Dans une pensée utopiste, cet article devrait permettre de mettre à plat tout ce qui a un lien avec mes amours depuis de nombreuses années, et l’évolution au
fil du temps de mes sentiments et de mes attirances. Dans une pensée utopiste, cet article devrait être un tissu de sincérité et de transparence, afin de mettre au clair bon nombre de mes
relations avec des personnes. Dans une pensée utopiste, cet article devrait me permettre de tout dire pour que rien ne soit flou, et les personnes le lisant devraient en ressortir sereines. Dans
une pensée utopiste, tout le monde est parfait et très gentil.
Or notre monde n’est pas cette utopie et je suis bel et bien naïf.
Tout commença pour de vrai au collège. Avant, durant la Primaire, quelques amourettes de-ci de-là, rien de concrétisé, une simple rivalité entre garçons et
un bon paquet de maladresse, qui ne me quittera plus jamais. Je suis donc entré en 6e avec mon cartable sur le dos, mes grosses lunettes et mes dents en vrac, j’y ai rencontré Daphnée,
je suis tombé amoureux, elle est tombée amoureuse d’Eloi, j’ai été très jaloux, il ne l’aimait pas, il ne m’aimait pas. Maintenant on est deux gars constituant un duo d’amis les plus inséparables
du monde. J’adore ce petit paradoxe.
Puis il y eu la 5e, je tombai amoureux de ma voisine Audrey (c’était la mode d’être amoureux de façon annuelle semble-t-il), j’étais toujours
suspicieux envers Eloi, et puis je rencontrai la même année en cours de Latin et à la chorale du collège une charmant demoiselle, prénommée Marjorie. Petit à petit j’ai oublié Audrey pour me
focaliser sur cette habitante du bord du Loing, mignonne comme tout, adorable, maquée avec un breton. Dure nouvelle à l’époque, mais je ne démordis pas. Les années continuèrent, et je ne perdais
pas ma ferveur, j’étais même franchement épris. Si je passe tout ceci bien vite, c’est qu’il n’y a pas matière à s’éterniser, que ce sont des affaires classées mais que des souvenirs restent bien
en tête et qu’il est important pour moi d’en parler. Une époque qui m’est chère… Marjorie me séduisait pas ses centres d’intérêt, sa candeur, et fine silhouette… Eloi était dans le secret (on
avait fini par être copains), ce devait bien être le seul à priori mais Marjo a appris cependant mes sentiments envers elle par quelqu’un d’autre qui a été tenu au courant.
Le premier coup de semonce est arrivé en fin de 3e quand elle m’apprend qu’elle déménage pour Avignon, définitivement, et que donc je ne la
reverrai qu’occasionnellement. Cette nouvelle et ce qui s’en suit seront le point de départ de toute la création de mon monde des sentiments, avec ses jeux et ses secrets…
Durant le mois d’Août, pendant un séjour à Ciel, je me surprends au lever à avoir rêvé de Marjorie, et son image me mine toute une journée. Le fameux 3 Août.
C’est alors que e me décide à lui révéler mes sentiments, par un moyen qui reste encore aujourd’hui un refuge pour ce genre de choses : la lettre. Accompagné de Radiohead (The Bends) et Lisa
Ekdahl, je me suis donc attelé à la rédaction d’une longue lettre d’explication (quatre pages, c’était pas mal pour un début) au crayon. J’en ai gardé un exemplaire de brouillon pas terrible,
mais je ne sais plus bien où je l’ai fourré. Quoiqu’il en soit, cet écrit démarra une longue correspondance entre elle et moi, intensive pendant plus d’un an, puis s’effilochant petit à petit,
mais dont nous sommes toujours très fiers. Sa première lettre m’apprend qu’elle était au courant de mes sentiments, mais ne révèle rien de plus cependant… Je la garde alors bien ancrée au fond de
moi-même, son silence vis-à-vis de ses sentiments personnels propices à tout un fouillis de fantasmes et de croyances.
