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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Mardi 21 août 2007

Bien le bonjour les aminches, je reviens pour un petit article à nouveau dans la section Courts Métrages, car je continue de monter petit à petit les différents films d’animation qu’on a faits, Charles, Eloi ou moi Durant nos folles années lycée.

 

Nous commençons par une petite série de courts sans grande portée, juste comme ça, de mini-histoires qui n’ont pas spécialement de début ni de fin, juste quelques scènes : Histoires des Villes. Dans une ville Lego, ces courts mettent souvent en scène la police locale et les malfrats du coin. Soit des types qui braquent des magasins, soit un chauffard, soit des joueurs de hurling particulièrement violents, soit des types qui essaient de s’échapper de prison, et bien d’autres histoires… qui finissent sur un casse de bijouterie, qui vire au n’importe quoi. Les musiques, encore une fois, sont tirées de divers jeux vidéo, pour un peu plus de folie. Hélas la mauvaise qualité de la bande gêne un peu la vision… Mais bon, pour moi, ça reste un bon souvenir.



On poursuit sur mon tout premier court où j’ai tout fait tout seul (mis à part quelques conseils, et encore…), après la série des Bleu et Rouge. Il s’agit d’une histoire de flics, encore, avec deux grands bonhommes venus de l’espace qui mettent à feu et à sang une petite ville paisible, Malubi. Le héros sera le légendaire Max, qui est le héros de bien des histoires de mon frère et moi, notamment en BD. Bref, un peu impulsif, un peu irraisonné, Max est là, c’est l’essentiel. Le film étant très mal foutu à l’origine, je me suis permis de l’accélérer et de le monter un peu mieux, histoire qu’on s’ennuie moins que dans sa version originale, et je dois dire que je devrais faire ça à chaque fois en fait. Bref, voici Alerte à Malubi.



Et pour finir, je vous présente deux courts bien dingues, filmés un peu plus tard, sur une autre cassette (ô joie, la pellicule est bien meilleure !), intitulés One Big Rush. Une histoire de voitures qui se courent après, comme quand on faisait quand on était petits. Je me suis bien marré à les faire, ils sont à prendre avec un joli second degré, tellement c’est n’importe quoi. Mais ça donne envie de s’y replonger, tiens !


 

par Ntonio publié dans : Courts métrages
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Vendredi 17 août 2007

Seulement en août mais vous attendez déjà Noël ? Vous rêvez d’avance à tous ces magnifiques chants de Noël sous les flocons et les guirlandes annonçant le grand événement ? Réjouissez-vous, il est possible de chanter dès maintenant, et c’est Starcraft qui offre la chanson !

Reprenons donc tous en cœur cette joyeuse chanson où se côtoient le temps d’une pause les Terrans, Zergs et Protoss, avant de retourner se foutre sur la gueule dans le futur Starcraft II. C’est entraînant, c’est sympathique, laissez-vous porter par cette merveilleuse chanson de Noël !

Vous n’êtes pas adeptes de Starcraft ? Pas de problème, vous vous sentirez quand même en de bonnes mains. Vous êtes un grand amateur du jeu ? Vous sourirez et écarquillerez vos yeux devant cette étonnante chanson ! Saurez-vous reconnaître la personne qui ne chante pas toujours son couplet ?

Allez, c’est parti pour quatre bonnes minutes de franche amitié, et attendant Noël ! (et excusez ce choix, j'ai eu la folie passagère).



Mais... pourquoi vous partez avant la fin ?...

par Ntonio publié dans : Courts métrages
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Jeudi 16 août 2007

Il y a encore beaucoup de choses à dire, à raconter, mais je ne tiens pas à aller trop, vite, je ne veux pas vous perdre. Je sais déjà combien il est difficile de suivre article après article les messages et les vidéos. Donc aujourd’hui je vais essayer de calmer un peu le jeu, bien que j’aie encore beaucoup de choses à mettre ici. Le mois d’août sera fructueux, mes petits sacs à puces. Commençons tout simplement par les dernières nouvelles.

