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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Jeudi 28 septembre 2006

Voilà. Bleu & Rouge font leur réapparition, pour le plus grand bonheur de certains, et attisant la curiosité de ceux piqués au vif… Pour cela je vais essayer d’expliciter un peu ce qu’est que ces films de Bleu & Rouge, de retracer l’histoire de ces courts métrages animés, qui ont engendré par la suite bien des idées…

 

 

 

Tout commence en Octobre 2001 à mes souvenirs, quand un cousin très lointain et ami de Charles lui prête sa caméra analogique HI-8, pour je ne sais plus quelle raison. Toujours est-il que mon frérot se retrouve en possession d’une caméra pendant un temps, et que lui vient l’idée de voir ce que l’on pouvait faire avec…

Ce sera quelques jours plus tard qu’il me proposera de regarder « une petite surprise » sur la minuscule télé du grand frère, dans le noir et avec une musique légèrement SF… Ambiance de cinéma pour la première projection de l’épisode 1 des aventures des bonshommes Lego Technic. L’un court après l’autre, l’autre tente de piéger l’un, au final presque trois minutes de péripéties entre les bouquins et la lampe de bureau… Je me rappelle être ressorti de ces quelques instants d’animation en ayant du mal à accommoder la vue fluide du monde réel… Car avec une caméra analogique, il est bien difficile de faire du 24 images par seconde… En général c’était trois maximum. Largement suffisant pour voir que Rouge courait et que Bleu grimpait le long d’un dictionnaire.

 

 

 

Ne s’arrêtant pas là, le frérot se lance dans un deuxième épisode, aiguisant ses compétences en matière de caméra et d’effets spéciaux… Ainsi les fondus au noir, au blanc, les zooms progressifs sont apparus… C’est également lorsqu’il a fallu faire tomber Rouge du bureau que la plus grande trouvaille de tous les temps a vu son apparition : comment le faire tenir en l’air jusqu’à ce qu’il atteigne le sol un mètre plus bas ? Solution fantastique : la Patafix. Un petit bout de gomme jaune, une chute arrangée le long de la paroi, et hop, voilà notre personnage qui tombe dans le vide… Pour ressusciter plus tard, mais là c’est à voir en vrai.

 

 

 

Ce fut vers le quatrième épisode que je suis venu épauler notre élève de Terminale L (oui, parce que cette feignasse a quand même fait L, avec mention Assez Bien sans bouger le petit doigt, l’enflure !)… Davantage un boulot d’accessoiriste qu’autre chose, mais c’est à partir de cela que certains objets sont devenus des images de marque pour les animations de Bleu et Rouge… On avait déjà le grand classique du petit « coucou ! » narquois de loin, qui avait pour but de rendre l’autre personnage hors de lui… On lui a alors donné les moyens de défouler sa rage. Le camion Model Team est né. Pile à l’échelle comme il fallait, toujours en Lego, le camion a traversé bien des épreuves… Et il est resté entier même jusqu’au dernier épisode en date, « Les 6 Flics et le Fantôme », réalisé il y a deux ans avec Eloi.

 

 

 

L’accompagnement musical est peut-être ce qui restera de plus culte pour moi, avec principalement une musique particulière, à savoir « Heat Miser » de Massive Attack… Ce sera sur des musiques de ce groupe que les films suivants seront projetés.

 

 

 

Par la suite, le concept n’a pas changé, et tout du long des 10 épisodes « officiels », les 10 premiers réalisés avec Charles, on a toujours eu deux personnages, un bleu et un rouge, qui se tapent dessus et à la fin c’est Rouge qui gagne. Sauf pour le n°10, ce fut Bleu. Pour changer. Les accessoires se sont multipliés, qu’ils soient sophistiqués (véhicules Lego construits exprès), ou tirés directement de l’environnement… Car les scènes ne se sont pas limitées au petit bureau de la chambre sous le Velux. Nos combattants se sont déplacés jusque dans la cuisine avec les bacs à glaçons, la salle de bain avec le rasoir, la boîte à couture de la grand-mère avec les aiguilles (toujours plus terribles dans leurs trouvailles, les deux rigolos !)… Bref, avides de conquête de territoires, ils sont allés se battre un peu n’importe où, jusqu’à l’affrontement final dans la mine où Rouge finit en fumée, laissant Bleu savourer sa victoire…

 

 

 

Les 10 épisodes de Bleu & Rouge étaient terminés.

