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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Dimanche 31 décembre 2006

Allez, il est temps que j’écrive un peu, je sens que les gens s’impatientent, et puis je sens qu’il faut que je me ressaisisse. La morosité a plané tout au long de cette semaine, un manque de motivation pour tout très flagrant, une fatigue continue, je ne demande qu’à me coucher tout au long de la journée...

 

Malgré ça, quelques événements ont eu lieu cette semaine. Il y a bien sûr eu les frangins, encore et toujours, ça plaisir de les revoir, même si ce n’est pas pour faire grand-chose. Une partie de Carrom par-ci, un épisode de Jack Bauer par-là, un film d’action chinois et puis du rien-branlage… Et puis vendredi, en faisant un tour avec ma mère dans Fontainebleau, on a trouvé Gilbert Leroux, mon grand-oncle, jouant de son étrange instrument sur la place du marché avec un ami pianiste, par des températures frigorifiantes. Son instrument, nommé le washboard, est en vérité un petit ensemble de percussions genre batterie, mais plus métallique, qui se joue avec des dés à coudre aux doigts. Et rend très bien. Du jazz, surtout. Par la même occasion on a croisé sa sœur (ma grande-tante), et on a passé un petit moment à discuter ensemble, sympa.

 

Ces derniers soirs, j’ai également retrouvé quelques vieilles connaissances sur MSN… Mélanie Fouqué, alias Marquise ou Merteuil (dans ce cas-là je suis Valmont), pour se planifier de bonnes retrouvailles comme il se doit la semaine prochaine, et papoter en tripant toujours. Et puis hier ce fut Marjorie que je verrai également la semaine prochaine (youhou, descente sur Paris !), et Caroline, qui cherche des nouvelles d’un peu tout le monde. Et j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas vu tout ce petit monde. Et c’est plus ou moins vrai d’ailleurs.

 

Enfin, hier soir, un très bon film, signé Claude Lelouch (donc direct ça monte haut). Il a adapté Les Misérables à sa façon, transposant l’histoire un siècle plus tard (càd pendant la première moitié du XXe siècle), et en ne se contentant pas de simplement raconter l’histoire bêtement et simplement. Le film a pour fil rouge le livre lui-même, lu petit à petit par le personnage principal qui s’avérera être à la fois Gavroche et Jean Valjean, et tous les personnages du film ne cessent ainsi de se répartir tour à tour les rôles au fur et à mesure des élipses… Fantine et Cosette se mêlent, les Ténardier passent d’une famille d’aubergistes à un couple de fermiers hébergeant un juif durant la guerre, l’impressionnant Javert (que l’on voit malheureusement peu, pourtant je l’adore) se matérialise en un collaborateur ou en force abstraite via les Allemands… Cette adaptation très libre permet donc de donner un nouveau visage à cette histoire de Victor Hugo, et ajoute sa propre touche, contrairement aux adaptations certes assez fidèles mais fades et sans originalité de livres tels Oliver Twist, ou pire : Le Monde de Narnia.

Mais pourtant je ne pourrai jamais oublier l’adaptation en téléfilm d’il y a quelques années, avec un excellent Depardieu dans le rôle de Jean Valjean, et le formidable John Malkovich dans le rôle de Javert...

 

Mais à part ça, mes vacances se déroulent sans grande attraction, je sais qu’il faudrait que je me ressaisisse, que je me bouge, que je sorte, que je profite d’être ici, et que ce serait vraiment bien mieux, mais je n’arrive pas à trouver l’énergie ni la motivation. Ca va changer je pense dès demain, il suffit d’attendre le passage en 2007.

