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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Jeudi 31 août 2006

Deux soirées et un séjour à Vias, et me voilà le plus heureux des hommes !!

 

L’univers insaien dans toute sa splendeur. Lundi soir, j’arrive vers 17h, après une journée de train un peu monotone où j’écris le précédent message, je déballe, j’ouvre tout en grand, ma 2e installation s’amorce…

 

Et puis je vois filer sous mes trois fenêtres Mélodie, jupe et bottines, reconnaissable par sa coupe de cheveux… Un petit texto et la voilà à l’entrée du 1667, pétant la joie et la forme, bondissante de bonheur de retrouver les vieilles connaissances… Un accueil fort chaleureux de la part de ma petite binôme pour mon retour en terres insaiennes… Une rapide entrevue de Ludo, des cartons de T-Shirts à trimballer, un bonjour à Stephen qui reçoit sa mère et puis déjà un nouveau sac à faire pour partir à Vias par le train rejoindre Joris & Cie pour quelques jours en bord de mer…

 

Ce séjour sur les plages de Méditerranée n’ont pas manqué de goût pour commencer à finir les vacances en beauté… Joris, Aymeric, Claire, Dimitri et Camille, et Paul pour mon jour d’arrivée : une bonne brochette de joyeux lurons pour passer de formidables journées. Le temps resté là bas peut paraître court (deux jours et demi), les activités ont foisonné. D’abord une première excursion à la plage avec tout le monde, occasion de tester l’eau plutôt fraîche en raison du vent du nord, de s’adonner à une partie de volley aquatique fort amusante, de faire quelques pâtés et une démonstration du mythique frisbee Bouygues Construction… Et puis un retour au bercail (maison de grands parents libérée rien que pour nous), le départ de Paul, le dîner en compagnie de Matthias et Rémi, deux cousins de Joris, avec lesquels on s’est ensuite fait une partie de Risk en équipe (Aymeric-Claire, Dimitri-Camille, Joris-Rémi, Matthias-moi). Joris et moi nous y sommes poutrés l’un l’autre, Aymeric et Claire ont prospéré tout du long, et Dimitri et Camille on pris l’Asie (bel exploit !). Victoire évidente des Bleus, à savoir le MIC et la physicienne…

 

Le lendemain, splendide journée avec lever à 11h30 (sacrilège !), a commencé avec un méga petit déj pour éviter d’avoir à faire un repas de midi. Cela s’est poursuivi par une partie de Colons de Katäne, remarquable jeu de stratégie, tout simple et détendant, notamment quand on chante « Ce rêve bleu » avec Dimitri durant une bonne partie du jeu. Et puis re-plage avec quelques brasses au large, et surtout une mémorable partie de volley avec tout le monde et une ambiance vraiment délirante… Souvenons-nous de Dimitri qui s’écroule lorsque je chante « Besoin de rien envie de toi » en réceptionnant en manchette plongeante… Une formidable après-midi suivie d’un nouveau repas de roi à la maison, et d’un tour à l’Europark, site d’attractions de qualité, avec donc un tour de montagnes russes (à en ressortir le chèvre chaud), quelques autos-tamponneuses et une descente aquatique (plouf à minuit !). Et bien sûr une petite gaufre pour finir en beauté, avant d’aller admirer les étoiles filantes et chanter les chansons de Darricau sur la plage…

 

Troisième jour. Six petites heures de sommeil. Et une bonne rando au cirque de Mourèze, au paysage insolite, et aux taillis piquants. Joris nous a encore fait quelques belles bêtises, me donnant pas exemple l’occasion de m’arracher et de pourrir une chaussure, mais la balade valait le coup ! Une journée passée dans le maquis et les cheminées de pierre, avant de partir pour de bon vers Toulouse, à discuter de choses et d’autres et à avoir apprécié ces quelques journées bien sympathiques.