 

 

 

Je ne m’en suis pas tenu là.

 

 

 

M’emparant à mon tour de la caméra de notre cousin Lilian, je pris des personnages à plus petite échelle, à savoir des Legos tout ce qu’il y a de plus simple, et construisis une ville Lego avec tout ce qu’il faut dedans (à savoir des rues, de la place pour se bagarrer et des flics). Le héros de ce nouveau film d’animation s’appelle Max, un flic au tempérament bien trempé, avec lequel nous avions fait plein d’histoires quand on était petits… Ce court métrage s’intitulait « Alerte à Malubie », et raconte l’arrivée de géants extraterrestres incarnés par Bleu & Rouge (quand même !) dans une petite ville paisible… Au final ça donne un film pas mal mais avec quelques ratés, malgré une séquence « Matrix » avec l’évitement de balles comme dans le film.

 

 

 

J’ai enchaîné ensuite par une série de petits films toujours dans une ville Lego, « Histoires des villes », avec l’apparition du train électrique et des poursuites en voiture… Ce fut une période très productrice en films, surtout grâce aux vacances de la Toussaint, et j’ai ensuite tourné « Aventure temporelle », une histoire à base de voyages dans le temps, toujours en Lego, avec des châteaux, des vaisseaux, tout ça tout ça (et le train électrique, formidable pour les accidents ! hé hé !).

 

 

 

Charles est revenu de temps en temps intercaler quelques films persos, quelques épisodes de Bleu & Rouge avec leurs armées de petits Legos bleus et de petits Legos rouges, pour encore un peu plus de baston. Tout ça avec cette éternelle pointe d’humour qui fera de ses réalisations des choses uniques en leur genre. Et puis je crois que ce fut vers ce moment là qu’il a fallu rendre la caméra à son propriétaire. On a filmé en tout près d’une heure de films d’animation depuis le début (et ça fait beaucoup !).

 

 

 

Et puis un jour, par je ne sais plus quelle opportunité, une nouvelle caméra vint en nos mains, toujours du même type, analogique, mais avec un petit défaut supplémentaire : plus d’image par image, cette fois-ci le minimum qu’on pouvait filmer était 1 seconde… Du coup ça faisait des films d’animation à 1 image par seconde… Un coup à prendre, mais qui n’a pas empêché la création des plus formidables films qu’on ait fait.

 

 

 

Nos premiers films sont et resteront emprunts de magie et de nostalgie… Ceux qui suivirent garderont un aspect plus technique et de meilleure qualité cinématographique.

 

 

 

Ce fut le temps des « Zaventures de M. Patmol », petit personnage en pâte à modeler, poursuivi par un petit garçon auquel il avait piqué le couvre-chef par mégarde… Si je devais m’envoyer des fleurs, je dirais que ce sont les films les plus beaux que j’aie fait. Un M. Patmol un peu magique, qui disparaît comme il veut, qui joue quelques vilains tours au méchant garnement qui le poursuit, et qui profite de toutes les propriétés de la pâte à modeler pour se sortir des situations délicates.

 

 

 

Le dernier film réalisé sur la cassette fut destiné à l’anniversaire de Charles, en mettant en scène trois personnages en pâte à modeler nous représentant nous-mêmes, les trois frères. Amusant comme tout…

 

 

 

L’ère des films d’animation entre frères toucha à sa fin, avec le remplissage de la première cassette de films… Nous ne pûmes depuis refaire de films à la maison comme bon nous semblait, par manque de caméra de qualité, et par manque de temps à la longue… Pourtant le relais vint toutefois, et c’est du côté des amis qu’il a fallu le trouver…

 

 

 

Eloi, fondu de cinéma, s’enthousiasma à la projection de nos films. Et ce fut avec lui que le mythe se prolongea… Je ne me rappelle plus exactement par quels films nous avons commencé, si ce fut « Ze attack of the pireïts… » ou un autre… Bref, la folie de l’animation nous gagna bien vite, et le concept de Bleu & Rouge revint, avec l’apparition d’un nouveau personnage, Blanc, que possédait Eloi dans ses vieux cartons.

