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Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Samedi 29 juillet 2006

En attendant de pouvoir mettre en ligne des articles que j’ai tapés à l’appart à Paris mais que j’ai laissés sur l’ordi là-bas, je vous mes celui-ci en ligne, accompagné de Daft Punk Discovery, un des disques qui me fait le plus triper.

 

Nous nous trouvons donc en un beau samedi après-midi, dans cette bonne vieille baraque à Moret-sur-Loing, nommée Rustica, au n°26 de la rue Eugène Moussoir. J’ai eu le plaisir de trouver ma chambre sur sa phase finale de rénovation, l’essentiel est fait, on peut y habiter, il reste maintenant à refaire papiers peints et moquette, quelques coups de peinture par-ci par-là, et à remettre les meubles. Pour le moment, c’est quand même pas bien joli, mais je peux réintégrer l’endroit, avec mon lit, mon bureau et ma guitare…

 

Comme quoi, il se trouve que mon stage ouvrier n’est peut-être pas terminé en fin de compte… Ok, j’ai terminé tout ce qui est traçage, ciment, transport de parpins, de ferrailles, de poutres, mais il va maintenant falloir poncer, coller, peindre, enduire et réorganiser ma chambre. Et cette fois-ci ce n’est pas rémunéré. Enfin, on ne va pas râler, ma chambre va être magnifique ! Et puis, ce n’est pas avec le salaire de Bouygues que je vais être ravi. Ces enfoirés me payent une misère, alors que je me suis fait chier à wake up 5h50, à taffer sous 40°C (à l’ombre), à bouffer des sandwiches tous les midis, et à me taper 2h de RER-métro-bus chaque jour. Pour finir relativement claqué le soir et angoisser de me coucher à minuit pour la fatigue du lendemain.

 

Je ne me plaindrai pas trop non plus. Car ce stage, quoique j’en dise, je suis content de l’avoir fait, et je n’ai pas trop vu sa fin arriver. Il y a eu un bon contact avec les ouvriers, l’ambiance était vraiment sympa, et puis faire un peu d’exercice tous les jours, ça fait vraiment du bien. Ne pas réfléchir non plus. En gros c’était des vacances, mis à part les grasses matinées que je n’ai pu faire. De toute façon je ne voudrai jamais faire comme ces baraques que j’ai vues à la télé hier et qui préparent le GIGN. Des épreuves militaires de fous, du surpassement de limites, à peine une heure de sommeil par nuit, des supérieurs qui les entraînent à tout supporter, etc… D’accord ça fait rêver, on aimerait se retrouver à leur place une fois qu’ils ont terminé (et réussi), mais bon, ils endurent gavé, les gars !

 

Enfin voilà, mon petit stage est achevé, j’ai un splendide mois d’août qui s’annonce (mis à part le risque d’orages à Gavarnie), et je suis là à écrire tranquillement sur Harder-Better-Faster-Stronger. Un petit coup de fil de Murielle qui s’embête chez elle, mais que je verrai sans doute rapidement, un petit coup de fil de Joris pour un ultime séjour de trois jours fin août en bord de mer, et puis ce beau temps de juillet enfin adouci, et donc très agréable…

 

Je suis seul ici, mes parents doivent être partis je ne sais où faire un tour en forêt (ou sont-ils dans le jardin ?). Demain, Charles rentre de Paris, on va encore déconner, on va retrouver nos chambres respectives, ont va se chamailler et se battre, puis rire un bon coup et je vais le défoncer sur Crash Team Racing. Puis ce sera au tour d’Alexis, qui récupèrera sa chambre enfin seul, sans des frères qui squattent pour cause de travaux, la vie morétaine va reprendre son petit cours tranquille, il y aura bientôt les tartes aux mirabelles et les charlottes aux framboises, et puis on va bien trouver des trucs à faire… Ah, si seulement je pouvais récupérer une caméra, de n’importe quel type, mais que je puisse au moins tourner à nouveau quelques films d’animation, des histoires de n’importe quoi, tout ça…

 

D’ailleurs je pense très bientôt créer une page internet perso une fois que j’aurai compris comment ça se fait, pour mettre ici bas des vidéos et plein de trucs de ce genre, faire des topics vraiment marrants, bref, tout un programme pour faire de ce blog peu à peu monotone un vrai parc d’attractions.