 

Le coup final fut à mon retour… 21h20, come back au 1667, avec un appel de Murielle complètement catastrophée et abattue pour ne pas avoir envoyé à temps son dossier d’inscription à l’INSA, et la venue de Stephen et Mélodie pour une première soirée pâtes. Des sentiments partagés entre l’inquiétude pour la situation de Murielle pas désespérée pour autant, et la bonne humeur de la soirée agrémentée d’un crumble made in R7 1104. La plus formidable issue de la soirée fut l’enchaînement de musiques : d’abord Nausicaä et M pour le repas, puis toute une flopée de Radiohead aux bougies pour faire découvrir à Mélodie…

 

Fake Plastic Trees, Planet Telex, The Bends, High and Dry, Let Down, Karma Police, 2+2=5, How To Disappear Completely, I Might Be Wrong, You And Whose Army?, I Will, A Punchup At A Wedding, et pour finir tout l’album d’OK Computer…

 

 

A 2h20, Stephen s’est décidé à rentrer quand même faire un somme, Mélodie s’est endormie sur mon lit, j’ai terminé sur Everything In Its Right Place tout doux, et puis j’ai laissé quelques bougies allumées, pris un coussin qui traînait et me suis couché par terre…

 

Réveil de Mélodie sur les 3h du mat’, départ discret (mais je n’étais pas complètement endormi)… J’ai pu regagner le lit pour 5h de sommeil… Lever 8h au cas où pour filer un coup de main à Murielle à l’administration, et grand soulagement lorsqu’elle m’apprend que tout est rentré dans l’ordre… J’en suis donc là, à regarder les PPAs débarquer sur un fond de Radioheadn qui aura bercé une formidable dernière soirée d’Août… Une année qui commence sous un très bon signe… Et une semaine d’inté qui s’annonce explosive… Le mythe se remet en route…

 

Les bonnes idées de Joris…

par Ntonio publié dans : Nice dream
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Lundi 28 août 2006

Dans un siège de Première Classe, accompagné par 5 heures de Pink Floyd, je roule vers Toulouse, étape d’un soir, avant de rejoindre Béziers puis Vias. Tel que je suis, je fais encore face à la gare Montparnasse, à Paris, à toute la région Ile-de-France, à cette famille qui concerne mon passé et qui ne se limite pas qu’à mes parents. On doit avoir presque atteint la Loire , le ciel gris et pluvieux commence à se percer… Je reviens à Toulouse après deux mois de retour aux racines, après avoir vu la famille, vu les amis, fait un stage, vadrouillé en camping et surtout, surtout avoir passé mes quatre derniers jours de répit à Moret.

 

Echoes… C’est après être revenu des deux semaines de camping avec Audray, Murielle et Seb que j’ai fini ma semaine à la maison. Les parents, qui ne m’ont pas beaucoup vu des vacances, exigeaient que je reste le plus possible à la maison, notamment pour les repas et les soirées… Enfin, ils m’interdisaient plus particulièrement de revoir « ENCORE une n-ième fois tes copains, tu les as déjà vus pendant deux semaines, et puis c’est sans compter toutes les soirées dans l’année, etc… », c'est-à-dire justement le trio Seb-Aud-Mu. Alors que de leur côté je recevais de nombreuses sollicitations avant mon départ, même pour juste un dîner ou une simple après-midi…

 

A côté de ça, j’avais un milliard de trucs à régler (sans compter les imprévus de dernière minute !), les préparatifs, tous ça… Nuits sans grasse matinée, journées speed, peu de temps pour souffler pour de vrai, dix mille pensées dans la tête, et toujours les copains à proximité, mais bloqués.

 

Et puis malgré tout, petit à petit, j’ai trouvé le bonheur de retrouver quelques-uns, et les entrevues resteront sans doute longtemps en tête… D’abord une après-midi chez Eloi, auprès duquel je trouvais toute l’aide nécessaire pour faire et terminer le fameux générique de la Com ’Vidéo (qui rend bien ! je suis content !), évidemment accompagnée de bonnes rasades de Nutella et d’anecdotes de vacances, et d’une ambiance désormais bien familière chez mon bon vieil ami. Et puis le lendemain, petit retour chez lui en début d’après-midi, pour récupérer diverses choses et prendre le 5e album de « De Cape et de Crocs », délirant à souhait !... (« OUI !!! L’APOCALYPSE !!! »)…

 