 

 

 

La majeure partie de nos films fut tournée à Ciel à l’occasion d’une semaine passée là-bas durant les grandes vacances menant vers le lycée, avec à disposition bien des décors quand on cherche bien dans les recoins des vieilles pièces de la maison… Un château fut alors déniché, donnant lieu à de formidables assauts en compagnie de plein de petits bonshommes… La base générale ne changea pas : Bleu, Rouge et Blanc se tapent, et Bleu meurt à la fin. Mais dans le déroulement, il y eu quelques nouveautés : une première partie où Rouge et Blanc doivent affronter une armée de petits Legos avant d’atteindre Bleu, puis une partie de baston où Blanc meurt parce qu’il ne sert pas à grand-chose, puis la victoire de Rouge… Tout cela agrémenté de Patafix pour les acrobaties, et de pâte à modeler rouge pour les effusions sanguines… Je vous passerai les détails, même si certains épisodes restent mémorables d’absurdité.

 

 

 

Par la suite au retour à Moret, je réalisai quelques films supplémentaires, en essayant quelques nouvelles choses, comme des courses de voitures de nuit, des animations sur tableau blanc… Quelques bonnes idées qui rendirent parfois bien (notamment les poursuites nocturnes), mais qui durent s’arrêter avec la rentrée au lycée…

 

 

 

Ce n’est que courant 2004 que l’animation revécut un petit temps, durant les grandes vacances, à l’occasion de la venue d’Eloi chez moi, où nous avons remis sur pied le train électrique et les personnages ainsi que l’éternel camion, pour une ultime aventure loufoque à souhait, qui restera dans les annales comme le premier film de Bleu & Rouge réalisé avec une caméra numérique : Les 6 Flics et Le Fantôme.

 

 

 

Eloi réalisera pendant l’année quelques projets conceptuels, à savoir « Blanc Fond » avec davantage d’images par secondes et pas mal d’essais de prises de vues… Puis ce sera tout.

 

 

 

Voilà donc la chronologie de ce qu’ont été nos productions d’animation, que je vais essayer de reprendre maintenant. Un appareil photo, les personnages, un logiciel de montage… A priori ça devrait donner de bons résultats, mais prendre aussi beaucoup plus de temps. Quand je mettais une heure environ pour faire une animation de trois minutes en analogique, je mets ici trois bonnes heures pour photographier et monter une bande annonce d’une minute et demi… Alors, on verra bien, à priori j’ai du temps, encore faut-il que je le consacre à des choses vraiment utiles aussi…

 

 

 

Quoiqu’il en soit, Bleu & Rouge n’ont pas fini d’exister, et les projets sont nombreux… Peut-être un jour une petite scène de chasse à l’homme entre les bancs de l’amphi Vinci…

par Ntonio publié dans : Nice dream
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Dimanche 24 septembre 2006
Premier article de la catégorie, écrit par mon super frère, narrant les bons vieux souvenirs d'une communauté fort enrichissante (ah oui, rappel : pour mettre un article, envoyez-moi tout simplement un mail) :

La chorale

 

 

Voici un article rédigé par mes soins pour l’excellent Funnyculaire de mon petit frère. Je suis Charles, le cadet des trois frangins de la famille. Mes frères et moi chantons ou avons chanté dans la chorale Laudate Dominum, créée dans les années 1975 à Fontainebleau par Jean-Jacques Prévost (alias JJP) et quelques mélomanes. A l’époque ils étaient peu nombreux, ces amoureux de la musique, et n’avaient presque pas de cheveux blancs. La chorale s’étoffa dans les années 80 et finit par accueillir en son sein un enfant, et c’était notre grand frère Alexis.