 

Rien de plus pour aujourd’hui, je préfère publier ça avant de lâcher l’affaire et de le supprimer comme les précédents cette semaine. Bon réveillon.

par Ntonio publié dans : Généralités
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Lundi 25 décembre 2006

Ca y est, Noël est passé, et c’est terminé. Déjà. A peine deux jours en terres morétaines, et voilà que Noël est passé en coup de vent… Je réalise à quel point Noël est en fait surtout pour moi tous ses préliminaires, tout le making Christmas… Et puis bien sûr le fameux réveillon, les cadeaux tout ça, mais déjà ce matin, même si nous sommes le jour de Noël, avec le petit Jésus et toutes ses histoires à dormir debout (enfin, laissons les enfants s’émerveiller et ne cassons pas l’ambiance), eh bien je ne me sens pas tant que ça en plein Noël… Il faut dire aussi qu’il fait jour, et que Noël a surtout une image de nuit, de truffes et de sapin décoré.

 

Et bien sûr, une dimension familiale. Et ce Noël-ci s’est révélé bien malheureusement vraiment triste de ce côté-là. Le réveillon s’est passé chez nous, dans notre petite salle à manger, à douze (la famille Santelli, la grand-mère, les quatre oncles et tantes, et puis les deux cousins qui bougent partout). Et bien que la soirée ait été relativement sympa, je n’ai pas senti de grand esprit de retrouvailles « ahah ça faisait longtemps alors comment ça va mon gaillard, ahah ! », de grande joie collective autour de ce repas. C’était gentil, c’était assez simple, on a bien mangé (merci Christine pour les spécialités libanaises, ce fut mon coup de cœur), mais il manquait une petite énergie par moments, et toujours, toujours quelqu’un qui est inquiet pour quelque chose (quoique ce soit). Toujours. Et ça casse l’ambiance.

 

Après il doit y avoir l’accueil de mes parents qui ne doit pas être non plus tip top, et puis l’étroitesse de la maison, des choses qui doivent jouer comme ça… Oui, mes parents n’aiment pas les gens, alors du coup ben c’est pas évident d’avoir des rapports simples et dénués d’hypocrisie. Ca ne se sent pas directement, mais en analysant après coup, c’est un peu ce dont il s’agit. Et puis ce qui casse vraiment absolument tout, et heureusement que les autres ne l’ont pas entendu, c’est que dès que les invités sont partis, bim ça casse du sucre dans tous les sens, et vas-y que j’te critique les cadeaux offerts, etc… Tu pourrais finir ta soirée sur une note positive (ouais, mille feux dans les yeux, quels beaux cadeaux !), et puis clac t’as le père qui sabote toute la machinerie en décimant ce que le tonton a offert. Alors que c’était de grands sourires radieux durant les heures qui précédaient.

 

Je ne vais pas me plaindre non plus de tout ce qui s’est passé, ça m’a fait plaisir de revoir du monde comme ça, bon le petit Matthias je m’en passerais bien, mais le reste ça reste sympa.

 

[break d’une demi-journée]

 

Somme toute, ce lundi 25 décembre se déroule plutôt bien, on a eu l’occasion avec les frères de tenter une partie de Chevaliers de la Table Ronde , pas évident, et puis on a eu des bons délires… Un petit passage chez grand-mère pour revoir Christine, Alain et Matthias, et puis voilà, je suis à nouveau là en écoutant The Bends (Radiohead). J’ai terminé Rendez-vous avec Rama, un des bouquins de SF que j’ai extraits de la cargaison de la BD Tek , écrit par le même gars qui a fait 2001 L’odyssée de l’espace. C’est très intéressant à lire, car ça parle de SF se déroulant dans deux cents ans, mais avec les idées et les découvertes connues en 1973 (date de l’écriture). Un premier pas sur la Lune tout frais, des lois de la mécanique en veux-tu en voilà (Coriolis et son pote Galilée), et mine de rien un type qui n’y connaît que dalle, il peut avoir du mal à piger les descriptions de Rama (grand vaisseau spatial abandonné où sévit de belles lois de gravitations). Enfin, je tripe dessus, c’est vraiment cool à lire, et je pense bien que je ne vais pas m’arrêter là, dès mon retour à l’INSA j’en entame de nouveaux (dommage que je n’en aie qu’un ici).