Sous le ciel maussade et variable, j’ai continué ma route à dos du vieux Rockrider 320 de Charles, gris celui-ci, aux vitesses bloquées sur 7, à la chaîne dure et aux roues freinées de nature, en passant pas la fameuse 17% (sens de la montée)(cf. Frenzy) direction Thomery et la masure de mademoiselle Audrey (qui n’a d’ailleurs pas encore écrit son premier commentaire ici-bas !)(enfin, pas à mon souvenir…), histoire également de récupérer des photos de Gavarnie et du Cap Ferret… Quelques heures passées en sa compagnie, douce et simple, en commençant à déprimer sur l’année à venir (on retape chacun de notre côté), les choses qui vont changer, les entrevues qui seront plus difficiles… Bref, petite mélancolie d’une journée de fin d’Août, avec pourtant en tête de bons souvenirs de ces deux semaines de camping, et l’impression que les liens se forgent davantage…

 

Le train roule, mes pensées s’égarent… Petite réminiscence de fin de vacances de Février (ou de Noël, de ne sais plus ?), dans un wagon de Première Classe, avec Shootenanny! et une lettre à Murielle…

 

C’est un doux plaisir que je m’accorde, de laisser mon esprit partir un peu à l’abandon, car là j’ai le temps, et que j’aime penser avec mélancolie aux amis, aux souvenirs, aux choses du cœur… Sans dépression, juste un vague à l’âme léger et agréable…

 

J’ai quitté une Audrey au regard brillant pour filer dare-dare sous la pluie vers la dernière escale : Samoreau, Murielle, et le but officiel donné à mes parents de cette petite excursion : lui confier l’ordi que je ne peux remporter moi-même à Toulouse par manque de place… Il viendra avec elle le 1er Septembre…

 

(… Time… c’est beau, Pink Floyd !!...). Accueil habituel de Sally qui me court dans les jambes à peine ai-je sonné, et puis retrouvailles avec Murielle nettement différente de celle que j’ai quitté accoutrée de son sac de rando et de ses pompes de montagne mercredi… La mine bien fraîche, les cheveux soigneusement ondulés, des habits propres et une bonne humeur affichée, la bienvenue au 14 rue des Danjoux fut réjouissante… Je ne me suis pas éternisé trente ans, juste le temps de voir avec elle les photos des vacances désormais presque complètes, et puis un au revoir pas aussi larmoyant que l’année précédente, puisque nous nous retrouverons à l’INSA dès le 1er. .. Oui, ça va faire bizarre… La journée s’est terminée ainsi, après un retour par les bords de Seine sous un déluge bien comme chez nous (vive le Seine-et-Marne !!!), avec l’espoir formulé de peut-être se faire un truc demain dans la journée avec Audrey et Murielle, mais sachant bien que dans le fond mes parents allaient tirer une tronche de zombies. Déjà qu’au début je devais voir Marjo de passage dans la région, maus que le projet devenait un peu bancal…

 

Il ne fallait pas s’en étonner, les parents, que je ne peux non plus renier (c’est ma famille merde, j’en profite tant que j’en ai toujours une !) ont fait « niet » quand j’ai à peine commencé à entamer l’amorce d’une idée de sortie de… enfin, bref c’était pas la peine d’insister. De surcroît, il y a eu les paperasses de dernière minute pour l’INSA, pour la banque, pour ceci ou cela… Bon, petite consolation : j’ai pu goûter au plaisir d’assister entre frères à un magnifique grand prix de F1 à Istanbul, où nos pilotes ont encore fait des étincelles (vive le Baron Rouge !).

 