 

 

Ma mère l’avait traîné là et nous à sa suite, quelques années plus tard. Alexis chanta pour les altos pendant plusieurs années avant de rejoindre les basses puis les ténors. Moi j’ai chanté haut et fort avec les sopranes avant d’émigrer chez les altos quelques mois, puis chez les ténors où j’ai fait une belle carrière. A présent je suis une basse. Antoine a chanté soprano lui aussi, peut-être alto, mais il a tôt fait d’aller faire le pitre chez les basses, bien avant moi.

 

Il serait long et fastidieux de vous expliquer toute la chorale de long en large, les pupitres, l’orchestre, les œuvres, l’historique etc. Je vais plutôt me concentrer sur une journée typique : le dimanche de répétition.

 

Le dimanche de répétition, qui a lieu une fois tous les deux mois environ, c’est l’occasion de revoir une œuvre en entier, après qu’elle a été préparée chaque lundi soir depuis la rentrée. Il a souvent lieu à Moret sur Loing, notre ville, ce qui nous permet d’y aller à pied et de rentrer le midi pour un poulet-frites à la maison. Parfois il a lieu dans un mobile-home qui fait office de salle de musique au lycée François 1er de Fontainebleau, et alors le midi c’est sandwiches au pâté et chips. Dans tous les cas le début de la répétition est fixé à 9h45. Dans tous les cas c’est vers 10h30 que nous commençons vraiment. Forcément, il se passe plein de choses avant le début de la répèt…

 

 

Il y a le bonjour jovial de Joël (« Ah ah ! Salut ! Ah ah ah ! Tu vas bien ? »), les poignées de mains solides de Richard et Denis (que des basses). Il faut répondre aux sourires des vieilles dames par des sourires forcés et aller voir JJP pour s’excuser de n’être pas venu la dernière fois. Il faut aider Robert à sortir l’orgue ou le piano de sa Xantia (et éventuellement l’aider à déstresser). Robert est l’un des fondateurs de la chorale – prof de Physique Chimie passionné et incarnation humaine de la nervosité. Il est le pilier du pupitre des ténors, et ça n’est pas très bon pour le pupitre justement…

 

 

Une fois les salutations et les installations faites, nous respirons. Et expirons. Et respirons. Et expirons. Nous faisons craquer nos os en nous contorsionnant dans tous les sens, tout cela sur ordre du chef. A un moment donné JJP a le malheur de dire « Plus fort les ténors, on ne vous entend pas assez » et c’est le signe qu’attendait toute une rangée de puissantes basses pour se défouler joyeusement contre ces pauvres ténors. Ça va de la blague gentille « Tiens, j’en vois un qui tient sa partition à l’envers » à des remarques plus méchantes comme « Après les sopranos et leurs croassements, voilà les ténors qui font les chèvres ! Quelle ménagerie ! ». Et de nous esclaffer en nous tapant sur les cuisses. Eh oui, maintenant je suis une basse, je peux me moquer de mes anciens partenaires. Ce n’est pas la grande classe, je sais, mais comment résister au rire de Joël ?...

 

 

Le soleil vient souvent nous bercer et nous plonger, nous les basses, dans de douces rêveries pendant que les autres pupitres répètent individuellement leurs parties. Quand JJP décide de nous faire chanter, nous nous levons l’air de dire « A quoi bon, on la sait notre partie » et c’est vrai qu’on la sait. Le père de Lambert est spécialiste de ces petits haussements de sourcils blasés. Car les basses, c’est du béton. En fait, le seul truc qu’on ne sait pas faire, c’est la finesse. Combien de fois JJP nous aura dit « Plus solennel et plus lié s’il vous plaît, les basses, moins militaire ». Traduisez « Arrêtez de beugler comme des bourrins ». Car à ce jeu-là nous avons de sacrés bougres. Quand la matinée est suffisamment avancée et que les voix sont plus claires, on assiste à l’étrange spectacle de basses qui ont peur (moi) de leur propre voisin (Joël ou Richard) sur un « Sanctus » bien trempé ou d’autres que ça fait marrer (Antoine).