 

Bref, finalement un petit Noël simple, où il ne faut peut-être pas que je cherche à me prendre la tête et à démarrer au quart de tour à tout bout de champ… Profitons de ces vacances pour justement se reposer la tête et ne plus courir partout, penser à plein de trucs, et donc vivre un peu sa vie tranquille dans cette bonne vieille maison certes un peu casanière, mais si agréable quand on s’y laisse rêver.

 

Retour aux sources, again. Starcraft en vue.

Quelques photos de la soirée, quand même (le flash rend très mal) :

Sixtine et Matthias, avec Grand-mère en fond...

 

Moi, Christine (ma tante), et mon père. Désolé pour ma grimace et le plateau de fromages.

 

Thierry (mon oncle), Claire (sa femme), et Alexis (mon grand-frère).

par Ntonio publié dans : Généralités
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Samedi 23 décembre 2006
Pour bien démarrer les vacances, je vous offre le témoignage d'un amoureux de l'aéronautique, notre bien nommé (et bien aimé) Sébastien (de Barbizon, trou perdu et pas donné au coeur de la forêt). Encore une fois, le Funnyculaire accueille une plume fort adroite (décidément!).

 

Saviez-vous qu’il existe un moyen pour oublier pendant quelques heures toutes ses peines ? Ca s’appelle le vol à voile. Notre monde est si beau vu du ciel que l’on oublie facilement tout le reste.

Cependant, pratiquer le vol à voile, ce n’est pas simplement voler, c’est aussi participer à la vie d’un club. Certains jours, si un orage ou le mistral en a décidé ainsi, on ne volera pas ; car si, dans ce sport, on joue avec les éléments, on les respecte également, et on ne lutte pas contre ces monarques du ciel. Ainsi, on passera la journée à nettoyer les machines, à écouter des cours de théorie ; pas forcément très intéressant, mais cela peut être l’occasion de discuter avec les « anciens », des gens parfois exceptionnels, incroyablement doués, mais en même temps respectueux envers les jeunes, et surtout toujours d’une grande modestie.

Heureusement, ces jours où l’on reste cloué au sol sont assez rares ; il est plus fréquent de bénéficier d’un temps magnifique. Il y a toujours quelques heures à passer au sol, dans la matinée – car on ne décolle qu’à partir de onze heures environ, lorsque les courants ascendants qui nous permettent de nous maintenir en l’air se sont établis –, mais la suite est toute autre. C’est à mon tour de décoller. Plus que quelques minutes de concentration, pendant le décollage et la montée, et puis ce ne sera plus que du pur bonheur.

Ca y est : vers 900 mètres d’altitude, je largue – c’est à dire que je décroche le planeur de l’avion qui me remorquait –, et le jeu commence. Le paysage est déjà remarquable, mais on peut encore faire bien mieux ; pour cela, une seule solution : grimper ! Alors il faut se battre quelque peu, chercher des courants ascendants, se faire ballotter mais résister ; car l’ascendance n’est pas réputée pour son hospitalité : si vous lui donnez la moindre occasion de vous chasser, elle ne s’en privera pas. Parfois, on a la chance de voler avec les oiseaux : ils n’ont pas peur, et nous accompagnent le temps d’une danse dans les airs.

2000 mètres. Et plus on s’élève, et plus il est facile de monter. Alors on peut commencer à se relâcher et à admirer : d’un battement d’aile, on franchit un sommet, une crête, que l’on aurait mis une heure à contourner en voiture, et tout à coup, le monde s’agrandit ; derrière, ce sont les Alpes qui apparaissent. Bientôt, on ne fait plus qu’un avec le planeur : le temps d’un vol, on devient ce grand oiseau de bois ou de plastique. Le seul bruit qui nous parvient est celui du vent qui siffle contre notre corps. On s’élève toujours.

