assez délicat et ça peut donner lieu à des conneries, alors on va eviter xD

Ah tiens j’aurais pu parler des blagues vicieuses à faire sur un PC tiens… moins sérieux mais tellement plus fun ^^ Une autre fois peut-être…

Bon, toujours pas de wifi. Va tenter de voir si la salle info est pas trop squattée pour aller craquer de la connexion en paix.

++

par Flyman publié dans : Next Door
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Mercredi 23 janvier 2008

Un article proposé par Eloi, ce bon vieux comique qui fait des études de ciné, du qui sait de quoi il parle. On découvre de petites choses, et ouvre un bien joli débat... Bonne lecture !


Le commerce des chaînes de télévision.

         Pour le dire clairement, les chaînes de télévision, les privées surtout, ne font qu’un commerce comme un autre. Ils achètent pour vendre. Ils achètent des émissions, des séries, des programmes télévisuels pour attirer du public, de l’audience. Ce qu’ils vendent, ce sont des pages de pubs, du temps disponible pour diffuser des pubs. Les entreprises payent les chaînes pour pouvoir diffuser leurs pubs. Plus il y a de spectateurs sur la chaîne, plus la chaîne vend sa pub chère. Plus il y a de personnes qui voient la pub, plus il y a d’impact sur les consommateurs et plus l’entreprise y gagne. C’est aussi pour ça qu’une entreprise qui veut passer une pub à une heure de petite écoute (au milieu de la nuit) paye moins cher que l’entreprise qui passe sa pub à une heure de grande écoute (la mi-temps d’un match de foot).

Nos cerveaux sont de vulgaires produits, les chaînes les achètent à coup d’émissions pour les vendre ainsi endormis aux entreprises comme le faisait remarquer Patrick Le Lay, ancien directeur des programmes de TF1 : « Nos émissions ont pour vocation de le rendre (le cerveau) disponible : c’est-à-dire de le détendre pour le préparer entre deux messages. »

         Pour gagner plus d’argent, les chaînes doivent vendre plus cher leur page de pub, donc elles doivent avoir plus de spectateurs, une meilleure audience. C’est la course à l’audimat. Or on remarque que pour gagner cette course, pour avoir plus de téléspectateurs, il faut diffuser des émissions racoleuses et débiles comme la télé-réalité. Plus les chaînes veulent d’audimat, plus elles abaissent le niveau culturel de leurs émissions. Pour preuve, TF1 ou M6 ont plus d’audience que France 5.

         France Télévisions, qui gagne quand même 1,2 milliard d’euros par an grâce à la publicité, participe à cette course, ou est accusée de participer à cette course. On risque donc, nous spectateurs, de voir le niveau culturel des émissions du groupe public diminuer fortement pour arriver à la hauteur de TF1, ce qui n’est pas bien brillant et prometteur pour notre avenir culturel. Pour ne pas tomber aussi bas, notre président veut supprimer la publicité sur le service public pour détruire la course à l’audimat et la décadence de la qualité des émissions sur le service public.

         Dit comme ça, supprimer la publicité est plutôt une bonne chose.

 

MAIS

 

Trouver de l’argent.

         La publicité rapporte de l’argent au service public. Comment ne pas perdre cet argent ? Où récupérer ces 1,2 milliards d’euros ? Augmenter la redevance est une solution. Mais le président refuse. La redevance est un impôt que payent ceux qui ont la télévision (sauf exceptions) et cet impôt revient uniquement à la télévision. Il est interdit au gouvernement d’utiliser cet impôt pour autre chose que la télévision. La redevance française est l’une des plus basses d’Europe. Le président aligne son salaire sur celui des autres présidents européens, il peut faire de même avec la redevance. À la différence de l’augmentation de salaire de Sarko, l’augmentation de la redevance affecte le pouvoir d’achat des Français, c’est vrai, mais cela n’arrivera pas. La redevance ne bougera pas, le président l’a dit.

