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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Mardi 31 octobre 2006

Je viens de faire un petit passage en ville, une histoire de carte d’électeur à vérifier, j’ai pour cela tarversé les vieilles rues de l’ancien Moret… Et je goûte décidément de plus en plus au bonheur de retrouver toute cette petite ville pépère… Il fait gris, il fait froid, je suis obligé de mettre un polo et mon blouson jean noir pour sortir sns frissonner… Le ciel est insondable, je sais très bien qu’il ne pleuvera pas, mais il est chargé de cette athmosphère bien particulière aux premiers indices de l’hiver…

 

Comme l’annonce de Noël qui apporche, cette formidable période de joie et de retrouvailles, où iul fait bon rentrer prendre son chocolat chaud, s’asseoir sur le radiateur de la salle à manger et regarder les mésanges chercher quelques petites choses à bequeter… Peut-être un feu un jour grandira dans l’âtre, les lumières du soir vont s’allumer dès 17h30, et il faudra rajouter une couette supplémentaire pour quelques nuits… Le doux parfum des mandarines viendra remplir la corbeille dans le buffet, et quelques bougies seront allumées un matin pour symboliser l’approche de Noël, et rappeler les rituels d’il y a quelques années…

 

Oui, décidément, Novembre, Décembre et Janvier sont mes mois préférés, les mois les plus enchanteurs, où reviennent des signes du passé… Ce qui me fait davantage penser encore que je ne vis que dans le passé. Il faudra attendre Février cependant pour bénéficier d’un semblant de neige en certains endroits, même si nous aurons eu droit à de bonnes gelées matinales bloquant le trafic des bus pour aller au lycée, offrant une bonne excuse pour certains de ne pas y aller…

 

Les bus Tisséo toulousains sont remplacés par les Comète verts pomme annonciateurs de la reprise des cours après les fêtes de fin d’année… Dans les rues les illuminations de l’avent vont apparaître fin Novembre, la mairie relancera-t-elle son action « tapis rouges sur les trottoirs » ?

 

Dans les rues morétaines j’ai croisé quelques petits collégiens partis faire des courses et discutant de leurs projets importants, un groupe de retraités venus admirer la Façade François 1er, de vieux personnages errant dans les rues coiffés de leurs éternels bérets, une minable petite bande de rebelles encapuchonnés sous le porche de la mairie… Et puis je suis entré dans l’Hôtel de Ville, respirant le vieux bois et les marches en pierre d’un temps passé, le mobilier étant plus ou moins d’époque et parfaitement en harmonie avec l’esprit médiéval de Moret… Ouverture 14h30, j’ai attendu 14h37, on ne perd pas les bonnes habitudes…

 

Sur le chemin du retour, un petit vent froid et pinçant est venu à ma rencontre dans les vieilles rues, j’y ai senti l’odeur de la forêt toute proche, j’ai eu une subite envie de partir faire un tour dans les bois, chercher peut-être quelques champignons… Etonnant comme cette tâche à laquelle je rechignais tant avec mes frères peut me sembler aujourd’hui une marque importante de la vie en ces lieux. Reprendre le chemin du retour de l’école, croiser la voisine pas vue depuis plus d’un an, dont le mythique chien Paulo est décédé…

 

Je ne pourrai pas faire un tour dans les bois à la recherche des bollets aujourd’hui, ma grand-mère va venir dans l’après-midi… C’est sans doute la personne à laquelle je tiens le plus dans cette région. Tant de souvenirs de moments passés ensemble… Cette grand-mère qui évoque par elle seule tout l’univers d’après guerre, l’herméticité à la technologie… Pas d’ordinateur, une incapacité à utiliser un portable ou un magnétoscope… Mais plein de travaux manuels, elle s’occupe à merveille de toute la petite progéniture issue de ses enfants… Des petits enfants aux petits soins, des activités simples et ludiques comme on n’en fait plus… Ah, ma grand-mère, vous ne me la ferez jamais oublier…

 

Ainsi donc, Novembre démarre, les souvenirs du passé font peut-être un peu mal, mais leur ressentiment évoque tant de chaleur… Le jardin derrière la vitre s’assombrit sous les feuilles mortes, une branche s’agite sous le poids de l’oiseau, quelques feuilles volent sous le vent… Et je repensais…

 

Deauville sans Trintignant

(à défaut de ne pas trouver Châtenay Malabry…)

par Ntonio publié dans : Fresh Feeling
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Mardi 31 octobre 2006
Un nouveau petit texte rédigé par mon frère Charles, traînant avec lui ses questions existentielles et ses réflexions philosophiques... Et c'est intéressant de voir qu'on se retrouve toujours chacun dans ses pensées... Laissons la parole à ce "génie incompris " comme il le dit souvent (pour de rire ?).

