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Galerie photo du trimestre d'Automne 2008 à Montréal : http://picasaweb.google.fr/antoine.santelli

Ntonio

Marmite

Mardi 28 mars 2006
Voici un message que j'ai envoyé aujourd'hui à toutes mes connaissances insaïennes. Je le mets ici pour montrer qu'à l'INSA, ça bouge et ça réfléchit ! Ne laissons pas la place qu'aux universités ^^!
Salut tout le monde !!

Voici un gros message réservé aux insaïens ! Je viens rendre compte de l'AG de ce matin à 10h00. Et le constat est décevant comme pas deux !!!

Des grandes questions et propositions concernant les blocages à venir ont été posées (ponctuel, reconductible, filtrant ou total...?) mais le petit nombre de présents (à peine 200 et la majoirté POUR le blocage) nous a amenés à avoir des scrupules quant à voter quoique ce soit.

Le problème récurrent reste donc la non-venue aux AG malgré les blocages qui servent pourtant à venir sans problèmes (surtout à 10h). Et on doit vraiment arrêter cela ! Cela fait maintenant deux bonnes semaines que les AG sont peu fréquentées, et ça a pour conséquences d'enliser en partie le mouvement, de reconduire des choses à des AG dites "extraordinaires". Or ces AG "extraordinaires" ne sont pas censées être les seules qui concernent les insaïens. Toutes les AG sont importantes, et je dirais que celle de ce matin aurait été la plus importante de toutes celles qu'on a eues jusqu'à présent si tout le monde avait été là et que des décisions avaient été prises. On voulait voter pour ou contre le blocage reconductible, pour ou contre certaines organisations du blocage, et d'autres propositions du même genre... Par scrupule et souci de légitimité (alors qu'à la base l'AG était légitime en elle-même) ont a reconduit cela à demain.

Ce n'est donc pas en restant chez nous que nous allons combattre pour notre intérêt commun, je vous invite (et limite vous ordonne) d'aller au maximum d'asseblées générales. C'est ensemble et en prenant compte des opinions de chacun que les actions vont se faire, on a la chance d'avoir à l'INSA un mouvement anti-CPE qui cherche à tous nous rassembler et qui n'agit pas tout seul, il faut en profiter, et participer à l'élaboration de notre lutte.

Ce message vous paraît peut-être un peu "politique", mais c'est vraiment ce que je ressens. On a besoin de notre participation à tous. Moi même je n'étais pas vraiment au courant il y a deux semaines, je suis allé à quelques AG, je me suis renseigné, j'ai fait deux blocages, une manif et voté... tout cela ne m'a pas pris des milliards de temps, j'ai parfaitement puu suivre les cours normalement. C'est mon mode d'action car je ne compte pas rater mon année, certains ont fait une croix dessus, pas moi, et pourtant je parviens à me montrer participant. Et je suis reconnaissant et modeste devant tous ceux qui, eux, ont fait des sacrifices sur leur année pour organiser tout ce qui se fait actuellement.

Bref, pour terminer (oui, je ne compte pas non plus faire un roman), je renouvelle mon conseil : venez aux AG, restez au courant et faites entendre votre voix, ce n'est pas une entreprise qui prend du temps, mais c'est très utile. Que vous soyez pour le CPE, contre le CPE, pour le blocage, contre le blocage, bref, quelque soit votre opinion, PARTICIPEZ !!!!

Voilà, j'espère vous apporter réflexion et voir les rangs des amphis davantages remplis bientôt, et compte sur vous pour faire tourner ce message. J'aurais bien fait un mailall, mais j'ai peur d'être à l'origine d'une future explosion des mailall de ce genre sur la boite INSA.