 

         La solution proposée par le gouvernement est de taxer les industries d’Internet et de la téléphonie mobile, industries dont les bénéfices sont estimés entre 50 et 70 milliards d’euros. Une taxe infime, entre 1,7 et 2,4 %, sur ces industries rapporterait le 1,2 milliard manquant aux caisses de l’Etat. Cette solution ne devrait pas faire hausser les prix et ne devrait donc pas affecter le pouvoir d’achat des Français. C’est le gouvernement qui le dit. Mais cela revient à demander aux opérateurs qui se mettent d’accord sur les prix, de devenir honnêtes.

 

Le consommateur finit par payer

         Dans le paysage audiovisuel français, il y aura moins de page de publicité disponible puisqu’on en supprime. Donc ces espaces disponibles pour vendre de la publicité seront plus rares. Ils seront donc plus chers. Les entreprises qui ne pourront plus diffuser leurs publicités sur le service public iront voir les chaînes privées pour leur acheter les espaces. La demande pour ces chaînes privées va augmenter, elles pourront vendre leurs temps disponibles pour la pub plus cher. Ils feront des profits, des superprofits même. Bouygues (président de TF1) va s’en mettre plein les poches. On pourrait hurler à la conspiration en pensant que Sarko cherche à enrichir le parrain de son fils (Bouygues) surtout que TF1 a connu une très mauvaise année en 2007, son action ainsi que son audience se sont retrouvés au plus bas. TF1 ne sera pas la seule chaîne à en profiter, M6 et les chaînes privées de la TNT aussi y gagneront.

         Le consommateur peut aussi craindre que les entreprises devant payer le temps publicitaire plus cher n’augmentent le prix de son produit pour amortir cette dépense. Le pouvoir d’achat des Français va encore diminuer.

 

         Une solution de plus pour financer le service public est de taxer les superprofits que vont faire les chaînes de télévisions sans forcément se contenter d’une taxe minime. On taxe à hauteur de 80 ou 90% ces superprofits pour financer le service public. Le cadeau fait aux chaînes privées aide le service public. On finance le publique par le privé. C’est aussi l’un des seuls moyens pour éviter que Bouygues s’en mette plein les poches.

 

         La suppression de la publicité n’est pas une mauvaise chose en soi. La qualité des programmes de TF1 ne remontera pas, mais celle des programmes du service public ne diminuera pas. Mais il faut accompagner cette suppression de la pub par d’autres mesures qui rapportent de l’argent au service public, l’augmentation de la redevance, et la taxe soit sur la téléphonie soit sur les superprofits pour ne pas enrichir Bouygues.

         Quoi qu’il en soit, cela n’augmentera pas le pouvoir d’achat des Français. Et cela ne diminuera pas la somme astronomique d’argent investie dans la publicité, 33 milliard d’euros.

Au final, le pouvoir d’achat en prend un coup, et les riches, Bouygues, s’enrichissent. Ce hold-up vole l’argent des Français pour le donner aux riches. En échange les Français ne perdent pas de qualité de leur programme sur les chaînes publiques (ce n’est pas dit que les programmes gagnent en qualité, j’attends de voir), mais les Français perdent du pouvoir d’achat, car ce sont eux qui payeront l’augmentation du prix de la publicité, que l’on empêche les riches de trop gagner d’argent ou non.

 

         Lisez des livres, allez au cinéma, mais ne regardez pas la télévision.

par Eloi publié dans : Next Door
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Dimanche 13 janvier 2008

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être au bon endroit, au bon moment, en train de vivre la bonne expérience ? Oui, certainement. Pourtant c’est rare ! Lorsque ça nous arrive, nous le reconnaissons tout de suite, ce fameux instant où nous avons l’impression de toucher du doigt une vérité qui nous procure une sensation de jouissance. Cet instant vaut la peine d’être vécu, il justifie, pendant le temps qu’il dure, toute notre existence, notre éducation, notre parcours, notre destin.