Septembre 2002, entrée en 2e, nouvel univers, nouvelles relations, renaissance totale de ma personnalité. Le petit Antoine coincé avec ses
binocles et son manque de relations et resté à la porte, et j’étends d’un coup mon champ de connaissances, en me personnalisant un style à moi, bien unique, qui me convient… J’aurais du mal à me
décrire, je pense pouvoir laisser cela à la charge de tous ceux qui m’ont connu à cette époque. Bref. Je rentre, Marjo est toujours dans ma tête, je fais la connaissance de tout un tas de gens
supers, je fais la connaissance de nouvelles personnalités féminines, dont une demoiselle un peu paumée comme moi, qui m’aurait déjà aperçu quelques mois auparavant lors d’un concert de guitare.
Murielle venait d’entrer dans ma vie.
J’ai passé mon année de 2e en étant toujours plus ou moins accroché à Marjo (merci la correspondance par lettres !), tout en fantasmant comme
n’importe qui sur certaines autres personnes de mon entourage… Une année paisible de ce côté-là, sans rien de particulier mis à part la distance me séparant avec celle que j’aimais. Et puis des
vacances d’été un peu houleuses, un séjour en Bretagne à Trestel en fin de mois d’Août, une grosse rechute sur Marjo, vraiment malade d’amour, un pic en somme, qui me fit mal, et à mon retour à
Moret, une lettre de quelqu’un d’autre à qui j’avais écrit pendant les vacances depuis Val d’Isère… Clélia me répondait de façon très énigmatique, tout comme l’avait été ma lettre. J’avais un peu
flashé sur cette jeune fille très affective.
Un changement du tout au tout s’opéra, j’oubliai totalement Marjorie pour ne flirter qu’ave Clélia pour un petit bout de temps, puis le jeu s’éteignit, je ne
savais plus trop si je m’étais fait des films ou pas (comme d’habitude)… Mois d’hiver, étude en Ré Majeur de Fernando Sor que je lui ai assimilé, Edward aux Mains d’Argent en sa compagnie où j’ai
pleuré, une époque où Miyazaki devenait grand dans mes références… Bref une année de Première partie au quart de tour mais qui se continuait sans grand fil directeur, malgré de grands moments en
compagnie de mes amis du lycée… Et puis vint un mois de Mai, un dimanche sans rien de prévu à part une pièce de théâtre le soir où jouait Eloi… Je proposai à Murielle d’y venir, et de passer
l’après-midi par la même occasion…
Mon côté très négatif dirait que c’est la pire chose que j’aie pu faire, mon côté optimiste (dominant) dirait que ce fut l’avènement d’une grande expérience.
Mon côté normal dira en somme que ce fut le démarrage d’une amusante histoire tordue à souhait qui se finit difficilement.
Ce premier dimanche, cette première venue de Murielle chez moi avait déjà un côté particulier. On ne s’était jamais invités jusqu’à présent, et je me
rappelle que juste par ce fait il y avait un petit quelque chose qui n’a pas été dit mais qui s’est senti, et qui nous rendait heureux, qui nous a poussés dans la confidence, dans la proximité,
par la suite. La pièce du soir présentait notre première sortie à tous les deux, il y avait quelques bons vieux copains du collège, comme Vincent Christophe, mais nous nous sommes placés un peu à
part, quand même avec des connaissances, comme Mathilde je crois. Je suis certain qu’à l’époque je pensais déjà à Murielle, parce que je me rappelle que cette soirée ne signifiait pas rien pour
moi. Si je n’étais pas déjà attiré par Murielle, au moins c’est à partir de cette soirée que ce le fut réellement. Pas encore extrêmement profondément, mais déjà bien quelque chose.