 

Je suis toujours à Moret, comme depuis mi Juillet en réalité, et je suis toujours sur un rythme totalement relax. Mais je commence un peu à en avoir marre d’être ici, je suis tenté par la vie des quelques rigolos qui sont à nouveau à l’INSA et qui se font des petites soirées sympatoches. Je suis également petit à petit à bout de mes parents, que je vois tous les jours depuis un petit bout de temps maintenant. Bon, mon père recommence à bosser, il va peut-être être un poil plus supportable, et on va peut-être arriver à échapper à ses « essais » de tous ses nouveaux jeux de plateau auxquels on n’aura finalement jamais réellement joué. Mais je ne veux pas casser du sucre, pas aujourd’hui, même s’il s’est avéré assez inblairable ces derniers temps. Et j’ai peur que ça ne s’aggrave au fil du temps.

Bref, petite nostalgie de l’INSA et des activités collectives. Ici, par grand monde, grandes distances, mais en même temps je profite de la proximité des frères (comme, par exemple, ressortir un vieux babyfoot plein de toiles d’araignées de la cave, pour une petite partie sur la terrasse). Et puis, comme me le dit Florent, plus que dix jours.

 

Des gens reviennent, Sébastien rentre d’Arcachon aujourd’hui, j’ai vu Mélanie hier, pas forcément très longtemps, mais ce fut agréable. Et puis planification de quelques jours à Paris avec Mylène en fin de semaine prochaine, en impro totale, tout ça, juste avant mon retour en terres occitanes.

 

Dans les activités personnelles, je me suis décidément pris le virus du montage, vu que je commence à enchaîner les films, normaux ou animation, je cogite sur le film de présentation du club Lis&Rature pour la rentrée… Je viens de finir de monter un petit court d’animation réalisé juste après les 10 Bleu et Rouge, qui s’appelle Alerte à Malubi, dans une petite ville Lego. Mon premier court tout seul, donc pas génial du tout, mais je suis arrivé à mettre un peu de rythme au montage, parce que la version originale était assoupissante à souhait. Encore un article à venir, évidemment.

J’ai enfin lâché les deux tomes des Galaxiales, qui m’ont tenu depuis le début des vacances. Des nouvelles de science-fiction, certaines pas mal du tout, mais souvent un peu longues, ou trop denses en projection dans le futur, on s’y perd un peu. Et l’auteur a la fâcheuse habitude de faire comprendre dès le début comment vont se finir les histoires. En gros, aucun suspense dans les nouvelles, dont je n’ai pas trop accroché, mais ma volonté de les avoir lues en entier m’a beaucoup retardé dans ma programmation littéraire des vacances. Je me suis enfin raisonné, et j’ai lâché les deux bouquins, un peu gavé, pour me rabattre sur deux autres livres qui m’ont déjà conquis : Les Nouvelles Chroniques de Krondor. Il faut savoir que les 4 tomes des Chroniques de Krondor, je les avais dévorés il y a quelques années, et que je ne pouvais pas passer à côté de la suite. Ca se lit toujours aussi facilement, chaque livre est assez long donc on s’y plonge vraiment bien, et les petites pointes d’humour dans l’intrigue souvent pourtant assez tragique sont toujours délicieuses. Bref, grand retour dans cette série d’heroic-fantasy, avec, semble-t-il encore pas mal de magie noire à l’horizon. Youpi !

Evidemment, belle coïncidence, mon abruti de frère m’a rebranché sur Warcraft III, l’extension du jeu, et je n’ai pu de même résister à reprendre les rênes des campagnes avec Elfes, Humains, Orcs et tout le bazar… Du coup je reste dans la même ambiance, mais je sens que je ne vais pas gagner en popularité si je dis que j’ai déjà beaucoup avancé en trois jours. Limite le mieux c’est que je termine au plus vite, tiens ! Et puis y a pas de mal à se faire du bien.

 

Bref, entre amis, montage, projet de BD, projet de film d’animation, projet de lettres, lecture, jeu, et quelques films, finalement les journées se déroulent très bien. Et ça passe assez vite, mine de rien, mais ça je le sais bien. Et l’essentiel c’est que je passe des vacances qui me font plaisir. Le maître mot de ces vacances restera quand même le fait que je ne demande rien à personne pour tout ça.