Et puis dans la journée, texto de Marjo, me donnant rendez-vous à 18h30 au manège à Bleau… Le cœur bondit, le sourire s’étire… Marjo et Guillaume passent à 10 km d’ici, et cela fait bientôt deux ans que je n’ai pas vu ma vieille et si chère connaissance !... (je vous parlerai d’elle un jour, n’ayez crainte…). Alors, ultime essai : Papa, Maman, je peux ?... Je ne sais pas si c’est parce que j’ai insisté une fois de plus pour sortir, ou que Marjo fait partie pour eux des « mais rares et donc soyons cléments, il ne les voit pas souvent », ou qu’Inès (Morétaine comme moi) était conviée également (d’où possibilité d’échapper pour eux à un trajet en voiture)… Bref, la permission fut accordée, étonnement facilement (ils aiment si peu me voir aller à Thomery d’habitude ?), et me voilà donc face à ce mythique manège en face du cinéma bellifontain en compagnie de cette vieille branche d’Inès (ça faisait un bail aussi !), dans cette ville où je suis finalement peu allé cette année… Quelques instants d’attente à discuter vacances, jusqu’à l’arrivée magique de Marjorie et son copain lillois…. Il ne fallait pas s’en étonner, la première chose qu’elle m’a faite, c’est me tirer les cheveux. Sacrée Marjo.

 

On les a donc retrouvés là, revenant d’un long périple à travers la France et les familles, moi faisant connaissance avec un Guillaume timide mais très impressionnant de mesure et de tact, maître de sa petite gêne dans cette région inconnue jusqu’alors, et Marjo se tenant droite du haut de sa petite taille, les cheveux courts (du moins pas aussi longs qu’avant !), son sourire unique aux lèvres et ses lunettes rectangulaires sur son petit nez… Un bouleversement, une joie, un somptueux mélange d’images, de sentiments, de rêves et de souvenirs de cette bonne amie et de notre passé…

 

Une pizzeria, des rues piétonnes, une gaieté personnelle comme pas si souvent, un léger soir d’été, une Napolitaine et quelques photos… Puis une excursion-retour jusqu’à Moret, les bords du Loing, les rues désertes, les vieux souvenirs… Enfin, un thé chez la famille d’Inès, tous autour de la table, comme avant, comme il y a 2 ans… ou 3 ans… ou même avant encore…

 

Superbe soirée inespérée, pour la gloire de notre éternité… Et retour at home (« pas trop tard, hein ! ») en courant dans les rues humides et vides, heureux, simplement heureux d’avoir revu tous ces visages, cet univers (encore un !) dont j’avais presque oublié la magie… Ca ne ressemble pas à l’univers d’Eloi, pas à celui de Murielle, pas à celui de la Grande Compagnie , pas à celui du Quatuor, pas à celui de l’INSA, pas à celui d’Etienne… C’est notre univers d’anciens collégiens, mais pas n’importe lesquels… Ceux qui ont connu la chorale, le Latin, le Grec, Miyazaki, Tanigushi, les chats, les mangas, les couleurs vives et chaudes, Cat Stevens, Harold et Maud, les lettres vers Avignon et tout ce que je ne dis pas… Un véritable transport.

 

Arrivée en gare de Bordeaux St Jean, passage d’une Garonne boueuse, et tourbillonante… Pink Floyd, Welcome to the Machines

 

[ajout de photos une fois que j’aurai récupéré celles de la soirée]

par Ntonio publié dans : Nice dream
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Jeudi 24 août 2006

Un rapide tour sur mon petit blog après deux semaines de vacances, histoire de dire que oui, il y a encore quelqu'un aux commandes, mais que c'est dur d'actualiser une page internet quand on galère au Butagaz dans un camping des Pyrénées...

Je vous ferai un récit détaillé plus tard de ces deux semaines de camping, par ce que là je n'ai pas vraiment le temps. J'ai déjà perdu une journée sur un logiciel de montage pour le générique du film de présentation de l'INSA (quel est le crétin qui a inventé un programme sans barre de tâches et qui affiche son nom lors du montage final sur la bande ?...). D'ailleurs, si vous avez une référence fiable d'un logiciel à télécharger sur telecharger.com, faites-moi signe (en gros il me faut un truc qui me permette de monter les unes après les autres des diapos avec texte et photo, fond sonore et éventuellement bribe de video).

Enfin voilà, plus que quatre jours à Moret avant de repartir jusqu'à fin Octobre dans le sud, avec un milliard de trucs à faire, et des parents qui ne veulent plus me laisser sortir... Je vais donc avoir de bonnes raisons pour boucler un générique du tonnerre si je suis efficace... Argh, ça va etre chaud chaud !!!