Bonne journée à tous, et restons ensemble quoiqu'il arrive !
Par Ntonio
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Jeudi 6 avril 2006
C’est une chanson de Vincent Delerm, dans son premier album, qui figure en 4e position… Elle est courte, simple, amusante comme beaucoup de ses compositions, et elle parle des gens… « Tu fais partie de celles, qu’ont eu la varicelle, j’appartiens à la race des anciens délégués de classe… ». Vous vous souvenez ? J’imagine qu’il y en a beaucoup qui ne la connaissent pas, mais qu’au moins ceux qui l’ont entendue se rappelleront que c’est vraiment trop naze de mettre les gens dans des cases…
 
Pourquoi je parle de ça aujourd’hui, alors qu’il n’est aucune question de cases, de cartons, de tiroirs ni de quoi que ce soit ? Parce qu’hier j’avais du temps libre, j’avais envie de faire quelque chose, j’avais envie d’écrire des choses, mais je n’ai pas trouvé à raconter quoique ce soit… Je ne suis pas non plus tous les jours dans un esprit fou, donc des articles comme (It Girl), ça ne va pas tomber à chaque fois. Bref, j’étais en petite panne, manque d’inspiration, et je me suis rendu compte que l’explication n’est pas si dure que ça à trouver. Pour ne pas tourner cent ans autour du pot, je dirai simplement qu’écrire ma petite vie, mes impressions et tout le tralala dans lequel je me suis lancé, c’est risqué…
 
Risqué pourquoi ? Tout simplement parce qu’exposer ses idées personnelles, son monde, sa façon de penser peut amener à aller à l’encontre des idées de ces qui lisent. Quand on y pense, il y a vraiment beaucoup de choses que l’on ne dit jamais, et qui peuvent paraître pédantes une fois qu’elles sont avancées. « Pour qui il se prend celui-là, à dire qu’on pense du mal tout le temps des autres ? ». Je n’aime pas être hypocrite, j’ai toujours préféré la sincérité, la franchise, plutôt que les sourires forcés et le sucre cassé sur le dos. C’est ma façon d’être que de ne pas se laisser aller dans les codes et les embrouilles à deux balles.
 
Ce que je veux dire par là, c’est que tout ce que j’avance ici peut être mal interprété, qu’on commence à mettre une étiquette, qu’on me mette dans une case. Ca se trouve cette case définit une personne bien, ça se trouve y en a qui seraient contents d’y être, mais moi je m’en tape, je ne veux pas qu’on me colle une image. Déjà là, en disant tout ça, je suis quasi sûr que j’aurais l’étiquette « le type qui veut se montrer unique ». C’est dans les habitudes humaines de ramener les choses à des idées simples, pour ne pas se compliquer la vie. Je ne suis pas contre le principe, je souhaite juste que ces idées simples puissent évoluer, ne se limitent pas à des préjugés.
 
Je ne me considère pas comme quelqu’un de génial, j’en suis même bien loin, je ne vais même pas chercher à soulever ce problème sinon on y passerait des années, sans arriver à grand-chose. Un peu comme tous je crois, je n’arrive pas à me définir, ce qui montre bien que quelqu’un d’extérieur à ma conscience en baverait. Ce que je voudrais qu’on retienne, c’est que je suis inconstant, que je peux paraître changer d’avis souvent et sans vraie raison… Tout le monde est confronté à cette inconstance apparente. Le fait est qu’en réalité (à mon humble avis), chacun expose ses pensées différemment suivant les situations, suivant leur état d’esprit, bref, tout un tas de facteurs pas vraiment contrôlables, mais qui demande au final de l’indulgence.
 
Voilà, je crois que j’y arrive (car mine de rien je trime depuis dix minutes pour comprendre à quoi je veux en venir) : tout est question d’apparence, et nécessite de l’indulgence.
 