 

Et pour reprendre une mauvaise habitude, je vous offre quand même en exclusivité une danse extraite d’un film indien, que m’a fait découvrir Marjorie (pour le moment elle a tout bon sur tous les films qu’elle m’a fait découvrir) il y a quelques années, et que j’apprécie toujours autant. Sur cette danse, une histoire de jalousie de la part de Gaori envers le beau Bhuvan, car une anglaise a aussi flashé sur ce même homme (la nana en blanc). Admirez les couleurs, mes petits, admirez…

 



Au fait, le film s'appelle Lagaan...

par Ntonio publié dans : Généralités
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Lundi 13 août 2007

Dans une pensée utopiste, cet article devrait permettre de mettre à plat tout ce qui a un lien avec mes amours depuis de nombreuses années, et l’évolution au fil du temps de mes sentiments et de mes attirances. Dans une pensée utopiste, cet article devrait être un tissu de sincérité et de transparence, afin de mettre au clair bon nombre de mes relations avec des personnes. Dans une pensée utopiste, cet article devrait me permettre de tout dire pour que rien ne soit flou, et les personnes le lisant devraient en ressortir sereines. Dans une pensée utopiste, tout le monde est parfait et très gentil.

 

Or notre monde n’est pas cette utopie et je suis bel et bien naïf.

 

Tout commença pour de vrai au collège. Avant, durant la Primaire, quelques amourettes de-ci de-là, rien de concrétisé, une simple rivalité entre garçons et un bon paquet de maladresse, qui ne me quittera plus jamais. Je suis donc entré en 6e avec mon cartable sur le dos, mes grosses lunettes et mes dents en vrac, j’y ai rencontré Daphnée, je suis tombé amoureux, elle est tombée amoureuse d’Eloi, j’ai été très jaloux, il ne l’aimait pas, il ne m’aimait pas. Maintenant on est deux gars constituant un duo d’amis les plus inséparables du monde. J’adore ce petit paradoxe.

Puis il y eu la 5e, je tombai amoureux de ma voisine Audrey (c’était la mode d’être amoureux de façon annuelle semble-t-il), j’étais toujours suspicieux envers Eloi, et puis je rencontrai la même année en cours de Latin et à la chorale du collège une charmant demoiselle, prénommée Marjorie. Petit à petit j’ai oublié Audrey pour me focaliser sur cette habitante du bord du Loing, mignonne comme tout, adorable, maquée avec un breton. Dure nouvelle à l’époque, mais je ne démordis pas. Les années continuèrent, et je ne perdais pas ma ferveur, j’étais même franchement épris. Si je passe tout ceci bien vite, c’est qu’il n’y a pas matière à s’éterniser, que ce sont des affaires classées mais que des souvenirs restent bien en tête et qu’il est important pour moi d’en parler. Une époque qui m’est chère… Marjorie me séduisait pas ses centres d’intérêt, sa candeur, et fine silhouette… Eloi était dans le secret (on avait fini par être copains), ce devait bien être le seul à priori mais Marjo a appris cependant mes sentiments envers elle par quelqu’un d’autre qui a été tenu au courant.

Le premier coup de semonce est arrivé en fin de 3e quand elle m’apprend qu’elle déménage pour Avignon, définitivement, et que donc je ne la reverrai qu’occasionnellement. Cette nouvelle et ce qui s’en suit seront le point de départ de toute la création de mon monde des sentiments, avec ses jeux et ses secrets…

 

Durant le mois d’Août, pendant un séjour à Ciel, je me surprends au lever à avoir rêvé de Marjorie, et son image me mine toute une journée. Le fameux 3 Août. C’est alors que e me décide à lui révéler mes sentiments, par un moyen qui reste encore aujourd’hui un refuge pour ce genre de choses : la lettre. Accompagné de Radiohead (The Bends) et Lisa Ekdahl, je me suis donc attelé à la rédaction d’une longue lettre d’explication (quatre pages, c’était pas mal pour un début) au crayon. J’en ai gardé un exemplaire de brouillon pas terrible, mais je ne sais plus bien où je l’ai fourré. Quoiqu’il en soit, cet écrit démarra une longue correspondance entre elle et moi, intensive pendant plus d’un an, puis s’effilochant petit à petit, mais dont nous sommes toujours très fiers. Sa première lettre m’apprend qu’elle était au courant de mes sentiments, mais ne révèle rien de plus cependant… Je la garde alors bien ancrée au fond de moi-même, son silence vis-à-vis de ses sentiments personnels propices à tout un fouillis de fantasmes et de croyances.