 

Nous l’avons bien senti à l’adolescence, lors de la soirée dansante ou la boum du collège : lorsque nous faisions partie de la bande de copains rebelles qui se mettait en marge de la fête pour faire des bêtises ; ou bien lorsque nous en arrivions à danser le slow de la soirée avec la nana/le mec canon de la classe et à emballer celle-ci/celui-ci dans un coin sombre… Magique ! Ensuite, toujours à l’adolescence mais plutôt dans les années lycée, ce fut un peu plus fréquent, grâce à l’alcool, grâce aux joints, grâce aux vastes fêtes organisées par le copain friqué du quartier, où nous avons appris à « tripper » sur tout et n’importe quoi : un fou rire collectif parti d’une blague toute pourrie, un délire de percussions avec tam-tams et jumbés, et bien entendu (et c’est là où je veux en venir) un trip autiste sur Paranoid Android.

 

Que nous l’ayons voulu ou non, nous avons tous trippé sur Radiohead. Que nous soyons toujours fans ou plus du tout, nous l’avons tous été un jour. Que nous ayons depuis versé dans le ska, le hip-hop ou le jazz, nous accueillons tous la sortie du nouvel album avec un grand respect. Et ça n’est pas sans raison.

 

Radiohead est le groupe de rock de notre génération. Nos pères avaient les Beatles (pour les plus vieux) et les Pink Floyd, nous avons Radiohead. C’est comme ça. Les Beatles ont fait la musique rock des années 60 ; les Pink Floyd celle des années 70 ; ensuite ce fut un peu plus flou, puis Nirvana, dans une moindre mesure quand même, a fait celle des années 90 et depuis 1997 c’est Radiohead qui fait et représente la musique rock dans le monde.

 

Estimons-nous chanceux d’avoir un groupe qui se distingue des autres et que nous puissions identifier facilement. Et enthousiasmons-nous de leur travail, de leur musique. Pour nous autres jeunes qui écoutons de la « musique rock » (j’entends par là toute musique avec guitare électrique), c’est Radiohead notre repère, notre guide. Et ce, qu’on le veuille ou non, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Ce sont eux qui donnent le « la » à tous les autres groupes.

 

La profondeur est partout chez eux : dans la construction mélodique et rythmique, dans les messages, dans la manière d’exprimer les messages, dans la performance scénique, dans la communication, dans la manière de vivre la célébrité… La profondeur et la recherche constante, jamais vraiment satisfaite. Voilà cinq musiciens très doués qui s’interrogent sur notre époque et qui nous font partager leurs angoisses, leurs colères, leurs regards sur le monde. Voilà cinq types qui rêvaient d’être le meilleur groupe du monde, et qui le sont devenus, et qui l’ont mal vécu, et qui ont surmonté leur trouble, et qui continuent de faire ce qu’ils font, en se remettant chaque fois en question, en essayant d’aller plus loin tout en prenant garde de ne pas perdre leurs fans – ils savent que leurs fans sont tout ce qui compte. A quoi cela les avancerait-il de faire de la musique pour personne ?

 

Radiohead est « notre » groupe de musique rock – pour être plus précis, d’électro-rock. Ils sont là, en même temps que nous : ils font de la musique en fonction de nous, ils réagissent à notre époque. C’est pourquoi nous ne sommes naturellement pas indifférents à leur évolution.

 

Leur dernier album, In Rainbows, est magnifique. J’ai senti dès la première écoute le gouffre qui les sépare du reste du monde. Il y a le monde de la musique rock, flou et répétitif ; et il y a Radiohead. In Rainbows est une suite harmonieuse de chansons qui forment une œuvre, encore une fois. La maîtrise totale des sons produits est perceptible avec une évidence toujours étonnante, comme lorsqu’on regarde un film de Kubrick : la qualité est partout, la maîtrise totale, la vision géniale, l’expression de la vision est maîtrisée, intelligente. Mais Radiohead a ceci de plus que le maître du cinéma : leur musique a beau être totalement sous contrôle, elle est directe, elle est brute. On le sent tout de suite.