Enfin voilà, petit instantanné, avec l'espoir de trouver quelques minutes pour taper un joli article sur mon périple  de Gavarnie au Cap Ferret... En espérant que la patience est de votre ressort. Ah et puis il faut aussi que je m'occupe de ma page perso pour le stockage, ah merde !

par Ntonio publié dans : Généralités
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Lundi 7 août 2006

Au bout d’une ligne de métro parisien, la n°1, la jaune, celle qui traverse Paris d’est en ouest, à l’arrêt Château de Vincennes, il y a le parc floral. Sans être le plus grand ni le plus somptueux parc de la capitale, il est relativement calme et dégagé, malgré les allées et venues des promeneurs du dimanche… En ce dimanche 6 août, ces gens là étaient surtout constitués de petits vieux sortis profiter du temps doux, et de familles banales avec leur petite fille ou leur petit garçon… On aurait presque pu voir courir çà et là un Maixent, un Joachim qui aurait piqué le sifflet à roulette de Rufus, ou un Geoffroy poursuivi par Eudes qui est un copain très fort et qui aime bien donner des coups de poing sur le nez des copains. Bing !

 

On voit que je lis les 80 histoires inédites du petit Nicolas.

 

Bref, dans un parc tout ce qu’il y a de plus normal, même s’il faut payer honteusement 1,50 euros quel que soit le jour pour entrer (genre il est dur à entretenir !), aujourd’hui, il y a eu une chouette surprise. On était venus, Alexis, Charles et Agnès (sa copine), assister à un petit concert gratuit en plein air, enfin presque, parce qu’il y avait le chapiteau blanc. Et je dois vous dire que pour trouver un concert sans payer et avec des places assises, à Paris, c’est très rare ! Surtout pour ce qu’on est venus voir !

 

Certains les connaissent parce que je leur en ai déjà parlé, d’autres peut-être parce qu’il les ont connus pas eux-mêmes, mais pour le moment, de tous les témoignages que j’avais entendus, personne n’a trouvé ça mauvais. Je me souviens plus particulièrement d’Aymeric et Joris, épatés en les entendant…

 

Mais qui sont-ils ? Oui, parce que là j’en parle, mais on ne sait pas encore ce que c’est. Eh bien, voilà, nous sommes allés voir à 16h au parc Floral un concert dans le cadre du festival estival « Classique au Vert », parmi tant d’autres à chaque dimanche. Ils avaient commencé en Juillet par du jazz, avec entre autres Buddy Guy (je ne suis pas allé le voir, j’étais pas encore rentré de Toulouse), et ils continuent en ce moment avec du classique… Enfin, du classique… Pas encore tout à fait. C’est peut-être pour ça qu’ils les ont mis là, nos artistes de ce 6 août.

 

Le programme du concert s’appelle « De Bach au Beatles »… Ce n’est pas un titre à se rouler par terre, à première vue, mais c’est sans savoir qui l’interprète… Car, oui, je vas enfin donner leur nom, à ceux que nous avons vus aujourd’hui ! Ce sont les Swingle Singers.

 

Les Swingle Singers est une troupe de chanteurs fondée il y a une quarantaine d’années par Ward Swingle, un britannique, forcément (ouais, chez nous les grenouilles on ne fait pas grand-chose) (car Pow Wow, ils peuvent aller se rendormir, même si je n’ai rien contre eux). Au début, la troupe se composait de chanteurs, avec un petit accompagnement à la basse et à la batterie. Leur répertoire se constituait essentiellement de reprises jazzy de créations de Jean-Sébastien Bach.  Une couleur de voix splendide et remarquable, des adaptations mettant aussi bien en valeur la mélodie que le talent des chanteurs qui emmêlent leurs voix pour former une formidable mélopée dans laquelle on reconnaît des airs aussi connus que le Largo du concerto en clavecin en fa mineur (évidemment dit comme ça, ça dit que dalle, mais tout le monde le connaît). Les écouter était à l’époque déjà un réel émerveillement.

 

La troupe actuelle n’a absolument pas régressé, et elle se fait remarquer par son aptitude à garder les vieux classiques, à conserver ce style mis en place par Ward Swingle, et à explorer de nouveaux styles musicaux, toujours en les adaptant à une version jazz. Ainsi désormais aux côtés de Bach se trouve Cole Porter, The Beatles, Queen, et des musiques de film, de grands morceaux de jazz… Un élargissement du répertoire qui continue de se développer, et qui est toujours une réjouissance !