 

Septembre 2002, entrée en 2e, nouvel univers, nouvelles relations, renaissance totale de ma personnalité. Le petit Antoine coincé avec ses binocles et son manque de relations et resté à la porte, et j’étends d’un coup mon champ de connaissances, en me personnalisant un style à moi, bien unique, qui me convient… J’aurais du mal à me décrire, je pense pouvoir laisser cela à la charge de tous ceux qui m’ont connu à cette époque. Bref. Je rentre, Marjo est toujours dans ma tête, je fais la connaissance de tout un tas de gens supers, je fais la connaissance de nouvelles personnalités féminines, dont une demoiselle un peu paumée comme moi, qui m’aurait déjà aperçu quelques mois auparavant lors d’un concert de guitare. Murielle venait d’entrer dans ma vie.

 

J’ai passé mon année de 2e en étant toujours plus ou moins accroché à Marjo (merci la correspondance par lettres !), tout en fantasmant comme n’importe qui sur certaines autres personnes de mon entourage… Une année paisible de ce côté-là, sans rien de particulier mis à part la distance me séparant avec celle que j’aimais. Et puis des vacances d’été un peu houleuses, un séjour en Bretagne à Trestel en fin de mois d’Août, une grosse rechute sur Marjo, vraiment malade d’amour, un pic en somme, qui me fit mal, et à mon retour à Moret, une lettre de quelqu’un d’autre à qui j’avais écrit pendant les vacances depuis Val d’Isère… Clélia me répondait de façon très énigmatique, tout comme l’avait été ma lettre. J’avais un peu flashé sur cette jeune fille très affective.

 

Un changement du tout au tout s’opéra, j’oubliai totalement Marjorie pour ne flirter qu’ave Clélia pour un petit bout de temps, puis le jeu s’éteignit, je ne savais plus trop si je m’étais fait des films ou pas (comme d’habitude)… Mois d’hiver, étude en Ré Majeur de Fernando Sor que je lui ai assimilé, Edward aux Mains d’Argent en sa compagnie où j’ai pleuré, une époque où Miyazaki devenait grand dans mes références… Bref une année de Première partie au quart de tour mais qui se continuait sans grand fil directeur, malgré de grands moments en compagnie de mes amis du lycée… Et puis vint un mois de Mai, un dimanche sans rien de prévu à part une pièce de théâtre le soir où jouait Eloi… Je proposai à Murielle d’y venir, et de passer l’après-midi par la même occasion…

 

Mon côté très négatif dirait que c’est la pire chose que j’aie pu faire, mon côté optimiste (dominant) dirait que ce fut l’avènement d’une grande expérience. Mon côté normal dira en somme que ce fut le démarrage d’une amusante histoire tordue à souhait qui se finit difficilement.


 

Ce premier dimanche, cette première venue de Murielle chez moi avait déjà un côté particulier. On ne s’était jamais invités jusqu’à présent, et je me rappelle que juste par ce fait il y avait un petit quelque chose qui n’a pas été dit mais qui s’est senti, et qui nous rendait heureux, qui nous a poussés dans la confidence, dans la proximité, par la suite. La pièce du soir présentait notre première sortie à tous les deux, il y avait quelques bons vieux copains du collège, comme Vincent Christophe, mais nous nous sommes placés un peu à part, quand même avec des connaissances, comme Mathilde je crois. Je suis certain qu’à l’époque je pensais déjà à Murielle, parce que je me rappelle que cette soirée ne signifiait pas rien pour moi. Si je n’étais pas déjà attiré par Murielle, au moins c’est à partir de cette soirée que ce le fut réellement. Pas encore extrêmement profondément, mais déjà bien quelque chose.

 