Je n’ai pas envie d’aller plus loin aujourd’hui là-dessus, je sens que sinon je vais commencer à m’embrouiller… Les maîtres mots que je voudrais énoncer pour terminer sont : contradiction, tolérance, franchise, paradoxe, indulgence, apparence, entropie, moi, toi, différent, allez vous faire foutre. Au revoir, à une prochaine question existentielle minable.
Par Ntonio
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Lundi 8 mai 2006
Les vacances de Pâques s’achèvent, et déjà il faut penser à tout, il faut se remettre au travail, et les imprévus tombent… Ca ne devait pas rater, car ces vacances ont été blanches. Blanches de tout… Je n’ai absolument rien à fait de bien utile : quelques sorties par-ci par-là, alors que je pouvais en faire plein, ouverture de polys à peine une heure par jour, et le reste du temps à glander chez moi sans rien faire, sans rien entreprendre en entier, avec une motivation minimale. Au moins je me suis fait plaisir à ne rien faire… Mais cela ne m’a pas reposé pour autant, j’ai mal dormi, et puis j’en ai un peu sur le conscience, mais pas assez pour me remotiver cependant. Terrible, non ? Ouais, tout le monde s’en balance, je le sais bien, mais rien à faire, je suis seul ici.
 
Je me suis souvent surpris à être de mauvais poil, à ne pas supporter grand-chose, et surtout à ne plus partir dans de grands imaginaires… En rangeant toute ma chambre pour cause de travaux en mon absence, je suis retombé sur des écrits de Terminale, diverses, soit persos, soit le plus souvent destinés à des gens, ou même des pochettes de CD commentées… Je me suis rendu compte à quel point ça a changé tout ça. Je savais bien exprimer des choses à cette époque, j’ai presque été épaté par une pochette de CD sur Chris Rea que j’avais faite il y a plus d’un an et demi, ou par celle du 18th Flight pour l’anniversaire de Mélanie (du moins dans le choix des musiques). Et en comparant avec les trois CD que j’ai faits durant ces vacances à Murielle et Eloi, j’ai fait grise mine. Plus aucun style, une écriture presque blasée, des descriptifs bateau, ni pétillants ni intéressants… Affreux.
 
Je ne sais pas si c’est le manque sensible de matière littéraires dans mes études qui fait ça, ou le fait que j’ai moins l’occasion de partager des trips sur des coups de cœur avec les gens de l’INSA, mais je m’aperçois bien qu’il y a un côté créatif qui s’est effacé. Il ne s’en est pas allé, je suis certain, mais je n’ai plus l’occasion et la motivation de le faire ressortir, plus d’encouragements par le partage de sensations...
 
Vous allez me trouver bien négatif, bien pessimiste, mais c’est ce que je ressens. Je suis revenu hier à l’INSA, et sur le chemin menant du bus au R3, j’ai eu peur de sombrer encore pour deux mois non pas dans le boulot (ça je m’y fais), mais dans l’esprit trop scientifique des Insaïens. L’INSA a de très bons côtés qu’il faut apprécier, mais aussi des moins encourageants, et ce dans tous les milieux scientifiques je pense… Certes une très bonne ambiance règne, c’est agréable comme endroit, il y a un esprit de camaraderie, il y a plein d’idées dans tous les sens pour s’éclater entre jeunes un pack de bière à la main, mais l’esprit rêveur et (peut être trop ?) sensible du lycée Couperin n’est plus là. Ou alors il faut aller chercher les quelques personnes qui restent dans leur coin en petit groupe, peut être, et où ce que je recherche existe… Ces témoignages d’amitiés, ces confessions qui rapprochent, ces partages d’impressions et de choses qui ont touché… Ca a l’air flou ? Je vais essayer de trouver un exemple : tiens, ces échanges de disques, ou de livres ou Bd entre amis, comme « La musique de Marie » par Chloé, et puis ces petites heures passées à deux chez quelqu’un à parler de sa petite vie, à bien se marrer, à se la jouer ragots, à chercher des Michel Serrault… Ici ça reste un esprit de camaraderie, on ne se rapproche pas tant que ça, sinon ça fait jaser dans tous les coins, et puis il y a le travail qui prend du temps aussi bien sûr…
 
