Allez, il est temps que j’écrive un peu, je sens que les gens s’impatientent, et puis je sens qu’il faut que je me ressaisisse. La morosité a plané tout au long de cette semaine, un manque de motivation pour tout très flagrant, une fatigue continue, je ne demande qu’à me coucher tout au long de la journée...
Malgré ça, quelques événements ont eu lieu cette semaine. Il y a bien sûr eu les frangins, encore et toujours, ça plaisir de les revoir, même si ce n’est pas pour faire grand-chose. Une partie de Carrom par-ci, un épisode de Jack Bauer par-là, un film d’action chinois et puis du rien-branlage… Et puis vendredi, en faisant un tour avec ma mère dans Fontainebleau, on a trouvé Gilbert Leroux, mon grand-oncle, jouant de son étrange instrument sur la place du marché avec un ami pianiste, par des températures frigorifiantes. Son instrument, nommé le washboard, est en vérité un petit ensemble de percussions genre batterie, mais plus métallique, qui se joue avec des dés à coudre aux doigts. Et rend très bien. Du jazz, surtout. Par la même occasion on a croisé sa sœur (ma grande-tante), et on a passé un petit moment à discuter ensemble, sympa.
Ces derniers soirs, j’ai également retrouvé quelques vieilles connaissances sur MSN… Mélanie Fouqué, alias Marquise ou Merteuil (dans ce cas-là je suis Valmont), pour se planifier de bonnes retrouvailles comme il se doit la semaine prochaine, et papoter en tripant toujours. Et puis hier ce fut Marjorie que je verrai également la semaine prochaine (youhou, descente sur Paris !), et Caroline, qui cherche des nouvelles d’un peu tout le monde. Et j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas vu tout ce petit monde. Et c’est plus ou moins vrai d’ailleurs.
Enfin, hier soir, un très bon film, signé Claude Lelouch (donc direct ça monte haut). Il a adapté Les Misérables à sa façon, transposant l’histoire un siècle plus tard (càd pendant la première moitié du XXe siècle), et en ne se contentant pas de simplement raconter l’histoire bêtement et simplement. Le film a pour fil rouge le livre lui-même, lu petit à petit par le personnage principal qui s’avérera être à la fois Gavroche et Jean Valjean, et tous les personnages du film ne cessent ainsi de se répartir tour à tour les rôles au fur et à mesure des élipses… Fantine et Cosette se mêlent, les Ténardier passent d’une famille d’aubergistes à un couple de fermiers hébergeant un juif durant la guerre, l’impressionnant Javert (que l’on voit malheureusement peu, pourtant je l’adore) se matérialise en un collaborateur ou en force abstraite via les Allemands… Cette adaptation très libre permet donc de donner un nouveau visage à cette histoire de Victor Hugo, et ajoute sa propre touche, contrairement aux adaptations certes assez fidèles mais fades et sans originalité de livres tels Oliver Twist, ou pire : Le Monde de Narnia.
Mais pourtant je ne pourrai jamais oublier l’adaptation en téléfilm d’il y a quelques années, avec un excellent Depardieu dans le rôle de Jean Valjean, et le formidable John Malkovich dans le rôle de Javert...
Mais à part ça, mes vacances se déroulent sans grande attraction, je sais qu’il faudrait que je me ressaisisse, que je me bouge, que je sorte, que je profite d’être ici, et que ce serait vraiment bien mieux, mais je n’arrive pas à trouver l’énergie ni la motivation. Ca va changer je pense dès demain, il suffit d’attendre le passage en 2007.
Rien de plus pour aujourd’hui, je préfère publier ça avant de lâcher l’affaire et de le supprimer comme les précédents cette semaine. Bon réveillon.



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