 

Qu’on se le dise, les vacances, par moments, on est vraiment très contents d’y être  Et puis allez, Murielle, tire pas la gueule, la prépa est terminée, il fait un temps radieux, tu n’as rien à faire : écoute Chris Rea et détends toi. Looking for the summer…

 

 

par Ntonio publié dans : Généralités
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Jeudi 27 juillet 2006

Petit coup de déprime ce soir, survenu après une journée assez fatigante, physiquement… Un avant dernier jour de chantier, avec un ciel couvert et humide, plus éreintant pourtant que le jours de grosse chaleur, car aujourd’hui j’ai pas mal bougé d’un bout à l’autre du terrain, du matos à la main, et puis je me suis tapé deux heures de pelle et de pioche pour agrandir un fichu trou à semelle ou aplanir une tranchée de longrine. Bref, sur le coup, on sue et on s’éclate, après coup, on gît sur le canapé les membres en compote. Donc on ne fait rien… Donc la tête travaille, et la fatigue aidant, on pense à des choses tristes…

 

 

 

Je pensais à l’amour. J’en ai vraiment très peu parlé ici, et à vrai dire ce n’est pas facile. Je pensais y arriver au début, mais c’est vrai qu’il est difficile de s’exprimer devant des lecteurs indiscrets, sans redouter d’inévitables commentaires d’un lourd de service, ou de gentils réconforts de regards pseudo compatissants… Je me laissais pourtant tout à l’heure aller à penser qu’en ce moment j’ai un relent d’une sensation qui était restée plus ou moins cachée pendant une bonne partie de cette année : le fameux sentiment du « j’ai besoin d’amour ». Ou du mal-aimé, j’en sais rien en fait. Bref, la pensée que je me sens quand même malheureux seul alors que je sais que des gens me conviendraient bien, mais que je n’arrive pas ou qu’il n’est pas possible apparemment de créer une telle relation qui dépasse l’amitié.

 

 

 

Je recommence à me prendre la tête par moments, pas aussi violement que certaines fois, et de façon plus vague, mais toujours un vague à l’âme qui traîne, un vide qui ne cherche qu’à être comblé… Tout cela semble bien bateau, et nombreux seront ceux et celles qui diront : « mais voyons, quand on veut, on peut », « rien n’est impossible », « tout s’arrangera un jour », « il y en a sûrement une sur laquelle tu tomberas » et patati et patata… Tout un lot de banalités clichées, de baratin qui sait très bien pourtant que ce n’est pas si simple.

 

 

 

Après, on pourrait partir sur ce que je pense de l’amour… Mais ça c’est tellement le bordel, ce serait à la fois dur de l’exprimer car moi-même je n’arrive pas toujours à savoir clairement, et puis ça peut risquer d’être mal formulé, d’être mal compris, de choquer, que sais-je ?... Je préfère ne pas me mettre en tête des schémas à l’avance, et voir où cela conduit dans la vraie vie. Encore faut-il qu’il y ait un commencement.

 

 

 

Je sens déjà que j’en gonfle dans l’assistance. Qui pensent que ça y est, je suis reparti dans un article déprimant, mais qu’on s’en fout, ça lui passera, et que la prochaine fois il nous sortira un nouvel article rigolo, avec des photos et tout le tralala. Eh ben, non ! Parce que ces idées, ces tourments, comme pour tous ceux dans l’assistance, ils sont présents au quotidien. Personne ne pourra jamais dire qu’il ne pense presque jamais à l’amour, au sexe, à ceci ou cela qui a un lien avec ce qui précède, et qui serait un aboutissement des fantasmes auxquels nous nous livrons. Pour notre plaisir au final (je ne parle pas uniquement du plaisir physique, pour ceux qui seraient amenés à ne penser que de travers)(enfin, de travers, pas tant que ça… c’est si commun dans le fond ces pensées…).