Mon seul pouvoir c’est d’écrire. J’échoue dans les conversations et par conséquent la seule manière pour moi de susciter l’intérêt ou de taper dans l’œil est d’écrire des lettres, des mails, ma vie sur des pages que je finis par faire lire. Je n’ai pourtant pas de style particulier ou de talent, non. Si je parviens à plaire par mes écrits, c’est uniquement parce que je n’y arrive pas dans les conversations.

 

Bien sûr, c’est un peu exagéré de dire ça. Je ne suis pas complètement incapable à l’oral et les gens m’aiment bien aussi pour ce que je leur dis. Mais si je dois rencontrer quelqu’un, me présenter à un ami d’un ami, me balader dans un groupe, faire visiter une ville, parler de mon pays et sa culture ou bien tenir la chandelle, alors je suis médiocre. Je ne m’intéresse pas à ce qu’on me raconte (il n’y a bien qu’Agnès ou Nico ou Antoine qui ont droit à toute mon attention). J’ai des absences et ne retiens rien. Je fais « oui oui » et je rigole quand il faut mais je me fiche pas mal de pourquoi je rigole. Je ne parviens pas à m’y intéresser. Agnès me dit que ça se voit beaucoup.

 

Hier nous avons regardé un film sur un écrivain qui ne parle pas de lui aux gens, ou alors dans ses écrits et de manière très prétentieuse. Je me retrouve un peu, parfois, dans le même cas. En tous cas lorsque je suis parmi plusieurs personnes. Si je me retrouve seul avec quelqu’un – surtout une fille – je parviendrai à parler de moi et à me rendre intéressant. Mais si je suis chargé de raconter mes expériences dans la vie, des choses que j’ai vues et des voyages, alors c’est fatalement raté. Je suis devenu coutumier du fait d’être coupé dans mes phrases lorsque je me lance enfin dans une tirade comme tout le monde ; et aussi de voir les autres détourner la tête et lâcher complètement mon sujet alors même que je suis en train de parler encore ! Et là, je n’exagère pas : il m’arrive vraiment de voir les gens se déconnecter totalement de moi pendant que je finis de leur dire une chose. C’est très étonnant d’ailleurs – comment des gens par ailleurs charmants et que j’apprécie peuvent soudain devenir à ce point grossier envers moi ? Je m’offusque sans doute pour peu de choses, mais c’est tellement étonnant à chaque fois de se voir parler dans le vide total – et c’est toujours sur un sujet qui me tient à cœur, comme un film ou un artiste que je conseille d’aller voir.

 

C’est principalement de ces réactions que je tire mon impression de médiocrité dans le discours oral. Il y aussi le fait de ne rien dire quand les autres parlent, chose logique puisque mes paroles s’évanouissent si souvent dans l’air. En conséquence de tout cela, les gens sont parfois gênés par ma présence, par mon mutisme. Je répète ce que j’ai déjà écrit maintes fois : ma relative incapacité à communiquer avec le groupe révèle aux autres les rouages du discours de groupe et cela les gêne beaucoup. Si je n’étais pas tant préoccupé de la bonne impression que je laisse aux gens quand ils me quittent, tout cela m’amuserait et j’en ferais un jeu. Mais ça n’est pas le cas : je suis finalement assez confus de freiner les rencontres à ce point. Personne ne pense à moi comme un incontournable lors de réunions d’amis, de fêtes ou de voyages. Je plais à certaines connaissances qui ont eu l’occasion de passer du temps seul(e) avec moi ou de recevoir un des mes longs emails.

 

Quiconque a reçu une lettre ou un email de moi, ou a lu mes écrits passés, sait que je vaux plus que ce que je montre. Cela rend mes relations paradoxales : certain(e)s ami(e)s se retrouvent tout déçus par mon attitude et ma personnalité après m’avoir convié à les rejoindre dans un groupe d’amis. Ils sont confus devant leurs propres amis car le fameux charles, tellement attentif et ouvert d’habitude, se révèle soudain incapable de rien dire ou écouter. Je suis habile pour écrire sur moi et pour créer des situations de dialogue privé avec une personne. Mais cela ne me rapporte pas gros – si je cherche à en vivre (à plaire au plus grand nombre grâce à ça).

par Charles publié dans : Next Door
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Lundi 30 octobre 2006

Il est 18h moins le quart… Très belle heure, très commune à mes souvenirs en cet endroit… L’heure où je retournais dans ma chambre après mes journées au lycée et mon quatre heures incontournable… C’est une jolie heure car le soleil en ces temps d’automne d’après le changement d’heure se couche, illuminant de mille feux les nappes de nuages sculptées par le vent de la forêt. Un train va passer bientôt là-bas sur la butte, sans doute un Corail, ramenant chez eux un bon nombre d’employés travaillant sur Paris la journée, et retournant chez eux dans leur maison exilée derrière la forêt de Fontainebleau.