Je ne tire pas à boulet rouge sur tout cet univers… Mes propos ne sont pas à prendre complètement tels quels, j’y apporterais bien des nuances, mais pour ne pas risquer d’être mal vu parfois, je préfère les réserver à ces fameux moments plus personnels… Tous ici ne sont pas de gros buveurs de bière bornés, mon groupe de copains le premier… Je m’y sens même très bien, on se marre pas mal, on fait de la musique, on se défie au jeu, on rivalise en F1, on chante les mêmes bêtises, on se fait des pâtes à outrance… Mais personne de vraiment très proche… Dur, en même temps, il y aurait l’idée de favoritisme, tout ça…
 
Bref, c’est pas bien facile à exprimer tout ça, et je vais finir par m’embrouiller, ou à me prendre vraiment la tête… Mais je m’aperçois que ça me manque un peu, justement, ces prises de têtes qui font déprimer des jours entiers… Au moins ça met du piment… Ici je vis, mais ne survis pas… C’est pas drôle. Pas de combat à mener contre quelqu’un ou contre soi, ce qui est nettement plus intéressant… Pfff, pourquoi diable s’est-il embarqué dans cette galère ?
Par Ntonio
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Mardi 23 mai 2006

Etonnant comme je peux souvent me retrouver à écrire le mardi... J'ai envie d'écrire pour rien aujourd'hui, j'aurais envie d'écrire un truc déprimant, larmoyant, et méga profond, un truc qui vous fait devenir quelque chose aux yeux de ceux qui lisent... Mais je sais que je ne pourrai jamais écrire un truc pareil de manière si peu spontannée, sans avoir de quoi remplir.

Je suis allé faire un petit tour au pif parmi les autres blogs de tous les paumés comme moi qui ont pensé se mettre en valeur en créant leur propre page... Juste lire quelques trucs bien au hasard, c'est amusant... Je suis tombé sur deux blogs en particulier, l'un sur un gars plus ou moins dans le genre de la maison, torturé par les sentiments et les histoires, qui raconte ses tergiversations, et puis l'autre sur une pauvre ado déprimée qui combat son anorexie... Vous allez me demander qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête pour aller chercher des blogs pareils... Mais ce sont mes pensées, pardi. C'est moi. Mes références inconscientes...

L'anorexie ? Je n'ai jamais fait d'anorexie, faut pas rêver, je suis quand même pas si timbré que ça. Et c'est pas m'effrayer sur la non-diversité des repas du RU qui va m'y mettre. Notez au passage que depuis dimanche soir jusqu'à ce midi, ça a été pâtes ou riz au RU. J'ai le droit d'être exigeant... Mais revenons à cette affaire de fillette qui est allée voir à la pelle de psys et de docs (j'ai lu juste trois articles, mais ça m'a déjà bien renseigné)(le tout accompagné de magnifiques photos très artisitques de clair-obscur, très dramatiques et tristes, je me dis que cette fille doit vraiment vivre dans des idées noires). Ca m'a touché, ce site. Rien que parce que la présentation est la même que la mienne, ça avait un air familier au premier coup d'oeil, et puis je me suis aperçu que quand même j'avais le chic pour m'intéresser aux gens qui sortent du lot non pas parce que ce sont des gens qui font des choses reconnues et (de temps en temps) supers, mais des gens qui ont une vie pas toujours facile et que j'ai envie d'épauler.

Antoine au grand coeur. Edward aux mains d'argent... Je vous entend déjà rire.

Forcément, va falloir que j'aie dit ça pour que la prochaine personne qui me voit et qui a lu ça me dise : "oh comme il est mignon le petit Toinou, oh qu'il est gentil...". Moi ça me servira à rien, et je sais très bien que dans la demi-heure qui suivra, la personne aura complètement mis de côté ça, car elle l'aura gardé en tête juste pour me faire la remarque. C'est gentil de me témoigner que vous lisez mes âneries, mais des commentaires pareils, c'est si commun que je m'en passerais bien.

