Bienvenue à bord, amis d'ailleurs, amis voyageurs !
Galerie photo du trimestre d'Automne 2008 à Montréal : http://picasaweb.google.fr/antoine.santelli
Ntonio
Bienvenue à bord, amis d'ailleurs, amis voyageurs !
Galerie photo du trimestre d'Automne 2008 à Montréal : http://picasaweb.google.fr/antoine.santelli
Ntonio
Etonnant comme je peux souvent me retrouver à écrire le mardi... J'ai envie d'écrire pour rien aujourd'hui, j'aurais envie d'écrire un truc déprimant, larmoyant, et méga profond, un truc qui vous fait devenir quelque chose aux yeux de ceux qui lisent... Mais je sais que je ne pourrai jamais écrire un truc pareil de manière si peu spontannée, sans avoir de quoi remplir.
Je suis allé faire un petit tour au pif parmi les autres blogs de tous les paumés comme moi qui ont pensé se mettre en valeur en créant leur propre page... Juste lire quelques trucs bien au hasard, c'est amusant... Je suis tombé sur deux blogs en particulier, l'un sur un gars plus ou moins dans le genre de la maison, torturé par les sentiments et les histoires, qui raconte ses tergiversations, et puis l'autre sur une pauvre ado déprimée qui combat son anorexie... Vous allez me demander qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête pour aller chercher des blogs pareils... Mais ce sont mes pensées, pardi. C'est moi. Mes références inconscientes...
L'anorexie ? Je n'ai jamais fait d'anorexie, faut pas rêver, je suis quand même pas si timbré que ça. Et c'est pas m'effrayer sur la non-diversité des repas du RU qui va m'y mettre. Notez au passage que depuis dimanche soir jusqu'à ce midi, ça a été pâtes ou riz au RU. J'ai le droit d'être exigeant... Mais revenons à cette affaire de fillette qui est allée voir à la pelle de psys et de docs (j'ai lu juste trois articles, mais ça m'a déjà bien renseigné)(le tout accompagné de magnifiques photos très artisitques de clair-obscur, très dramatiques et tristes, je me dis que cette fille doit vraiment vivre dans des idées noires). Ca m'a touché, ce site. Rien que parce que la présentation est la même que la mienne, ça avait un air familier au premier coup d'oeil, et puis je me suis aperçu que quand même j'avais le chic pour m'intéresser aux gens qui sortent du lot non pas parce que ce sont des gens qui font des choses reconnues et (de temps en temps) supers, mais des gens qui ont une vie pas toujours facile et que j'ai envie d'épauler.
Antoine au grand coeur. Edward aux mains d'argent... Je vous entend déjà rire.
Forcément, va falloir que j'aie dit ça pour que la prochaine personne qui me voit et qui a lu ça me dise : "oh comme il est mignon le petit Toinou, oh qu'il est gentil...". Moi ça me servira à rien, et je sais très bien que dans la demi-heure qui suivra, la personne aura complètement mis de côté ça, car elle l'aura gardé en tête juste pour me faire la remarque. C'est gentil de me témoigner que vous lisez mes âneries, mais des commentaires pareils, c'est si commun que je m'en passerais bien.
Alors tout de suite, la réaction va être différente, dans l'esprit du comique qui vient de me lire. Il va penser : "pff, il est susceptible celui-là, jamais content, alors qu'on lui montre qu'on porte quand même un minimum d'intérêt pourtant". Je reconnaîtrai que oui, je suis susceptible et jamais content, et j'ajouterai que mon degré de tolérance vis-à-vis du conformisme est nul par défaut, mais que suivant les jours, il est relativement élevé. Jamais nul, en fait.
Tiens, ben ça me fait penser à un truc auquel j'a réfléchi il y a peu. Je me demandais plus ou moins pourquoi on avait besoin de tant de sommeil pour reprendre de l'énergie. Et surtout, à quoi servait cette énergie dans notre vie actuelle. J'en suis venu à la pessimiste conclusion qu'on emmeagasine notre énergie pour alimenter une sorte de résistance interne (attention, ça va être scientifique et imagé), chargée de nous permettre de supporter les contraintes rencontrées dans la journée, à savoir pour la plupart : se forcer à bosser, à parler au gens, à être gentil, donc forcément hypocrite, à faire bonne figure en gros et à faire le dos rond face à tout ce qui peut nous être imposé. Car je considère que garder des rapports aimables et bienveillants avec autrui, même si c'est passé dans l'inconscient et le spontanné, c'est quand même une contrainte à sa propre liberté. Liberté avec un grand L. La nôtre, la vraie, pas celle dictée dans les lois de la société.
Vlà que je pousse mon coup de gueule, tiens. Ca faisait longtemps...