 

Pour une fois mon père ne sera pas parmi eux, car il a pris une journée de congé pour profiter de ma présence. Alors j’ai décidé d’annuler mes plans de tournée à Paname pour ce jour-ci, pour qu’il n’ait pas fait cet effort pour rien. Je n’avais de toute façon pas prévu de gros programme : voir des gens le soir, mais impossible de les retrouver tous ensemble, et puis j’allais ne pas faire grand-chose pendant les journées, mon budget d’Octobre étant rempli. Et 15 € l’aller-retour par le train, on ne va pas dire que ces enfoirés nous le donnent.

 

Cela fait un grand bien de revenir sur les terres de l’ancien temps, du temps de l’Antoine qui s’inventait plein de mondes, de l’Antoine rêveur qui adorait son jardin, qui partait dans des histoires prise de tête avec les filles, de l’Antoine enfin qui écrivait dans ses Journaux de Vacances. Je ne les ai pas encore ressortis, mais je compte bien les récupérer pour en profiter plus souvent, pour relire des passages d’anthologie, où tout craquait, où je me retrouvais face à moi-même, face au dilemme d’écrire pour être lu donc de ne pouvoir tout dire…

 

Au ras des Pâquerettes subit les mêmes difficultés, le Funnyculaire également, mais pourtant j’essaie de réussir à poster des vérités, malheureusement ce n’est pas encore bien concluant. Mais le repos de ma petite ville sur le Loing devrait m’apporter tout le calme nécessaire pour réaliser de vraies pièces d’authenticité…

 

Depuis Samedi, depuis mon retour en Seine-et-Marne, j’ai eu le loisir de formater mon portable et de conserver une bonne partie des données, j’ai eu le grand plaisir de passer une après-midi en compagnie de d’Eloi et Nicolas, mes inséparables comparses de collège, j’ai eu l’opportunité de tester la numérisation de mes vieux films d’animation. Ca marche, mais la qualité n’est pas top, et c’est en noir et blanc… Un paramètre à améliorer ?

 

J’ai aussi retrouvé ma chambre bien retapée (mais pas terminée) avec sa nouvelle moquette lumineuse, son papier peint trop la classe, mon lit tout mou trop énorme pour roupiller… La taille a quand même sensiblement diminué, la fenêtre est bien petite… Et puis c’est encore bien vide, il va falloir réaménager tout cela de façon efficace…

 

Une chose m’a fait un grand plaisir quand même dans le paysage proposé par la région, c’est le brouillard. Toute l’humidité de la forêt qui remonte, qui se condense, qui forme des nappes impénétrables, stagnant au petit matin dans l’orée des bois à cinq cent mètres, dans un calme d’un week-end de détente… Hier soir, ce fut encore plus beau, en rentrant de chez Eloi à pied avec Nicolas, car l’épaisseur était telle qu’on ne voyait pas très clairement à cent mètres, et la nuit et le faible éclairage de certaines rues ont dégagé une ambiance très surréaliste…

 

Nicolas se laisse pousser la barbe, il ressemble à Barbe Noire, Eloi se laisse pousser les cheveux, il ne ressemble pas à grand-chose pour le moment, on s’est amusés sur des vidéos de jongle, on a tripé sur des jeux débiles sur Playstation (notamment un jeu consistant à créer des musiques techno avec plein d’effet, qu’on a montées à la barbare, on s’est tapés des fou rires). Pas de séance ragots pourtant ce jour-là, mais les habitués étaient toujours présents : les Prince, les Petits n’Ecoliers, l’Ice Tea pêche… On ne perd pas nos bonnes habitudes de membres de l’ancienne ligue anti-portables, anti-murges, anti-beaufitude… Et de fans de Worms et tout un tas de bêtises du genre…

 

Enfin voilà, tout ça pour dire que ça va, je me refais une santé, et que le Funnyculaire est à nouveau opérationnel (d’ailleurs j’hallucine, mon rang de blog explose en ce moment, je suis à 58, un record (il y a quelques mois je traînais entre 4 et 7)).