 

 

A midi les gens se dispersent pour le pique-nique. C’est l’heure de la réconciliation entre basses et ténors, autour d’une bouteille de rosé débouchée (pas très discrètement) par Richard. Les jeunes du lycée François 1er s’isolent et nous regardent avec défiance, et tout le monde s’installe un peu partout pour déjeuner. Robert peut commencer à nous parler des Olympiades de la chimie – un obscur concours auquel il se rend chaque année…

 

 

La répétition reprend après une heure de pause (enfin, ça devrait être une heure mais c’est toujours une heure et demie). JJP tente de rappeler tout le monde au calme en tapant distraitement sur son pupitre avec le bout de son crayon (généralement le bout avec la gomme). Parfois il se rend compte que ça n’a pas d’effet alors il cherche autour de lui un meuble sur lequel taper, finit par se retourner pour taper contre le mur. Avec le crayon. C’est très efficace. A d’autres moments il se détend et nous fait des petites blagues de prof de musique, du genre « J’aimerais entendre « ad te » distinctement s’il vous plaît. Vous liez trop les deux mots. On entend « athée ». C’est pas terrible quand on chante un Requiem… ». Les petites vieilles sont ravies. Et nous aussi, surtout si on entend un « Oh oh oh ! » sonore de Joël. Plus drôle encore : notre chef se met parfois à chanter la partie de soliste qui s’intercale entre deux parties de chœur, et quand c’est la voix de soprane… C’est juste drôle.

 

 

Vers 16h30 JJP enlève ses lunettes et les essuie avec le bas de sa chemise en nous disant que c’était une bonne répétition et qu’il est content, mais que ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter de faire tourner les cassettes pour autant. Les choristes s’entraident pour ranger la salle, et avec les frères on se faufile discrètement vers la sortie parce que bon, faut pas déconner non plus, on a aidé à installer le piano ce matin déjà.

 

 

Au bout du compte on a passé une bonne journée. On est satisfait d’avoir fait quelque chose de bien et de culturel pendant que les copains s’abrutissaient devant la télé. Mais tout est souvent gâché en rentrant quand on apprend qu’au lieu de regarder la télé, ils on été faire un foot et qu’ils se sont bien marrés eux aussi, les salauds !

 

 

 

Quelques photos pour agrémenter tout cela :

Les basses avec devant de droite à gauche : Baudoin, le père de Lambert, Joël ; au fond : Walter.

D’autres basses et ténors mélangés (les altos devant), en particulier Richard et sa barbichette.

Le chef JJP, qui apparemment a reçu un prix récemment... Soit, tant mieux !

 

par Charles publié dans : Next Door
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Dimanche 24 septembre 2006

Pour une nouvelle rubrique de plus (décidément c'est Noël !!), je vous propose en exclusivité une bande annonce que je viens de réaliser ce week-end en trois photos et quelques clics sur Adobe Premiere (tant qu'il me reste des jours d'essai). Je vous laisse la surprise, surtout à Charles et Eloi... Moi, rien que d'avoir réussit à réaliser ça, ça me fait vibrer !!!! Ah, je suis content comme tout !!! (et puis il fait un temps spectaculaire, semi orage, semi soleil, c'est très joli !!).

 

 

 

Allez, regardez donc (en plein écran svp !) :

 

 

 

Trailer B&R

par Ntonio publié dans : Courts métrages
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Samedi 23 septembre 2006

Un beau week-end gris et maussade, rien de mieux pour venir nettoyer et vidanger le Funnyculaire… Une petite escale pour de nouvelles options, avant de repartir à l’aventure…

 

Quelques petites customisations aujourd’hui, puisque deux nouvelles catégories voient le jour :

 

- Pour le Blog : destinée à alléger un peu la catégorie « Généralités » en prenant en compte tous les articles à propos du blog, des nouveautés, tout ça… Ca va surtout permettre de mettre en valeur « Nice Dream » et « Fresh Feeling », qui se voyaient doublées… Bon, pour « Marmite », je ne peux rien faire, mais c’est tant mieux s’il n’y a pas trop d’articles dedans, ça veut dire que ça va bien et que je ne rumine pas de pensées explosives… Bref, si vous avez des suggestions à faire sur le Funnyculaire, des propositions à faire tout ça, privilégiez plutôt des commentaires dans cette catégorie...