Alors tout de suite, la réaction va être différente, dans l'esprit du comique qui vient de me lire. Il va penser : "pff, il est susceptible celui-là, jamais content, alors qu'on lui montre qu'on porte quand même un minimum d'intérêt pourtant". Je reconnaîtrai que oui, je suis susceptible et jamais content, et j'ajouterai que mon degré de tolérance vis-à-vis du conformisme est nul par défaut, mais que suivant les jours, il est relativement élevé. Jamais nul, en fait.

Tiens, ben ça me fait penser à un truc auquel j'a réfléchi il y a peu. Je me demandais plus ou moins pourquoi on avait besoin de tant de sommeil pour reprendre de l'énergie. Et surtout, à quoi servait cette énergie dans notre vie actuelle. J'en suis venu à la pessimiste conclusion qu'on emmeagasine notre énergie pour alimenter une sorte de résistance interne (attention, ça va être scientifique et imagé), chargée de nous permettre de supporter les contraintes rencontrées dans la journée, à savoir pour la plupart : se forcer à bosser, à parler au gens, à être gentil, donc forcément hypocrite, à faire bonne figure en gros et à faire le dos rond face à tout ce qui peut nous être imposé. Car je considère que garder des rapports aimables et bienveillants avec autrui, même si c'est passé dans l'inconscient et le spontanné, c'est quand même une contrainte à sa propre liberté. Liberté avec un grand L. La nôtre, la vraie, pas celle dictée dans les lois de la société.

Vlà que je pousse mon coup de gueule, tiens. Ca faisait longtemps...

Evidemment, avec ce traitement de texte pourri, je n'ai pas la possibilité de voi si j'ai fait des fautes de frappes, et mon texte doit être bourré de fautes d'orthographe. J'en ai trouvé plein dans les précédents articles, et pourtant je les avais tapés sours word. Mais quand on veut taper "les" et que ça tape "es", ben en français ça existe, pour la deuxième personne du singulier du verbe être au présent, donc c'est bon. C'est con, un ordi. Il n'est pas arrivé, le temps où Matrix sera de mise.

Dites voir, bande d'abrutis, mais je mégare, là. Vous auriez pu me prévenir plus tôt. Ben non, là, vous, comme des limaces, vous lisez placidement ces lignes en vous disant que je suis parfois pas très aimable et que je ne vaudrai jamais plus que vous... Et dire que moi je pense l'inverse. Comme tout le monde en fait. On est tous persuadés d'être meilleurs les uns que les autres, d'avoir mieux compris comment vivre heureux pour soi-même... Affligeante humanité. N'empêche, je me considère meilleur que vous sur certains points, et j'en suis fier. Vous aussi de votre côté, mais ça c'est pas mon problème, je suis libre avec moi-même.

Bref, je reprends mon fil du début (car finalement j'en ai trouvé un) (que le guignol qui s'avise de taper ce "finalement" aille me faire cinquante tractions). Sur le deuxième blog, celui du type sentimental, là, j'ai trouvé un style assez sympathique de narration. En fait, son blog consiste à raconter comme une histoire sa vie, et plus particulièrement sa vie amoureuse, en laissant en suspens la fin de l'histoire au bout de chaque article. Evidemment, ça fait une histoire en continu depuis le tout premier article, mais bon il se débrouille pas mal du tout quand il écrit, du coup j'ai vite compris la situation. Je suis tombé sur quatre articles sur ses aventures du moment (j'ai pas fait gaffe à la date, ça se trouve c'est vieux d'il y a au moins trois jours), où son couple va pas super bien car mademoiselle est possessive, et où il flirte avec une ollègue. Je me suis arrêté à l'épisode où il a été chassé de chez lui quand il l'a annoncé à sa compagne, et où il est allé chercher de l'aide et du logement auprès de son amante... N'allez pas croire que ce type est un libertin avéré, rien du tout, il est au contraire bourré de scrupules et de désolation, il se considère comme le pire des lâches et agissant de la façon la moins envieuse qui soit, mais qu'il se rassure le bonhomme, il n'est pas le seul à réfléchir de la même façon. Enfin, du moins moi je le rejoins dans son fonctionnement de cerveau. Un brave type dans le fond, mais au moins lui il a su agir. J'imagine le gars comme étant dans ses 25-26 ans, premier job et début de vie chaotique, comme souvent... On vivra ça, ne nous inquiétons pas.