3000 mètres. Et l’ivresse de l’altitude commence à se faire ressentir : on veut monter toujours plus haut et ne jamais avoir à redescendre. Mais on arrive à la base des nuages, dans lesquels on n’a pas le droit de pénétrer – ce serait dangereux, on n’y verrait rien – alors pour gagner encore quelques mètres, on s’en approche au plus près. Sous la mer blanche, on cherche l’endroit où l’on pourra monter le plus haut ; on spirale, et dès que l’on voit le bout de son aile effleurer la base du géant blanc et disparaître dans ses volutes, on vire de bord et l’on cherche un meilleur endroit. Si l’on y réussit, on se retrouve alors plus haut que certains nuages, et l’on peut slalomer entres ces forteresses blanches.

Il commence à faire vraiment froid là-haut. Et puis, l’après midi est déjà bien avancée. Il va falloir commencer à songer au retour ; mais s’il y a une chose que l’on n'aime pas faire, c’est bien de descendre volontairement. Alors, pour profiter encore le plus longtemps possible de l’altitude que l’on a prise, on peut se laisser planer doucement dans les masses d’air calmes, et survoler les endroits que l’on connaît vus du sol. Pour vous donner un ordre de grandeur, en étant monté à 3000 mètres, la descente peut alors durer plus d’une heure. Doucement, on sent la chaleur envahir à nouveau l’habitacle qu’elle avait quitté quelques heures plus tôt. Parfois, même le ciel semble ne pas vouloir nous laisser partir : alors que l’on dérive tranquillement, sans même avoir besoin de tenir le manche, on rencontre tout à fait par hasard une ascendance. A cette heure là, elles ne sont plus aussi violentes qu’en milieu de journée, mais elles peuvent encore vous faire grimper à toute vitesse sans même que vous vous en rendiez compte. Et puis, inéluctablement, le sol se rapproche. Il faut alors faire plus attention, car on commence à rencontrer plus de planeurs. Encore quelques minutes de concentration pour l’atterrissage. Main gauche sur les aérofreins, mais droite sur le manche, et tout se fait au « feeling ». Un arrondi, et l’on vient toucher en douceur le plancher des vaches ; le planeur roule encore quelques dizaines de mètres, puis s’immobilise.

Le vol est terminé. Je ferme les yeux, et je ne peux m’empêcher de sourire en soupirant. Les images des dernières heures défilent devant moi. C’était beau. J’ouvre la verrière, me débarrasse de mon parachute. La voiturette de piste arrive, et nous allons ranger le planeur dans son hangar. Le type qui conduit la voiture pendant que je tiens l’aile de mon planeur me demande où je suis allé. Je l’entends à peine, je ne suis pas encore vraiment descendu. Et puis comment lui dire ? J’ai vu tant de belles choses, je ne peux pas lui raconter, alors je lui montre vaguement les endroits que j’ai survolés pendant des heures. Le planeur est à sa place, et le type repart avec la voiturette. Alors je passe un coup d’éponge sur le fuselage et les ailes, je le vide de tout ce que j’y avais apporté, le referme, et recouvre la verrière de sa housse. Je le remercie une dernière fois, et je lui laisse ce repos bien mérité. Mais déjà, je ne pense plus qu’au lendemain, et j’attends avec impatience de le retrouver…

par Seb l'Aviateur publié dans : Next Door
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Lundi 18 décembre 2006
Grande sélection de vidéos aujourd'hui, pour mon plus grand plaisir... J'ai enfin trouvé sur internet de nombreuses vidéos de plutot bonne qualité, sur Dailymotion (bien meilleur que Youtube), alors je vous fais part de quelques folies...
Pour commencer, je vous propose trois morceaux de Muse, trois fantastiques concerts... Le premier est la première version live de New Born que j'aie entendue et vue, qui m'a transporté (souvenez-vous !), et la troisième vidéo est son inséparable version bien plus particulière et déjantée... Quant à la n°2, je laisse la surprise, spéciale dédicace à Julien... 