 

- Next Door : (décidément, que de noms anglais !) axée directement sur l’ouverture du Cercle Drôle ! Cette catégorie est destinée pour tous les lecteurs et lectrices du Funnyculaire, qui voudraient soudainement se lancer pourquoi pas dans l’écriture d’un article… Je fais surtout ça pour à la fois permettre aux gens d’écrire comme ils le souhaitent sans pour autant créer un blog (quoi de plus frustrant de vouloir écrire mais de finalement ne pas faire partager certaines impressions !), et à la fois pour faire un mélange des genres d’un peu tout le monde, ce qui est vraiment intéressant ! Ca changera du mien en tous cas, et ce n’est pas forcément plus mal.

 

Alors à vos plumes, à vos claviers, à tout ce que vous voulez, et lâchez-vous : le Funnyculaire ouvre ses portes dans de nouveaux horizons !

 

Que c’est beau tout ça !! Vive nous !!

par Ntonio publié dans : Pour le Blog
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Mardi 19 septembre 2006

Bon ben je m’emmerde sérieusement là alors j’écris… Les TD ont enfin commencé, j’ai enfin vu à quoi ressemblaient les gens de ma classe, j’ai vu quelques profs… Le bilan de tout ceci est très mitigé…

 

D’un côté ma classe semble relativement sympathique pour le peu que j’ai vu, les gars ne se tapent pas des gueules d’ahuris surexcités, les filles n’ont pas (toutes) l’air de pipelettes casse-pieds, il y aurait donc du niveau dans les composants du groupe E. Déjà repérés : Armand, qui avait mangé des pâtes avec nous chez Marine, filleule de Raphaël, le soir de la Com ’ville… Lou, qui était venu boire un coup chez Florent, déjà malade mais dans son apparence du genre « efficace » qui ne fait pas de demi mesure. Un peu style Aymeric, mais en moins MIC. Lucie, filleule de Stephen, sympa comme tout, voisine de pallier… Et puis une redoublante dont je ne connais pas encore le prénom, mais qui a l’air gentille (et qui note tout, comme les PPAs !). Ah, et aussi mon binôme de physique, Pierre (encore !), qui ne révèlera peut-être pas les mêmes qualités que mon ex-binôme de l’année dernière (faut dire qu’il gérait, Pierre). Donc dans l’ensemble un premier contact positif sans repérage de boulets évidents, et toujours le 3e redoublant qui reste inconnu.

 

De l’autre, on trouve les profs… Et là ça fait déjà plus mal. Bien que le début ait été pas mal du tout (même excellent), avec en amphi Mathé pour la chimie et Bonnet pour la physique (autant dire les meilleurs profs des matières), l’annonce des maths avec Bendali est déjà moins réjouissante. Surtout quand ensuite je me le tape, COMME L’ANNEE DERNIERE, en TD. C’est clair qu’après un TD avec Super-Chinois, celui de Bendali fait très pâle figure : embrouillé, déjà, mal structuré, phrases pas finies, et dialogue pas efficace. Il nous prend pour des gamins en expliquant pendant dix ans la continuité d’une fonction (on ne lève pas le crayon, tout ça…), et puis il file sur les premières définitions nouvelles pour les PPAs… Pas malin. Du coup, ben déjà plus motivé pour aller à ses TD, et j’attends que les choses sérieuses démarrent, parce que là franchement je m’emmerde et je m’afflige. Et par parachever tout cela, mes TD de chimie seront orchestrés par J-C Bellot, alias Shakinghands, le type imprévisible par excellence (donc qui va te foutre un bordel monstre dans les notions du cours). Chouette…

 

Reste maintenant à attendre les profs de langue. A priori, pas de mauvaise surprise en Allemand, je devrais avoir à nouveau Trappmann, parfait. En Anglais, c’est un peu le loto : soit Peter Lake ou Mary, sinon ben c’est tout pourri… Araignée du soir espoir : je vais essayer d’en dénicher une avant de me coucher.