Vint la fin de l’année, et puis les vacances. Murielle n’avait pas de perspective de départ, elle allait passer deux mois chez elle. De mon côté je partais
pour la montagne, nous nous sommes échangés quelques lettres, nous étions vraiment proches désormais. Et puis elle a fini par partir quand même au bord de la mer avec ses parents, au moment où je
rentrais, j’ai senti qu’elle me manquait durant ce temps. Et enfin, second gros temps fort de cette époque, avant que tout ne se complique : fin du mois d’août, Murielle revient de vacances,
on planifie de se voir chez moi, et elle sonne à ma porte, presque en larmes, avec tout un paquet dans son sac. Ses larmes, dues à une nouvelle médicale pas joyeuse, m’a rendu tout bizarre, je ne
savais pas quoi faire, mais ce moment où elle a pleuré un peu devant moi, alors qu’elle s’était retenue jusque-là avant d’arriver chez moi, ce fut un pas supplémentaire dans notre attachement. Et
il y en eut un deuxième, quand elle me tendit ce qu’elle contenait dans son sac : un énorme tas de lettres qui m’étaient destinées, qu’elle avait écrit durant mon absence, où elle me disait
tout sur elle, sur sa vie et ses problèmes, en réponse à un de mes Journaux de Vacances que je lui avait confié, parce que je voulais qu’elle le lise… On a passé l’après-midi à les lire et à en
discuter un peu, il y avait des phrases qui m’étaient adressées et qui m’ont fait chaud au cœur, même si ça ne restait dans l’absolu que des phrases d’amitié. Je les ai relues le soir, seul, et
j’en ai pleuré tellement c’était beau pour moi, et cette touche d’affection envers moi a fini de me rendre totalement amoureux. Je lui en ai fait part directement, et à l’époque, en tant que
suggestion, pour savoir ce qu’elle en pensait. Je n’ai plus le mail qu’elle m’a envoyé en retour, je crois. Mais en fouillant dans mes souvenirs, c’est à ce moment là qu’elle a parlé de relation
platonique. En quelque sorte, déjà un joli « stop » à mes ardeurs.
Rentrée de Terminale, l’année la plus éprouvante en termes de cœur. Entre nous tout va encore très bien, même si je couve désormais pour un bon bout de temps
un sentiment très fort envers Murielle. On fête Halloween chez elle avec des amis, on se sent comme frère et sœur à l’époque, vraiment, tout proches. Chloé, qui est là, me dit qu’en effet ça se
voit qu’on est pas indifférents l’un envers l’autre. La nuit vient, encore une nuit blanche pour mon compte, on dort tous les uns contre les autres, comme par hasard je suis à côté de Murielle,
on se marre tous les deux pendant une bonne partie de la nuit, et sur la fin, je la prends presque dans mes bras. Aucune réaction, mais aucun dégagement non plus. Le lendemain, ambiance bizarre
entre nous deux, je suis sérieusement dans le pâté à cause de ma nuit blanche, je reste après le déjeuner, on sait tous les deux qu’on a des choses à se dire, on se le dit, même, et pourtant, ô
comble de la faiblesse, ni l’un ni l’autre ne trouve l’énergie de mettre le sujet sur le tapis. Je rentre chez moi, et même à peine après l’avoir quittée, je me maudis de ne pas lui avoir demandé
et qu’on ait parlé. Du coup je lui rédige un joli mail, où je lui dis tout. Un énorme déclencheur.
Elle le lire quelques jours plus tard, elle sera affolée, elle se sentira coupable, parce qu’elle ne veut rien de tout ça, mais qu’elle ne veut pas me perdre
non plus, et qu’elle se sent responsable de m’avoir laissé me faire des histoires. Elle en parle à Eloi, qui la motive à tout me dire elle aussi. Elle me rédige la lettre la plus importante de
toutes, à l’encre de chine, où elle me dit clairement que non. Elle me la tend un vendredi matin, le la lis, mais avec mes idées à moi qui ne rêve que d’être avec elle, et en réalité je ne la lis
absolument pas, c’est très étrange, je ne fais que survoler les mots, en me disant que c’est fait, nous voilà ensemble. Grosse erreur, n’est-ce pas, de lire « oui » quand c’est écrit
« non ». Du coup je passe une journée dans la totale illusion, Eloi, qui lui sait que Murielle a dit « non » me trouve bien positif (ben tiens !).