 

Pour ne pas laisser que du Muse aux avants-postes, voici maintenant du grand, du beau Radiohead, pour que tous puissent goûter à l'ambiance particulière des représentations de ce groupe... A savoir que la première vidéo est vieille de dix ans, mais qu'elle est vraiment fantastique... et déroutante... Et puis la seconde, ben c'est du National Anthem pur et dur, explosif et transporteur. Impossible de rester de marbre.
 


Petite pause pour les nostlagiques, petit clin d'oeil à Charles et Eloi (pour une fois soyez d'accord sur un sujet !^^), et puis sans doute que d'autres connaissent cette si mémorable vidéo :

Et enfin on termine par la surprise du chef, découverte ce matin même en sortant de partiel, à savoir l'intro et deux épisodes d'Olive et Tom... Là encore les fans y retrouveront tout un univers, les autres vont sans doute bien se marrer, et puis un grand moment de nostalgie va remonter... Les bons vieux dessins animés de quand on était petits... (sur Dailymotion, il y a quasiment tous les épisdoes de la finale, je vous en montre deux).
Générique :

Episode 121 :
 

Episode 128 :
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui, je vous laisse sécher vos yeux miroitants, et puis je continue de farfouiller ardemment dans les souvenirs du passé... Qu'il serait bon un petit Starcraft !...
par Ntonio publié dans : Courts métrages
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Dimanche 17 décembre 2006

J’ai froid. Froid au cœur… Cette curieuse et désagréable sensation m’envahit parfois, plusieurs jours durant. Alors je me retourne, je regarde le temps passé et j’essaie de comprendre. Que m’arrive-t-il ? Je veux chasser ces idées noires qui me poursuivent, me brûlent et me dévorent, et me font disparaître peu à peu de l’intérieur ! Que s’est-il donc passé pour en arriver là ?

 

Deux mois. Si cela est amplement suffisant pour se reposer, c’est loin de permettre à un cœur d’oublier et de reprendre un rythme normal. Car pendant des mois, il a battu plus vite, plus fort, ne cessant de se faire entendre, de se faire sentir. Quelle agréable sensation que de prendre conscience de la présence de son cœur ! Mais voilà également l’explication du froid qui y règne désormais : je ne le sens tout simplement plus.

 

Pendant des années, ce cœur a battu sagement, sans jamais me donner le moindre signe de sa présence, et tout me paraissait si normal… En effet, pourquoi se soucier d’un cœur que l’on ne sent même pas : il joue son rôle, mais il n’y a rien de bien extraordinaire ni de préoccupant là dedans ! Et puis nous avons commencé à faire connaissance. Et tout doucement, ce cœur qui somnolait s’est éveillé. Après des années de sommeil, c’est elle qu’il a vue. Dès lors, il ne pouvait bien sûr plus se contenter de battre tranquillement sans se montrer. Et bientôt, je devenais conscient de sa présence ! A toute heure du jour ou de la nuit, je pouvais l’entendre tonner dans ma poitrine, je sentais sa chaleur m’envahir.

 

La suite, peut-être la devinez-vous. S’il est délicieux de sentir la chaleur émaner de son cœur, il est tout aussi horrible de sentir la douleur s’en échapper. Ainsi, blessé, ce cœur m’a transmis sa douleur pendant quelques jours, puis doucement, il s’est rendormi, me replongeant dans le froid qui m’habite maintenant. Il m’arrive encore fréquemment de vérifier, la main sur la poitrine, qu’il ne se soit pas arrêté, tant il est redevenu discret. Toutefois, ce n’est plus le même sommeil paisible qu’auparavant : au gré des jours, son regard, son sourire, son parfum, et le voilà qui fait mine de vouloir repartir ; il s’agite, se retourne, il crie parfois… Mais il ne repartira pas ; il a compris sans doute.

par Anonyme publié dans : Next Door
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