 

A très bientôt pour d’autres nouveautés.

par Ntonio publié dans : Généralités
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Mercredi 18 octobre 2006

Ca fait du bien d’être malade. Ca faisait longtemps. Un début de gorge qui brûle, puis quelques éternuements occasionnels, et puis maintenant, enfin, un nez pris et des coups de chauds de temps en temps… Ca mijote, ça fermente… Ca fait du bien d’être malade… On se croirait en hiver, ma saison préférée… Je sens d’ici l’odeur de la soupe poireaux pommes de terre carottes de maman, je pourrais presque ressentir le toucher du canapé gris du salon avec ses coussins énormes dans lequel je m’affalerais bien miné par le rhume… Les membres un peu engourdis, la bouche sèche à force de ne pas respirer par le nez, je monterais dans ma chambre, à l’étage, étrangement plus froide, avec la lumière de la lampe de chevet diffusant une tranquille lumière jaune… Edward me regarderait derrière ses mains d’argent, un train passerait en face là-bas sur la butte, les chambres de la maison à cinquante mètres se dissimuleraient une à une derrière leurs volets, je sortirais de leur tiroir les 7 Journaux de Vacances, je refeuilletterais quelques jours de l’année de Terminale, explosive, je mettrais une petite musique en fond, peut-être Origin of Symmetry…

 

Et puis je sortirais, je tuerais tout le monde, je ferais sauter la moitié de la ville, et je me roulerais dans le sang de mes cadavres, j’invoquerais la toute puissance de la Planète , je deviendrais démoniaque, je vous enverrais tous dans l’abîme de la torture, je me ferais beaucoup de mal, j’aurais le corps tailladé par mille et une lames, j’aurais les entrailles percées par mille et un vices, j’exulterais toute la haine que j’ai pour mon existence… Et j’éteindrais ma lampe de chevet, sortirais par la porte des rêves, pour hanter dans le monde des cauchemars… Un nouvel ordre renaîtrait de ses cendres qui détruirait les fondations du monde.

 

Ou alors.

 

Après avoir passé pas mal de mauvais temps sur cet ordinateur qui plante de plus e plus au fil des jours depuis lundi, je me déciderais enfin à écrire ces stupides articles que je n’arrive toujours pas à mettre en forme… Les Chroniques de Gasmoxia, cette fantastique histoire d’un jeune homme vivant en parallèle dans deux mondes, combattant son passé, évoluant et gérant sa vie tranquille d’étudiant et celle mouvementée d’ancien membre de l’élite Delta-V rappelé sur les terres de Gasmoxia sans préavis et affrontant les sinistres desseins des dirigeants avides de suprématie et des renégats rancuniers… Le fameux Article de 10 Pages, relatant les tortures cérébrales d’un adolescent réfléchissant trop se rabaissant continuellement…

 

Ou alors.

 

Accompagné d’Enter Sadman, je ferais un massacre sur l’INSA.

 

Ou alors.

 

Ou alors je vais voir ma filleule, je lui fais un gros câlin, je la console pour son UV d’info loupée, je discute de tout et de rien, j’essaie de ne pas penser qu’elle ne va inéluctablement pas réussir sa première année, j’essaie de me faire à l’idée qu’un jour sans doute elle ne sera plus ici… Et puis je saute du 6e du R1.

 

Que c’est bon d’être malade. Que c’est bon, que je me délecte de ma folie, que j’aimerais qu’elle perdure continuellement, qu’elle me suive toute la journée… Que je devienne franchement dingue. Breach of secrecy… J’adore cette expression.

 

ApOCalYpSe!!!!!!!!......... !!!!!!!!........ !!!... - - - .. !! .. .

par Ntonio publié dans : Marmite
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Dimanche 15 octobre 2006

Allez, comme nous sommes dans une nouvelle année, et qu'il faut mettre les choses à jour, j'ai réalisé pour vous un nouveau trombinoscope, plus complet, avec davantage de têtes, et puis par ordre alphabétique comme ça il n'y aura pas de jaloux !...

Certaines personnes ont de nouvelles photos, d'autres restent à la première édition, d'autres se tapent des photos plus ou moins bien... Mais bon j'ai fait en fonction de mes moyens... Pour mettre tout le monde à égalité j'aurais pu mettre que des photos ignobles, mais je me suis dit que ce serait manquer de reconnaissance à tous mes formidables amis (gazou gazou). Ainsi, venez découvrir les tronches des gens, avec parfois les pseudos quand ils commentent ici sous un autre nom (pour "frérot", il ne s'agit que de mon imbécile de frère, Charles)...

par Ntonio publié dans : Pour le Blog
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