Vint la fin de l’année, et puis les vacances. Murielle n’avait pas de perspective de départ, elle allait passer deux mois chez elle. De mon côté je partais pour la montagne, nous nous sommes échangés quelques lettres, nous étions vraiment proches désormais. Et puis elle a fini par partir quand même au bord de la mer avec ses parents, au moment où je rentrais, j’ai senti qu’elle me manquait durant ce temps. Et enfin, second gros temps fort de cette époque, avant que tout ne se complique : fin du mois d’août, Murielle revient de vacances, on planifie de se voir chez moi, et elle sonne à ma porte, presque en larmes, avec tout un paquet dans son sac. Ses larmes, dues à une nouvelle médicale pas joyeuse, m’a rendu tout bizarre, je ne savais pas quoi faire, mais ce moment où elle a pleuré un peu devant moi, alors qu’elle s’était retenue jusque-là avant d’arriver chez moi, ce fut un pas supplémentaire dans notre attachement. Et il y en eut un deuxième, quand elle me tendit ce qu’elle contenait dans son sac : un énorme tas de lettres qui m’étaient destinées, qu’elle avait écrit durant mon absence, où elle me disait tout sur elle, sur sa vie et ses problèmes, en réponse à un de mes Journaux de Vacances que je lui avait confié, parce que je voulais qu’elle le lise… On a passé l’après-midi à les lire et à en discuter un peu, il y avait des phrases qui m’étaient adressées et qui m’ont fait chaud au cœur, même si ça ne restait dans l’absolu que des phrases d’amitié. Je les ai relues le soir, seul, et j’en ai pleuré tellement c’était beau pour moi, et cette touche d’affection envers moi a fini de me rendre totalement amoureux. Je lui en ai fait part directement, et à l’époque, en tant que suggestion, pour savoir ce qu’elle en pensait. Je n’ai plus le mail qu’elle m’a envoyé en retour, je crois. Mais en fouillant dans mes souvenirs, c’est à ce moment là qu’elle a parlé de relation platonique. En quelque sorte, déjà un joli « stop » à mes ardeurs.

 

Rentrée de Terminale, l’année la plus éprouvante en termes de cœur. Entre nous tout va encore très bien, même si je couve désormais pour un bon bout de temps un sentiment très fort envers Murielle. On fête Halloween chez elle avec des amis, on se sent comme frère et sœur à l’époque, vraiment, tout proches. Chloé, qui est là, me dit qu’en effet ça se voit qu’on est pas indifférents l’un envers l’autre. La nuit vient, encore une nuit blanche pour mon compte, on dort tous les uns contre les autres, comme par hasard je suis à côté de Murielle, on se marre tous les deux pendant une bonne partie de la nuit, et sur la fin, je la prends presque dans mes bras. Aucune réaction, mais aucun dégagement non plus. Le lendemain, ambiance bizarre entre nous deux, je suis sérieusement dans le pâté à cause de ma nuit blanche, je reste après le déjeuner, on sait tous les deux qu’on a des choses à se dire, on se le dit, même, et pourtant, ô comble de la faiblesse, ni l’un ni l’autre ne trouve l’énergie de mettre le sujet sur le tapis. Je rentre chez moi, et même à peine après l’avoir quittée, je me maudis de ne pas lui avoir demandé et qu’on ait parlé. Du coup je lui rédige un joli mail, où je lui dis tout. Un énorme déclencheur.

 

Elle le lire quelques jours plus tard, elle sera affolée, elle se sentira coupable, parce qu’elle ne veut rien de tout ça, mais qu’elle ne veut pas me perdre non plus, et qu’elle se sent responsable de m’avoir laissé me faire des histoires. Elle en parle à Eloi, qui la motive à tout me dire elle aussi. Elle me rédige la lettre la plus importante de toutes, à l’encre de chine, où elle me dit clairement que non. Elle me la tend un vendredi matin, le la lis, mais avec mes idées à moi qui ne rêve que d’être avec elle, et en réalité je ne la lis absolument pas, c’est très étrange, je ne fais que survoler les mots, en me disant que c’est fait, nous voilà ensemble. Grosse erreur, n’est-ce pas, de lire « oui » quand c’est écrit « non ». Du coup je passe une journée dans la totale illusion, Eloi, qui lui sait que Murielle a dit « non » me trouve bien positif (ben tiens !).

Finalement, le soir, pour le plaisir, je relis la lettre, et c’est seulement à ce moment là que je me rends compte de la (pénible) vérité. Coup de fil à Eloi, qui me dit que ben oui, je ne suis pas malin. J’ai eu très mal ce soir là, j’ai beaucoup ri, mais j’ai beaucoup tremblé aussi, et je me suis senti tout faible… Ca m’a fait un choc du tonnerre.