 

Ils sont huit, quatre femmes, quatre hommes. Deux sopranos, deux altos, deux ténors, une basse, et une batterie. Oui, car ils ont troqué leur vieille batterie d’il y a quarante ans pour une batterie en chair et en os, qui fait comme la vraie. Terrible ! Et pareil pour la basse, doum doum.

 

En joli costume de soirée, noir et fushia (si je ne me trompe pas dans les couleurs), voilà nos huit artistes anglais sur scène, avec une fugue pour orgue en sol mineur, de Bach forcément, et lâchant sous le chapiteau des voix vraiment magnifiques. J’ai été sur le popotin, en entendant la justesse des voix aigues, la précision des rythmes et les petites chorégraphies qui allaient avec… Ils bougent sur scène, expressifs, l’air vraiment ravis de chanter là, de s’amuser comme rien, et ils chantent, de façon vraiment très mélodieuse et enlaçante, avec ce fameux comportement anglais si difficile à décrire, un peu taquin, et complice… Chouettes, ces Anglais !

 

Et puis le coup du type qui dit au public qu’il y en a parmi nous qui nous demandons d’où sort le son de la basse et de la batterie car il n’y en a pas sur scène. Alors les deux guignols qui font la basse et la batterie s’adonnent à une petite démonstration amusante comme tout, et tout le monde et content et ce soir il y aura du gâteau au chocolat.

 

Désolé, c’est à cause du petit Nicolas.

 

Enfin c’est pas des blagues à la fin, ils font vraiment une prestation bluffante, et même après une heure et demie de chant devant des vieux en casquette short et T-shirt moches à souhait à avec des lunettes de soleil grosses comme des disques, ils ont toujours la pêche pour nous faire trois rappels. Mission Impossible, un autre des Beatles, et autre de jazz… Génial. Nous du moins on était contents comme tout !

 

On aura retenu tout particulièrement un interprétation très réussie du Boléro de Ravel, de Blackbird et de I Will des Beatles, et des quelques morceaux de Mozart dont je ne me souviens plus du nom… Et pourtant, il n’y avait pas eu une de leurs meilleures compositions, à savoir Ticket To Ride…

 

Alors voilà, forcément, à décrire comme ça ce n’est pas évident… Difficile de faire ressortir tous les petits aspects qui font que tout le monde est fasciné en les écoutant et en les regardant. Cet incroyable talent, par exemple, après des heures d’exercice sûrement, de faire des vocalises et des arpèges sur une seule mélodie, mais faite par plusieurs voix qui se relaient parfaitement et qui rendent tout cela parfaitement fluide… Cette alto qui nous enchaîne des notes à cent à l’heure mais en restant toujours très détachée et sans cafouiller, ce basse qui nous fait une formidable imitation d’un trombone rivalisant avec une trompette durant un solo sur Straighten Up And Fly Right de Cole (ont aurait dit les vrais instruments !)…

 

De tout ça, quelques photos, et puis quelques vidéos aussi… En espérant que FIP diffusera ça à la radio un jour où je pourrai l’enregistrer… En attendant, j’espère bien avoir le temps de m’occuper de cette page internet où stocker mes vidéos et autres fichiers, histoire de vous montrer. Quoique, pour avoir un premier aperçu, sur Windows Media Player, onglet « Guide », on trouve quelques morceaux gratuits en tapant la recherche « Swingle Singers ». Genre Lady Madonna, et des bourrées de Bach…

 

Voilà voilà, il n’aura fallu qu’un aller-retour Moret-Paris quelques minutes de patience pour avoir une bonne place, et une bonne compagnie avec mes deux frères et Agnès, pour voir les très recherchés Swingle Singers dans un concert libre et gratuit, beau comme tout. Du coup, c’est malin, je n’ai plus envie que de réécouter tous les morceaux d’eux que j’ai… Dommage pour le single de Guerilla Poubelle…

 

par Ntonio publié dans : Nice dream
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