 

 

 

Je l’ai souvent dit, peut-être pas ici, mais nous sommes de véritables marmites à sentiments. Toujours en train de se torde le cerveau, d’être d’humeur différente suivant les jours, les situations, les gens… Le titre de cette catégorie d’article n’est d’ailleurs pas pris au hasard : à la fois marmite dans son sens français, avec l’image de la marmite à sentiments qui bouillit et agite tout ce qu’il y a dedans, et à la fois marmite dans son sens anglais, avec l’image de cette « sauce » explosive qui engendre tant de réactions. Clin d’œil, l’Angliche !

 

 

 

 

 

 

Enfin voilà, malheureusement, encore une fois, devant tant de gens, je ne peux pas vraiment me laisser aller à dire ce qu’il me faudrait exactement, parce que c’est quand même très personnel, et que je ne tiens pas non plus à ce que tout le monde sache tout sur moi. Le secret et un bien précieux de sa propre liberté. L’argent aussi, mais ça c’est une autre histoire. Et puis comme d’habitude, je suis trop lâche, trop timide pour tenter quelque acte désespéré que ce soit, histoire de voir si finalement ça donnerait quelque chose qui me consolerait. Donc bon, on ne va pas se lamenter plus longuement, et on va retourner dans notre train train quotidien, anonyme et indifférent, en continuant à ruminer ses tourments persos non satisfaits, et pour encore un bout de temps sans doute… Ah, pauvre de moi, me dis-je ironiquement. J’ai besoin d’amour.

 

 

 

Réconfort, proximité, contact, complicité, candeur, chaleur, plaisir, jouissance, partage.

 

 

 

J’écoute en ce moment même un disque qui est très emblématique : à la fois parce que qu’il s’agit d’un artiste qui j’aime beaucoup, et parce que j’écoute très rarement en ce moment ce style de Cd, et que là je retrouve cet univers et qu’il est magique. Il s’agit de pièces pour guitare d’Heitor Villa-Lobos, jouées par Frédéric Zigante. Et j’adore, c’est magnifique pour de tels instants. Et je tiens à en conserver la rareté.  Adelita est allongée sur mon lit, ses formes rondes épousées par la couette claire, à la silhouette robuste et fragile à la fois. Je l’aime, cette guitare. Enfin…

par Ntonio publié dans : Marmite
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Samedi 22 juillet 2006
Je m’étais réveillé, vendredi matin, le 14 juillet, tranquille, après un bon gros somme réparateur, pour éliminer la fatigue du transport de sacs de plâtre version 40 kg. Il avait fait un peu chaud cette nuit-là, normal, la chambre n’est pas bien grande, il est difficile d’aérer la nuit quand on donne sur la rue, et puis il y a mon frère aussi dans la pièce… Un bon gros week-end de trois jours m’attendait, trois jours sans vrai programme, sans grandes occupations, mais avec le projet de voir des vieux amis dans le coin : Marjo, Eloi, et d’autres à l’occasion que je n’aurais pas revu depuis mon retour à Moret…
 
J’étais en train d’écouter du funk ou en train de jouer du Betteraves à la guitare, je ne sais plus, quand mon père a surgi dans la chambre, vers les onze heures, en disant d’un coup : « eh, les gars, ça vous dirait d’aller à Ciel pour aujourd’hui et demain ? ». Vous n’imaginez pas la surprise qui fut nôtre, la signification d’une telle phrase… Pour vous, déjà, ça doit être du chinois : aller à Ciel, au Ciel ? Hein ? C’est quoi cette histoire ?
 
Non, Ciel, ce n’est pas un endroit imaginaire (quoique), il s’agit en vérité d’un petit village près de Beaune, en Bourgogne. Et dans ce petit village de 200 habitants, il y a une maison détenue par mes grands parents, où la famille va souvent passer quelques jours, quand ma grand-mère ou mon grand-père y est.
 
Ciel, c’est un endroit magique, qui a beaucoup de significations affectives, et dont le nom désigne à la fois le village et la maison elle-même dans ma tête. J’y vais depuis ma naissance à intervalles irréguliers et imprévisibles, tous les ans, ou tous les ans et demi, ou parfois deux fois en un mois… Toujours pendant les vacances, et quand il y a de la famille. Quand j’étais gamin, la maison était vraiment immense, avec ses recoins sombres, ses grands couloirs, ses vieux meubles et l’odeur de la vieille pierre et du bois… Comme tous les petits enfants, ces grands espaces peu éclairés m’ont parfois fait peur, et aller aux toilettes la nuit à la lueur de la lampe-torche en devant traverser toute la maison et son parquet qui craque relevait d’un exploit digne d’Hercule.
 