 

Cet événement me poussa durant les semaines qui suivirent à me forcer à me tourner vers autre chose. Entre Murielle et moi, toujours une très bonne entente, toujours un constant échange de mes Journaux de Vacances, où elle a écrit quelques pages, pour ne rien nous cacher (mais en fait on s’en cachera quand même, des choses, et des plus sérieuses). A la recherche d’une branche pour amortir ma chute, je trouve Caroline, amie de Chloé, que je sais amoureuse de moi. L’affaire est presque dans le sac, je l’aime bien à la base, il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’on sorte ensemble. Regrettable erreur. Entre nous, ça ne marche absolument pas, rien ne se passe, même pas un vrai baiser d’amoureux, juste une tentative où j’explose de rire, que dalle, l’un comme l’autre on était à la recherche de quelqu’un, mais une fois qu’on l’a été, on ne s’est pas sentis à notre place, avec la bonne personne. J’essaie rapidement de m’y forcer quand même, mais ça ne marche pas, et au final je décide d’arrêter là la mascarade. Une rupture un peu tranchante, qui l’a blessée même si elle s’y attendait, et du coup on a eu un terrible froid durant plusieurs mois, qui m’a mis très mal à l’aise, et qui a contribué à ce que je passe un milieu d’année pas joyeux.

 

De mon côté, cette expérience me révèle bien que je n’ai pas du tout oublié Murielle en définitive, et que je suis toujours après elle. Irréductible, c’est vraiment dingue. Et malgré le fait que j’essaie de me raisonner, je n’arrive pas à décrocher, malgré mes efforts, je n’arrive qu’à penser à elle, qu’à la tenir dans mes bras. C’était une belle époque (par moments), je me sentais plein d’amour, même si j’étais insatisfait. Elle le sent encore, elle sait que je n’ai pas décroché d’elle. Entre temps, vers Pâques, Caroline et moi reprenons un peu les choses en main et décidons de ne plus être en froid, c’est un beau soulagement pour tous les deux, et on retrouve notre complicité d’avant, entre amis. De son côté, Murielle, qui veut me montrer que non, même si elle me considère comme son meilleur ami, elle n’ira pas plus loin que ce statut, se trouve elle aussi un gars avec lequel elle va sortir durant une très courte période, le type se révèle être un vrai pourri. Ca m’a aussi fait mal, quand je les ai vus tous les deux, c’était à une fête organisée par Eloi, j’ai passé une soirée très mélancolique. Mais la présence d’Eloi m’a bien aidé à regarder les choses pas trop cyniquement.

 

Et puis quand elle a rompu avec Morgan, son petit copain de quelques jours, ce fut comme pour moi le signe inconscient d’une nouvelle possibilité pour moi de tenter quelque chose avec elle. Quand je vous dis que j’étais têtu envers elle, et un peu con aussi, quand même, à ce stade. Bref, encore une fois je tente ma chance, j’ai un grand relent d’amour pour elle, je me prends un nouveau « stop » en pleine gueule durant le début des grandes vacances. Mais il ne m’arrête pas dans mon élan, bien qu’il me force à me raisonner, enfin. Alors, comme après Halloween, je cherche à me tourner vers quelqu’un d’autre. Durant l’année j’avais plus ou moins flirté très rapidement avec des connaissances, là durant les vacances je me disais que, pourquoi pas, une expérience très brève mais intense avec Audrey Derache pourrait être envisageable, car je sentais peut-être quelque chose de son côté à elle. Mais je savais aussi, même si je ne me le suis pas assez mis en tête, que ce n’était pas quelqu’un qui se lancerait dans un truc à court terme, juste pour l’expérience. Bref, tout en me changeant ainsi plus ou moins les idées, et avec la perspective de mes 5 années à Toulouse qui arrivaient, loin de ce monde complexe, j’ai pris la décision de vraiment m’arrêter pour Murielle, enfin. Pour de vrai. Elle a été diablement soulagée quand je lui ai dit. Et moi aussi, j’étais heureux, au final.

 

Je ne regrette pas toute cette histoire, loin de là, même si je sais que j’ai souffert. Mais ce jeu entre nous d’être plus coupable que l’autre, de dire que « nan c’est moi le responsable et pas toi », ça nous a toujours attendri, et moi davantage sans doute, c’est pourquoi on a toujours été très proches. Ce fut une année et demie où j’ai été sous l’envoûtement de la passion, vraiment. Et pendant longtemps je ne ressentirai pas ces mêmes émotions. Avec Audrey, rien de sérieux donc ne se passera, et je partirai dans un état d’esprit relativement serein, clair et prêt à découvrir beaucoup de chose pour la direction de Toulouse. Mais cet échec me donnera un arrière-goût d’amertume très fort, et il me sera très difficile de croire à  nouveau à la passion et l’amour pour quelqu’un d’autre, après avoir si fortement cru uniquement en Murielle.