 

C’est cela qui est génial avec Radiohead : on peut tout à fait ignorer le « contexte » sur lequel je m’attarde, et pourtant ressentir avec une évidence qui se passe de mots la sublime beauté de leur musique. Les sons frappent directement au cœur, subliment l’âme et nous emmènent en voyage, loin, profond.

 

In Rainbows est une chance inestimable, un cadeau magnifique pour nous sentir en osmose avec notre temps. Les livres d’histoire ne feront jamais mention des modes passagères (Mika et compagnie), aussi agréables soient-elles ; en revanche nous y retrouveront toujours les Beatles, les Pink Floyd et Radiohead. A juste titre : leur musique a fabriqué la musique de leur époque. Radiohead, c’est nous.  

 

 

Nude

 

 

par Charles publié dans : Next Door
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Samedi 4 août 2007
Voici un petit poème écrit par une amie dont j'ai gardé un léger contact, et qui a été écrit en Première, à l'époque où notre professeur de Français, la légendaire Mme Berr, nous demandait  à chacun d'écrire un poème dans le style baroque (inspiré du poème Vertiges, de Théophile de Viau, pour être plus précis)... Voici celui de Mathilde, un peu plus poétique que d'autres... Mon préféré du recueil qui a été fait, en tous cas.

J’ai rencontré

Une fille en forme de fée

Qui pour pouvoir voler

Par une blanche doit être portée.

Je m’y suis accrochée.

Et me suis fait guider.

 

A travers les champs, marchent quelques notes

Des croches, des noires, des blanches, chaussées de bottes

Des soupirs marquent la pause de temps en temps

Et toute la portée respire et chante gaiement.

 

Des milliers d’instruments volent dans le ciel

Guitares, pianos, violons sur fond bleu pastel.

J’évite un oiseau-flûte de peu

Et un poisson-chant me frôle les cheveux.

 

La blanche nous portant

Traverse les océans

Mais cette pureté s’arrête

Devant la simple fenêtre

D’un disquaire rue La Fayette.

par Mathilde publié dans : Next Door
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Mardi 22 mai 2007
Pfou, je poste assez rapidement cet article de Charles que je n'ai pas encore approfondi (mais je regarderai dès que j'aurai un peu plus de temps, promis)... Puisse au moins cette série vous distraire et vous former un peu, puisqu'elle s'annonce prometteuse (vous jugerez par vous-même), en attendant un article plein de nouvelles, du Gala, des Interclubs, de la vie qui continue en laquelle il faut toujours avoir confiance. Le destin nous tient, mais nous ne le connaissons pas. Curieux, entendez mon appel !

 

Ce n’est pas mon blog mais je me permets d’intervenir. Promis, c’est la dernière fois. Pour vous changer les idées, je vous amène à plonger dans un manga exceptionnel, qui a été fidèlement adapté en anime – et que l’on peut donc soit lire, soit visionner. Il s’agit de « Monster », et je suis sûr que la plupart d’entre vous en ont déjà entendu parler. Mais pour ceux qui regardaient ailleurs, c’est le moment de découvrir ce feuilleton policier qui se déroule en Allemagne entre les années 1980 et 1990. C’est le moment de tomber sous le charme du docteur Kenzo Tenma, et sous celui du « Monstre sans nom ». Croyez-moi, vous ne serez pas déçu, cette histoire est bluffante. Je laisse le soin à Ntonio de coller après ce court article le premier épisode, en VF, disponible sur Dailymotion. Je vous donne le lien en bonus :

 

 
Accrochez-vous car vous ne ressortirez pas indemne des méandres dans lesquels vous serez plongé. Bien sûr, pour que la fête soit plus belle, il vaut mieux lire le manga que regarder l’anime. D’un autre côté, les génériques de l’anime sont bons. A bientôt, les enfants…
 

par Charles publié dans : Next Door
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