Bon, voilà pour ma petite escapade hasardeuse sur les blogs des Jean-Louis qui ont fait comme moi (ou l'inverse peut-être), c'était juste histoire de réagir sur cette expérience futile d'une poignée de minutes sans but, et dire qu'il va me falloir relire toute cette saloperie d'article pour vérifier l'orthographe. Tiens, eh ben ça me casse tellement les pieds que je ne le referai pas. Enfin, comme d'hab quoi...

Mais je retiendrai quand même en mémoire l'esthétique du blog de la gamine et de sa santé. Ca m'a fait mal, surtout de voir qu'au vu des photos théâtrales (des éclairages de taré), si c'est bien elle qui est dessus, eh ben elle doit pas dépasser 15 ans. Oui, ça fait mal. Allez, tiens bon ma petite, il y a toujours un moyen de s'en sortir. Et le suicide n'est pas le meilleur.

Coincée contre mon radiateur et une bouliote que je dissimule à mes parents, pour ne pas qu'il voient que je vais mal...
Ils ne voient rien, pas que je rechute ,que je ne mange rien pratiquement et c'est bien mieux ainsi..

(avec des écrits pareils, j'en ai les larmes aux yeux... où est-elle maintenant, que pense-t-elle ?...)

Par Ntonio
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Jeudi 27 juillet 2006

Petit coup de déprime ce soir, survenu après une journée assez fatigante, physiquement… Un avant dernier jour de chantier, avec un ciel couvert et humide, plus éreintant pourtant que le jours de grosse chaleur, car aujourd’hui j’ai pas mal bougé d’un bout à l’autre du terrain, du matos à la main, et puis je me suis tapé deux heures de pelle et de pioche pour agrandir un fichu trou à semelle ou aplanir une tranchée de longrine. Bref, sur le coup, on sue et on s’éclate, après coup, on gît sur le canapé les membres en compote. Donc on ne fait rien… Donc la tête travaille, et la fatigue aidant, on pense à des choses tristes…

 

 

 

Je pensais à l’amour. J’en ai vraiment très peu parlé ici, et à vrai dire ce n’est pas facile. Je pensais y arriver au début, mais c’est vrai qu’il est difficile de s’exprimer devant des lecteurs indiscrets, sans redouter d’inévitables commentaires d’un lourd de service, ou de gentils réconforts de regards pseudo compatissants… Je me laissais pourtant tout à l’heure aller à penser qu’en ce moment j’ai un relent d’une sensation qui était restée plus ou moins cachée pendant une bonne partie de cette année : le fameux sentiment du « j’ai besoin d’amour ». Ou du mal-aimé, j’en sais rien en fait. Bref, la pensée que je me sens quand même malheureux seul alors que je sais que des gens me conviendraient bien, mais que je n’arrive pas ou qu’il n’est pas possible apparemment de créer une telle relation qui dépasse l’amitié.

 

 

 

Je recommence à me prendre la tête par moments, pas aussi violement que certaines fois, et de façon plus vague, mais toujours un vague à l’âme qui traîne, un vide qui ne cherche qu’à être comblé… Tout cela semble bien bateau, et nombreux seront ceux et celles qui diront : « mais voyons, quand on veut, on peut », « rien n’est impossible », « tout s’arrangera un jour », « il y en a sûrement une sur laquelle tu tomberas » et patati et patata… Tout un lot de banalités clichées, de baratin qui sait très bien pourtant que ce n’est pas si simple.