Evidemment, avec ce traitement de texte pourri, je n'ai pas la possibilité de voi si j'ai fait des fautes de frappes, et mon texte doit être bourré de fautes d'orthographe. J'en ai trouvé plein dans les précédents articles, et pourtant je les avais tapés sours word. Mais quand on veut taper "les" et que ça tape "es", ben en français ça existe, pour la deuxième personne du singulier du verbe être au présent, donc c'est bon. C'est con, un ordi. Il n'est pas arrivé, le temps où Matrix sera de mise.
Dites voir, bande d'abrutis, mais je mégare, là. Vous auriez pu me prévenir plus tôt. Ben non, là, vous, comme des limaces, vous lisez placidement ces lignes en vous disant que je suis parfois pas très aimable et que je ne vaudrai jamais plus que vous... Et dire que moi je pense l'inverse. Comme tout le monde en fait. On est tous persuadés d'être meilleurs les uns que les autres, d'avoir mieux compris comment vivre heureux pour soi-même... Affligeante humanité. N'empêche, je me considère meilleur que vous sur certains points, et j'en suis fier. Vous aussi de votre côté, mais ça c'est pas mon problème, je suis libre avec moi-même.
Bref, je reprends mon fil du début (car finalement j'en ai trouvé un) (que le guignol qui s'avise de taper ce "finalement" aille me faire cinquante tractions). Sur le deuxième blog, celui du type sentimental, là, j'ai trouvé un style assez sympathique de narration. En fait, son blog consiste à raconter comme une histoire sa vie, et plus particulièrement sa vie amoureuse, en laissant en suspens la fin de l'histoire au bout de chaque article. Evidemment, ça fait une histoire en continu depuis le tout premier article, mais bon il se débrouille pas mal du tout quand il écrit, du coup j'ai vite compris la situation. Je suis tombé sur quatre articles sur ses aventures du moment (j'ai pas fait gaffe à la date, ça se trouve c'est vieux d'il y a au moins trois jours), où son couple va pas super bien car mademoiselle est possessive, et où il flirte avec une ollègue. Je me suis arrêté à l'épisode où il a été chassé de chez lui quand il l'a annoncé à sa compagne, et où il est allé chercher de l'aide et du logement auprès de son amante... N'allez pas croire que ce type est un libertin avéré, rien du tout, il est au contraire bourré de scrupules et de désolation, il se considère comme le pire des lâches et agissant de la façon la moins envieuse qui soit, mais qu'il se rassure le bonhomme, il n'est pas le seul à réfléchir de la même façon. Enfin, du moins moi je le rejoins dans son fonctionnement de cerveau. Un brave type dans le fond, mais au moins lui il a su agir. J'imagine le gars comme étant dans ses 25-26 ans, premier job et début de vie chaotique, comme souvent... On vivra ça, ne nous inquiétons pas.
Bon, voilà pour ma petite escapade hasardeuse sur les blogs des Jean-Louis qui ont fait comme moi (ou l'inverse peut-être), c'était juste histoire de réagir sur cette expérience futile d'une poignée de minutes sans but, et dire qu'il va me falloir relire toute cette saloperie d'article pour vérifier l'orthographe. Tiens, eh ben ça me casse tellement les pieds que je ne le referai pas. Enfin, comme d'hab quoi...
Mais je retiendrai quand même en mémoire l'esthétique du blog de la gamine et de sa santé. Ca m'a fait mal, surtout de voir qu'au vu des photos théâtrales (des éclairages de taré), si c'est bien elle qui est dessus, eh ben elle doit pas dépasser 15 ans. Oui, ça fait mal. Allez, tiens bon ma petite, il y a toujours un moyen de s'en sortir. Et le suicide n'est pas le meilleur.
Coincée contre mon radiateur et une bouliote que je dissimule à mes parents, pour ne pas qu'il voient que je vais mal...
Ils ne voient rien, pas que je rechute ,que je ne mange rien pratiquement et c'est bien mieux ainsi..
(avec des écrits pareils, j'en ai les larmes aux yeux... où est-elle maintenant, que pense-t-elle ?...)
Petit coup de déprime ce soir, survenu après une journée assez fatigante, physiquement… Un avant dernier jour de chantier, avec un ciel couvert et humide, plus éreintant pourtant que le jours de grosse chaleur, car aujourd’hui j’ai pas mal bougé d’un bout à l’autre du terrain, du matos à la main, et puis je me suis tapé deux heures de pelle et de pioche pour agrandir un fichu trou à semelle ou aplanir une tranchée de longrine. Bref, sur le coup, on sue et on s’éclate, après coup, on gît sur le canapé les membres en compote. Donc on ne fait rien… Donc la tête travaille, et la fatigue aidant, on pense à des choses tristes…
Je pensais à l’amour. J’en ai vraiment très peu parlé ici, et à vrai dire ce n’est pas facile. Je pensais y arriver au début, mais c’est vrai qu’il est difficile de s’exprimer devant des lecteurs indiscrets, sans redouter d’inévitables commentaires d’un lourd de service, ou de gentils réconforts de regards pseudo compatissants… Je me laissais pourtant tout à l’heure aller à penser qu’en ce moment j’ai un relent d’une sensation qui était restée plus ou moins cachée pendant une bonne partie de cette année : le fameux sentiment du « j’ai besoin d’amour ». Ou du mal-aimé, j’en sais rien en fait. Bref, la pensée que je me sens quand même malheureux seul alors que je sais que des gens me conviendraient bien, mais que je n’arrive pas ou qu’il n’est pas possible apparemment de créer une telle relation qui dépasse l’amitié.