 

L’INSA changera toutes les choses du tout au tout. Un tri assez important parmi mes contacts gardés, dû à la distance, des entrevues assez épisodiques avec eux. J’ai gardé à ce moment-là un contact assez régulier avec Murielle, on était souvent au téléphone, et puis l’amertume des événements aidant, ces appels m’ont agacé, j’ai trouvé qu’on n’avait plus beaucoup de sujets communs, chacun dans ses études. On s’est un peu engueulés, l’ambiance a légèrement commencé à se dégrader, même si on était toujours amis. Il m’est arrivé de la vexer à cause de mes remarques. A côté, j’ai découvert MSN et toutes ses possibilités, comme le contact régulier, et les discussions avec des gens lointains. Ainsi Marjorie est revenue dans mon quotidien plus que jamais, car après la très fournie correspondance épistolaire qu’on a eue durant les années lycée, MSN nous permettait de discuter tous les deux très souvent. Très vite, entre les mini tensions avec les amis du lycée et la présence constante des gens de l’INSA, Marjorie fut mon petit échappatoire, un soutien très précieux, plus régulier qu’Eloi, et moins sarcastique, notre lien de confidents se raffermit très sensiblement. Je savais que je ne la perdrai jamais, et qu’on s’entendait à merveille. Comme je savais qu’elle était avec Guillaume, là haut à Lille, et qu’ils étaient très bien ensemble, je n’ai pas cherché à m’engager dans quoique ce soit, de peur en plus de risquer notre relation d’alors.

 

Durant toute cette année à l’INSA, et encore pour un certain temps l’année suivante, j’ai éprouvé un scepticisme plus que fort envers une possibilité de retrouver un vrai sentiment amoureux pour quelqu’un. J’avais bien quelques connaissances qui en m’étaient pas trop étrangères, j’ai réfléchi à Mélodie par exemple, que je commençais à fréquenter plus souvent, et qui correspondait à un modèle de fille assez active, que je recherchais un peu. Mais rien de particulier en réalité durant cette année. Juste des éventualités vite dégagées, si l’on veut.

 

Grandes vacances. Un voyage entre amis avec Sébastien, Murielle et Audrey, le trio que je revoyais à toutes les vacances pour des soirées posées sans vraie activité. Camping de deux semaines, d’abord dans les Pyrénées puis à Arcachon. Et j’ai ressenti à ce moment les vrais signes d’un ras-le-bol pour les personnalités des deux filles, même si durant l’année j’avais pourtant cherché à ne pas soulever ces problèmes dans ma tête. Déjà durant l’année, Murielle était venue à Toulouse quelques jours, c’était très bizarre, ça manquait de chaleur, ça m’avait dérouté. Et puis là ces vacances qui m’ont plu, mais m’ont aussi exaspéré. Quelques mois après là rentrée, j’ai pété un câble et j’ai dit les quatre vérités à Audrey, que je soupçonnais toujours d’ailleurs d’être plus moins après moi (mais je n’en sais en réalité toujours rien à l’heure actuelle). Gros clash, je n’ai plus de nouvelles d’Audrey depuis, et Murielle a instauré un très grand froid avec moi, qui va peut-être bientôt si dissiper maintenant petit à petit. Bref, rien à voir avec les histoires de cœur, mais ça aura quand même son influence par la suite.

 

Car en perdant ces racines-là du côté de Fontainebleau, même si j’avais toujours Eloi, Seb et les autres, il y avait quelque chose qui s’était fini, et je me suis davantage tourné vers l’INSA, vers « pas Fontainebleau ». J’ai ainsi commencé à reprendre un peu mes tentatives d’histoires de cœur, en essayant de m’éprendre pour quelqu’un. C’est tombé sur Anaïs principalement durant l’hiver, il y avait quelque chose, mais je n’étais pas certain d’être le seul bénéficiaire de ses clins d’œil. Et puis, même si je l’ai tu, et que je ne m’en suis pas aperçu de suite d’ailleurs, Marjorie reprenait la tête de la course également. Alors quand j’ai senti qu’avec Anaïs ça n’allait pas avancer plus que ça, j’ai retrouvé des sentiments que je connaissais envers ma vieille amie du collège.