Finalement, le soir, pour le plaisir, je relis la lettre, et c’est seulement à ce moment là que je me rends compte de la (pénible) vérité. Coup de fil à
Eloi, qui me dit que ben oui, je ne suis pas malin. J’ai eu très mal ce soir là, j’ai beaucoup ri, mais j’ai beaucoup tremblé aussi, et je me suis senti tout faible… Ca m’a fait un choc du
tonnerre.
Cet événement me poussa durant les semaines qui suivirent à me forcer à me tourner vers autre chose. Entre Murielle et moi, toujours une très bonne entente,
toujours un constant échange de mes Journaux de Vacances, où elle a écrit quelques pages, pour ne rien nous cacher (mais en fait on s’en cachera quand même, des choses, et des plus sérieuses). A
la recherche d’une branche pour amortir ma chute, je trouve Caroline, amie de Chloé, que je sais amoureuse de moi. L’affaire est presque dans le sac, je l’aime bien à la base, il ne faut pas
beaucoup de temps pour qu’on sorte ensemble. Regrettable erreur. Entre nous, ça ne marche absolument pas, rien ne se passe, même pas un vrai baiser d’amoureux, juste une tentative où j’explose de
rire, que dalle, l’un comme l’autre on était à la recherche de quelqu’un, mais une fois qu’on l’a été, on ne s’est pas sentis à notre place, avec la bonne personne. J’essaie rapidement de m’y
forcer quand même, mais ça ne marche pas, et au final je décide d’arrêter là la mascarade. Une rupture un peu tranchante, qui l’a blessée même si elle s’y attendait, et du coup on a eu un
terrible froid durant plusieurs mois, qui m’a mis très mal à l’aise, et qui a contribué à ce que je passe un milieu d’année pas joyeux.
De mon côté, cette expérience me révèle bien que je n’ai pas du tout oublié Murielle en définitive, et que je suis toujours après elle. Irréductible, c’est
vraiment dingue. Et malgré le fait que j’essaie de me raisonner, je n’arrive pas à décrocher, malgré mes efforts, je n’arrive qu’à penser à elle, qu’à la tenir dans mes bras. C’était une belle
époque (par moments), je me sentais plein d’amour, même si j’étais insatisfait. Elle le sent encore, elle sait que je n’ai pas décroché d’elle. Entre temps, vers Pâques, Caroline et moi reprenons
un peu les choses en main et décidons de ne plus être en froid, c’est un beau soulagement pour tous les deux, et on retrouve notre complicité d’avant, entre amis. De son côté, Murielle, qui veut
me montrer que non, même si elle me considère comme son meilleur ami, elle n’ira pas plus loin que ce statut, se trouve elle aussi un gars avec lequel elle va sortir durant une très courte
période, le type se révèle être un vrai pourri. Ca m’a aussi fait mal, quand je les ai vus tous les deux, c’était à une fête organisée par Eloi, j’ai passé une soirée très mélancolique. Mais la
présence d’Eloi m’a bien aidé à regarder les choses pas trop cyniquement.
Et puis quand elle a rompu avec Morgan, son petit copain de quelques jours, ce fut comme pour moi le signe inconscient d’une nouvelle possibilité pour moi de
tenter quelque chose avec elle. Quand je vous dis que j’étais têtu envers elle, et un peu con aussi, quand même, à ce stade. Bref, encore une fois je tente ma chance, j’ai un grand relent d’amour
pour elle, je me prends un nouveau « stop » en pleine gueule durant le début des grandes vacances. Mais il ne m’arrête pas dans mon élan, bien qu’il me force à me raisonner, enfin.