Je recommence à me prendre la tête par moments, pas aussi violement que certaines fois, et de façon plus vague, mais toujours un vague à l’âme qui traîne, un vide qui ne cherche qu’à être comblé… Tout cela semble bien bateau, et nombreux seront ceux et celles qui diront : « mais voyons, quand on veut, on peut », « rien n’est impossible », « tout s’arrangera un jour », « il y en a sûrement une sur laquelle tu tomberas » et patati et patata… Tout un lot de banalités clichées, de baratin qui sait très bien pourtant que ce n’est pas si simple.
Après, on pourrait partir sur ce que je pense de l’amour… Mais ça c’est tellement le bordel, ce serait à la fois dur de l’exprimer car moi-même je n’arrive pas toujours à savoir clairement, et puis ça peut risquer d’être mal formulé, d’être mal compris, de choquer, que sais-je ?... Je préfère ne pas me mettre en tête des schémas à l’avance, et voir où cela conduit dans la vraie vie. Encore faut-il qu’il y ait un commencement.
Je sens déjà que j’en gonfle dans l’assistance. Qui pensent que ça y est, je suis reparti dans un article déprimant, mais qu’on s’en fout, ça lui passera, et que la prochaine fois il nous sortira un nouvel article rigolo, avec des photos et tout le tralala. Eh ben, non ! Parce que ces idées, ces tourments, comme pour tous ceux dans l’assistance, ils sont présents au quotidien. Personne ne pourra jamais dire qu’il ne pense presque jamais à l’amour, au sexe, à ceci ou cela qui a un lien avec ce qui précède, et qui serait un aboutissement des fantasmes auxquels nous nous livrons. Pour notre plaisir au final (je ne parle pas uniquement du plaisir physique, pour ceux qui seraient amenés à ne penser que de travers)(enfin, de travers, pas tant que ça… c’est si commun dans le fond ces pensées…).
Je l’ai souvent dit, peut-être pas ici, mais nous sommes de véritables marmites à sentiments. Toujours en train de se torde le cerveau, d’être d’humeur différente suivant les jours, les situations, les gens… Le titre de cette catégorie d’article n’est d’ailleurs pas pris au hasard : à la fois marmite dans son sens français, avec l’image de la marmite à sentiments qui bouillit et agite tout ce qu’il y a dedans, et à la fois marmite dans son sens anglais, avec l’image de cette « sauce » explosive qui engendre tant de réactions. Clin d’œil, l’Angliche !
Enfin voilà, malheureusement, encore une fois, devant tant de gens, je ne peux pas vraiment me laisser aller à dire ce qu’il me faudrait exactement, parce que c’est quand même très personnel, et que je ne tiens pas non plus à ce que tout le monde sache tout sur moi. Le secret et un bien précieux de sa propre liberté. L’argent aussi, mais ça c’est une autre histoire. Et puis comme d’habitude, je suis trop lâche, trop timide pour tenter quelque acte désespéré que ce soit, histoire de voir si finalement ça donnerait quelque chose qui me consolerait. Donc bon, on ne va pas se lamenter plus longuement, et on va retourner dans notre train train quotidien, anonyme et indifférent, en continuant à ruminer ses tourments persos non satisfaits, et pour encore un bout de temps sans doute… Ah, pauvre de moi, me dis-je ironiquement. J’ai besoin d’amour.
Réconfort, proximité, contact, complicité, candeur, chaleur, plaisir, jouissance, partage.
J’écoute en ce moment même un disque qui est très emblématique : à la fois parce que qu’il s’agit d’un artiste qui j’aime beaucoup, et parce que j’écoute très rarement en ce moment ce style de Cd, et que là je retrouve cet univers et qu’il est magique. Il s’agit de pièces pour guitare d’Heitor Villa-Lobos, jouées par Frédéric Zigante. Et j’adore, c’est magnifique pour de tels instants. Et je tiens à en conserver la rareté. Adelita est allongée sur mon lit, ses formes rondes épousées par la couette claire, à la silhouette robuste et fragile à la fois. Je l’aime, cette guitare. Enfin…
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