 

Epilogue : je ne vais pas chercher à mettre maintenant des mots sur la situation présente, je préfère avoir davantage de recul, que les choses se stabilisent, parce que ça bouge un peu tout le temps en ce moment, et que je ne sais pas où tout ça va me mener au final. Je n’ai aucune certitude, seulement de l’espoir, ou des souhaits. Je sens que j’ai besoin que quelque chose m’arrive enfin, et avec Marjorie ça partirait illico sur les chapeaux de roues. Seulement il y a un pénible problème de distances, en plus de problèmes relationnels avec son ex, et de situations financières qui ne permettent malheureusement pas tout. Un problème de distance, physique cette fois-ci, qui nous met actuellement en stand-by, en hésitations, remouds, entre raison et désir. Rien n’est simple.

 

J’espère avoir été suffisamment clair dans tout cet article, qui, au final, nous fera 6 pages en Times New Roman taille 12, même si je sais que je n’ai pas tout raconté dans les détails. Certains détails se sont perdus dans des pages de Journaux de Vacances, qui sont restés à Toulouse à l’heure actuelle. Et puis certains détails sont purement personnels, et n’apporteraient rien à l’histoire. Même si j’aime expliquer les choses en long et en large, je sais qu’il y a des choses plus privées qui ne concernent que des personnes particulières et moi. Nombreuses auront sans doute été les surprises, je ne pensais d’ailleurs pas aller aussi loin dans l’histoire de l’INSA, d’ailleurs, mais finalement ça me permet aussi des classer les choses.

 

Et pour terminer, je vois qu’au final, même si les temps sont souvent difficiles après une histoire de cœur, je garde des contacts vraiment privilégiés avec les personnes qui m’ont chaviré. Sauf Audrey, mais même Murielle, malgré l’indifférence de cette année, on est contents de notre passé, et on ne s’oubliera pas, c’est certain.

 

Cela dit notre monde n’est pas cette utopie et je suis bel et bien naïf.

par Ntonio publié dans : Marmite
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Samedi 11 août 2007

Ouf, ça y est, je peux enfin faire un article posé pour parler un peu d’organisation et de technique. Vous l’aurez sans doute remarqué, quelques trucs ont changé sur ce blog, dans son apparence et son utilisation. On remarquera en bien : l’ajout d’une fonction de recherche (en bas à droite), l’accès aux pages précédentes (en-dessous de la bannière et du mot d’accueil). On remarquera en mal : la suppression de la date des commentaires récents. Mais ça j’y peux rien, c’est la Version 2 qui y oblige (sauf si quelqu’un me dit comment change).

 

De même, les lignes verticales le long des articles ont disparu, je trouve ça un peu dommage, j’aime bien quand les choses sont un peu plus encadrées, ça donne un peu plus d’ordre, ça fait moins blog aware de collégien. Alors je pensais éventuellement changer d’apparence, et je vous propose ces deux choix (cliquer sur le dernier pour un aperçu taille réelle):



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Dites-moi ce que vous en pensez, si vous êtes plutôt pour l’un, plutôt pour l’autre, plutôt pour ne rien changer ou que je déniche un truc plus ciblé… Il y a du choix, dites-moi ce qui vous irait (que je partage un peu l’administration, on est tous copaings).

 

Voilà, sinon aux dernières news la vidéo de la semaine d’inté touche à sa fin, plus que le générique final et des textes par-ci par-là à rajouter, et je pourrai enfin essayer de l’encoder, pour qu’on me dise ce qu’il y aura à changer (ou pas). Je certifie pas qu’elle sera dispo ici, ce sera plutôt en private (problèmes de taille de fichier, et aussi pour ne pas risquer de diffuser à outrance la vérité sur la semaine d’accueil des première année).

Et puis cette après-midi j’ai vu Nicolas Roos au canal de Fontainebleau, on s’est fait une session jonglage, on a bien discuté, c’était vraiment agréable. Nicolas c’est un type vraiment adorable, même s’il paraît un peu sauvage, comme qui dirait. Et puis on a zyeuté La vie est un miracle de Kusturica, et on prévoit de se filmer quelques scenettes de parodie de Heroes un de ces quatre… Y a moyen de rigoler. Et puis j’ai repris des nouvelles de Cyril, là aussi on a eu un bon moment, j’ai (enfin) des nouvelles de Seb qui niche à Arcachon pour le moment, et puis ben cette semaine il va y avoir un peu plus de monde à voir. Coucou Marquise !
par Ntonio publié dans : Pour le Blog
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