Alors, comme après Halloween, je cherche à me tourner vers quelqu’un d’autre. Durant l’année j’avais plus ou moins flirté très rapidement avec des connaissances, là durant les vacances je me
disais que, pourquoi pas, une expérience très brève mais intense avec Audrey Derache pourrait être envisageable, car je sentais peut-être quelque chose de son côté à elle. Mais je savais aussi,
même si je ne me le suis pas assez mis en tête, que ce n’était pas quelqu’un qui se lancerait dans un truc à court terme, juste pour l’expérience. Bref, tout en me changeant ainsi plus ou moins
les idées, et avec la perspective de mes 5 années à Toulouse qui arrivaient, loin de ce monde complexe, j’ai pris la décision de vraiment m’arrêter pour Murielle, enfin. Pour de vrai. Elle a été
diablement soulagée quand je lui ai dit. Et moi aussi, j’étais heureux, au final.
Je ne regrette pas toute cette histoire, loin de là, même si je sais que j’ai souffert. Mais ce jeu entre nous d’être plus coupable que l’autre, de dire que
« nan c’est moi le responsable et pas toi », ça nous a toujours attendri, et moi davantage sans doute, c’est pourquoi on a toujours été très proches. Ce fut une année et demie où j’ai
été sous l’envoûtement de la passion, vraiment. Et pendant longtemps je ne ressentirai pas ces mêmes émotions. Avec Audrey, rien de sérieux donc ne se passera, et je partirai dans un état
d’esprit relativement serein, clair et prêt à découvrir beaucoup de chose pour la direction de Toulouse. Mais cet échec me donnera un arrière-goût d’amertume très fort, et il me sera très
difficile de croire à nouveau à la passion et l’amour pour quelqu’un d’autre, après avoir si fortement cru uniquement en Murielle.
L’INSA changera toutes les choses du tout au tout. Un tri assez important parmi mes contacts gardés, dû à la distance, des entrevues assez épisodiques avec
eux. J’ai gardé à ce moment-là un contact assez régulier avec Murielle, on était souvent au téléphone, et puis l’amertume des événements aidant, ces appels m’ont agacé, j’ai trouvé qu’on n’avait
plus beaucoup de sujets communs, chacun dans ses études. On s’est un peu engueulés, l’ambiance a légèrement commencé à se dégrader, même si on était toujours amis. Il m’est arrivé de la vexer à
cause de mes remarques. A côté, j’ai découvert MSN et toutes ses possibilités, comme le contact régulier, et les discussions avec des gens lointains. Ainsi Marjorie est revenue dans mon quotidien
plus que jamais, car après la très fournie correspondance épistolaire qu’on a eue durant les années lycée, MSN nous permettait de discuter tous les deux très souvent. Très vite, entre les mini
tensions avec les amis du lycée et la présence constante des gens de l’INSA, Marjorie fut mon petit échappatoire, un soutien très précieux, plus régulier qu’Eloi, et moins sarcastique, notre lien
de confidents se raffermit très sensiblement. Je savais que je ne la perdrai jamais, et qu’on s’entendait à merveille. Comme je savais qu’elle était avec Guillaume, là haut à Lille, et qu’ils
étaient très bien ensemble, je n’ai pas cherché à m’engager dans quoique ce soit, de peur en plus de risquer notre relation d’alors.
Durant toute cette année à l’INSA, et encore pour un certain temps l’année suivante, j’ai éprouvé un scepticisme plus que fort envers une possibilité de
retrouver un vrai sentiment amoureux pour quelqu’un. J’avais bien quelques connaissances qui en m’étaient pas trop étrangères, j’ai réfléchi à Mélodie par exemple, que je commençais à fréquenter
plus souvent, et qui correspondait à un modèle de fille assez active, que je recherchais un peu. Mais rien de particulier en réalité durant cette année. Juste des éventualités vite dégagées, si
l’on veut.