 

 

 

Après, on pourrait partir sur ce que je pense de l’amour… Mais ça c’est tellement le bordel, ce serait à la fois dur de l’exprimer car moi-même je n’arrive pas toujours à savoir clairement, et puis ça peut risquer d’être mal formulé, d’être mal compris, de choquer, que sais-je ?... Je préfère ne pas me mettre en tête des schémas à l’avance, et voir où cela conduit dans la vraie vie. Encore faut-il qu’il y ait un commencement.

 

 

 

Je sens déjà que j’en gonfle dans l’assistance. Qui pensent que ça y est, je suis reparti dans un article déprimant, mais qu’on s’en fout, ça lui passera, et que la prochaine fois il nous sortira un nouvel article rigolo, avec des photos et tout le tralala. Eh ben, non ! Parce que ces idées, ces tourments, comme pour tous ceux dans l’assistance, ils sont présents au quotidien. Personne ne pourra jamais dire qu’il ne pense presque jamais à l’amour, au sexe, à ceci ou cela qui a un lien avec ce qui précède, et qui serait un aboutissement des fantasmes auxquels nous nous livrons. Pour notre plaisir au final (je ne parle pas uniquement du plaisir physique, pour ceux qui seraient amenés à ne penser que de travers)(enfin, de travers, pas tant que ça… c’est si commun dans le fond ces pensées…).

 

 

 

Je l’ai souvent dit, peut-être pas ici, mais nous sommes de véritables marmites à sentiments. Toujours en train de se torde le cerveau, d’être d’humeur différente suivant les jours, les situations, les gens… Le titre de cette catégorie d’article n’est d’ailleurs pas pris au hasard : à la fois marmite dans son sens français, avec l’image de la marmite à sentiments qui bouillit et agite tout ce qu’il y a dedans, et à la fois marmite dans son sens anglais, avec l’image de cette « sauce » explosive qui engendre tant de réactions. Clin d’œil, l’Angliche !

 

 

 

 

 

 

Enfin voilà, malheureusement, encore une fois, devant tant de gens, je ne peux pas vraiment me laisser aller à dire ce qu’il me faudrait exactement, parce que c’est quand même très personnel, et que je ne tiens pas non plus à ce que tout le monde sache tout sur moi. Le secret et un bien précieux de sa propre liberté. L’argent aussi, mais ça c’est une autre histoire. Et puis comme d’habitude, je suis trop lâche, trop timide pour tenter quelque acte désespéré que ce soit, histoire de voir si finalement ça donnerait quelque chose qui me consolerait. Donc bon, on ne va pas se lamenter plus longuement, et on va retourner dans notre train train quotidien, anonyme et indifférent, en continuant à ruminer ses tourments persos non satisfaits, et pour encore un bout de temps sans doute… Ah, pauvre de moi, me dis-je ironiquement. J’ai besoin d’amour.

 

 

 

Réconfort, proximité, contact, complicité, candeur, chaleur, plaisir, jouissance, partage.

 

 

 

J’écoute en ce moment même un disque qui est très emblématique : à la fois parce que qu’il s’agit d’un artiste qui j’aime beaucoup, et parce que j’écoute très rarement en ce moment ce style de Cd, et que là je retrouve cet univers et qu’il est magique. Il s’agit de pièces pour guitare d’Heitor Villa-Lobos, jouées par Frédéric Zigante. Et j’adore, c’est magnifique pour de tels instants. Et je tiens à en conserver la rareté.  Adelita est allongée sur mon lit, ses formes rondes épousées par la couette claire, à la silhouette robuste et fragile à la fois. Je l’aime, cette guitare. Enfin…

Par Ntonio
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