 

Et puis sinon, ben donc j’ai un emploi du temps de vacancier, au pire trois cours par jour, tout le temps qu’il faut pour ne pas se motiver pour travailler, pour aller sur Ogame, pour glander sur les forums de l’INSA… Même le rapport de stage est difficile à mettre en route… Ca vient petit à petit, mais c’est dur (surtout pour aborder la partie descriptive de l’entreprise, parce que Bouygues, c’est un leader mondial, alors ça va être facile, tiens !). Et puis je prépare un peu les différents clubs, un peu la Guitare , un peu la Chorale … Demain soir c’est réunion du Club Littérature… Voilà, il y a quelques trucs à faire, mais putain qu’est-ce que c’est lent comme rythme ! Du coup ça motive que dalle pour travailler… A quand un petit stress comme au Bac ? A quand ?...

 

Je me retrouve donc là avec l’intégrale de Massive Attack en boucle, un play-list de 4h30, un album caché dans le tas, et une vidéo que je suis en train de monter petit à petit qui finira sur le Funnyculaire (car j’ai enfin réussi à me faire une page perso sur etud.insa). Mais ça prend du temps, c’est un peu fastidieux, ça rame, c’est en anglais… Bref encore une fois je suis à la recherche d’entrain spontané. Ouais ben va falloir que je creuse. Et que je me refasse quelques cafés…

 

[21h46, reprise après trois heures d’autre chose].

Bien sûr il ne faut pas que je commence à faire mon vieux déprimé tralala tout ça, et que je me prenne la tête. Il faut juste que je patiente, que j’attende. Que ça reprenne des points de cours intéressants, que ça rentre enfin dans le vif du sujet… Pour cela il faut que je continue à suivre mes quelques cours de la semaine en attendant, que je me fasse chier, c’est dit clairement, en attendant les festivités. Je pourrais faire des exos à côté, bien sûr, ce serait le plus sage et le plus logique… Mais comment s’y mettre alors que personne ne s’y met encore, et que, franchement, c’est trop simple et sans intérêt pour la suite de l’UV ?... Prendre de l’avance ? Encore pire ! Car les TD de cette année sont identiques à ceux de l’année dernière. Donc je me retape les mêmes exos, les mêmes préparations, les mêmes DM… Y a juste peut-être la correction qui change, et encore, parce que j’ai Bendali comme l’année passée… Bref, je plains les prépas qui taffent comme des tarés, mais ça m’emmerde de ne rien faire de mon côté.

 

D’ailleurs petite pensée pour Sébastien, qui endure une deuxième année de prépa à Janson, et qui en pète plus que tout. Courage, c’est malheureusement nécessaire pour l’ENAC, je ne sais malheureusement pas trop quoi te proposer pour mieux faire passer cet enfer.

 

Mais j’ai peut-être trouvé une petite solution pour faire un peu de travail quand même… Je viens de passer chez ma filleule, qui accuse un retard déjà dans quelques matières, surtout parce qu’elle se stresse beaucoup, et bien trop tôt. Du coup je pense faire un peu de soutien auprès d’elle, ce qui me permettra de revoir certaines choses que je n’ai pas la chance de repasser (comme la TI ). Toujours aussi adorable, mais avec tant de problèmes ! Je crois que je n’ai jamais croisé quelqu’un qui endosse autant de soucis à la fois… Mon côté humain va revenir petit à petit devant ça… Ca ne va pas me faire de mal de montrer un peu de compassion… Voilà si longtemps…

 

Voilà, Massive Attack suit son cours, la vie insaienne aussi, et moi je suis entre tout ça… Toujours cet écran pixellisé devant moi… Un peu trop souvent.

par Ntonio publié dans : Marmite
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