Grandes vacances. Un voyage entre amis avec Sébastien, Murielle et Audrey, le trio que je revoyais à toutes les vacances pour des soirées posées sans vraie
activité. Camping de deux semaines, d’abord dans les Pyrénées puis à Arcachon. Et j’ai ressenti à ce moment les vrais signes d’un ras-le-bol pour les personnalités des deux filles, même si durant
l’année j’avais pourtant cherché à ne pas soulever ces problèmes dans ma tête. Déjà durant l’année, Murielle était venue à Toulouse quelques jours, c’était très bizarre, ça manquait de chaleur,
ça m’avait dérouté. Et puis là ces vacances qui m’ont plu, mais m’ont aussi exaspéré. Quelques mois après là rentrée, j’ai pété un câble et j’ai dit les quatre vérités à Audrey, que je
soupçonnais toujours d’ailleurs d’être plus moins après moi (mais je n’en sais en réalité toujours rien à l’heure actuelle). Gros clash, je n’ai plus de nouvelles d’Audrey depuis, et Murielle a
instauré un très grand froid avec moi, qui va peut-être bientôt si dissiper maintenant petit à petit. Bref, rien à voir avec les histoires de cœur, mais ça aura quand même son influence par la
suite.
Car en perdant ces racines-là du côté de Fontainebleau, même si j’avais toujours Eloi, Seb et les autres, il y avait quelque chose qui s’était fini, et je me
suis davantage tourné vers l’INSA, vers « pas Fontainebleau ». J’ai ainsi commencé à reprendre un peu mes tentatives d’histoires de cœur, en essayant de m’éprendre pour quelqu’un. C’est
tombé sur Anaïs principalement durant l’hiver, il y avait quelque chose, mais je n’étais pas certain d’être le seul bénéficiaire de ses clins d’œil. Et puis, même si je l’ai tu, et que je ne m’en
suis pas aperçu de suite d’ailleurs, Marjorie reprenait la tête de la course également. Alors quand j’ai senti qu’avec Anaïs ça n’allait pas avancer plus que ça, j’ai retrouvé des sentiments que
je connaissais envers ma vieille amie du collège.
Epilogue : je ne vais pas chercher à mettre maintenant des mots sur la situation présente, je préfère avoir davantage de recul, que les choses se
stabilisent, parce que ça bouge un peu tout le temps en ce moment, et que je ne sais pas où tout ça va me mener au final. Je n’ai aucune certitude, seulement de l’espoir, ou des souhaits. Je sens
que j’ai besoin que quelque chose m’arrive enfin, et avec Marjorie ça partirait illico sur les chapeaux de roues. Seulement il y a un pénible problème de distances, en plus de problèmes
relationnels avec son ex, et de situations financières qui ne permettent malheureusement pas tout. Un problème de distance, physique cette fois-ci, qui nous met actuellement en stand-by, en
hésitations, remouds, entre raison et désir. Rien n’est simple.
J’espère avoir été suffisamment clair dans tout cet article, qui, au final, nous fera 6 pages en Times New Roman taille 12, même si je sais que je n’ai pas
tout raconté dans les détails. Certains détails se sont perdus dans des pages de Journaux de Vacances, qui sont restés à Toulouse à l’heure actuelle. Et puis certains détails sont purement
personnels, et n’apporteraient rien à l’histoire. Même si j’aime expliquer les choses en long et en large, je sais qu’il y a des choses plus privées qui ne concernent que des personnes
particulières et moi. Nombreuses auront sans doute été les surprises, je ne pensais d’ailleurs pas aller aussi loin dans l’histoire de l’INSA, d’ailleurs, mais finalement ça me permet aussi des
classer les choses.
Et pour terminer, je vois qu’au final, même si les temps sont souvent difficiles après une histoire de cœur, je garde des contacts vraiment privilégiés avec
les personnes qui m’ont chaviré. Sauf Audrey, mais même Murielle, malgré l’indifférence de cette année, on est contents de notre passé, et on ne s’oubliera pas, c’est certain.
Cela
dit notre monde n’est pas cette utopie et je suis bel et bien naïf.
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