Car la maison est vieille. Facile 150 ans. Un héritage me semble-t-il, ou le rachat d’un truc de famille du moins. Donc la décoration, les meubles, tout l’environnement rappelle la « Belle Epoque », où les dames en grande robes magnifiques se promenaient dans le grand jardin l’ombrelle à la main, où les hommes en tenue discutaient des problèmes du monde… Un petit univers à la Zola, en plus luxueux bien sûr que le quotidien de la Bamban ou des travailleurs du Germinal… Une maison de repos, au parfum doux, avec son petit vent, ses grandes chaleurs d’août, et ses terres cultivées alentour…
 
Cette facette n’a pas disparu à mes yeux. Les alentours se sont davantage construits, les fermes se sont un peu plus modernisées, mais les commerces sont restés les mêmes : la petite boulangerie offrant juste ce qu’il faut pour émerveiller les enfants au dessert ou au petit déjeuner avec les grosses brioches savoureuses, la charcuterie et ses produits de la proximité et son fantastique jambon persillé… Et le plus grand emblème de ce petit village restera indéniablement le clocher, visible à cinq kilomètres. Véritable paratonnerre qui réussit quand même à faire sauter les plombs lors d’orages particulièrement violents (et fréquents en été), mais également petit réveil matin agréable avec l’Angélus à 7 heures, heure raisonnable pour tout bon courageux qui veut profiter pleinement de sa journée…
 
Oui, Ciel, même sans la maison, c’est déjà tout un monde, bien différent de la pression et de la bousculade habituelle…
 
Quant à la baraque elle-même… Je viens déjà de vous en toucher un mot, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait de plus vous montrer des images de tout ça, mais cela ne suffirait pas pourtant. Le plus attendrissant, et qui évoque le plus de souvenirs, ce sont les rituels qui s’installent… Il n’y a pas grand-chose à faire à première vue dans cette maison, loin de tout, où la télé et le portable ne capte presque rien (et c’est tant mieux !). En réalité, la journée type se déroule à peu près en quelques grandes étapes : le petit déjeuner avec boisson chaude et grosse brioche ou miche de pain, parties de cartes, de ballon, de ping-pong (parce qu’il y a quand même une table dans la grange  pour les petits enfants !), de frisbee, de vieux jeux en bois confectionnés à l’époque par l’arrière grand-père Leroux, puis vient l’heure de midi, avec les tables en bois et les petites chaises sur la longue terrasse à l’ombre des marronniers aussi vieux que la maison, ou devant sur l’herbe, à déguster du melon, du jambon persillé, ou les plats cramés de ma grand-mère… Après-midi du même genre, après l’obligatoire passage du lavage de vaisselle (pour 8) à la main… Vieux piano du salon, lecture des vieilles BD de l’oncle (moment savoureux par excellence que la relecture des Dingodossiers ou des Gaston, voire des Blueberry s’il y a le temps !)… Et puis les mythiques parties de cache-cache avec le petit cousin dans toute la maison… Bref, de petites occupations collectives la journée…
 
Et quand vient le soir, ce que j’aime le plus au monde (je crois que c’est un de mes instants le plus cher !), c’est me retrouver dans ma chambre sur le vieux lit en bois d’une place et demi, entouré par les meubles d’époque, à la lumière d’une lampe de chevet qui a vu passer beaucoup d’années elle aussi, et de me livrer à trois occupations : soit la lecture d’un bouquin qui deviendra souvent le bouquin de l’été à mes yeux, soit la lecture d’une pile de dix BD, soit (et c’est ce que je préfère) me livrer à des écrits personnels, souvent des lettres à des personnes existantes, mais qui ne recevront peut-être jamais le courrier cela dit, avec un fond sonore composé d’Enzo Enzo, de Vincent Delerm ou un artiste français dans ce genre calme et réfléchi… Ce genre de soirées-nuits a vu parfois passer parmi les sentiments les plus forts que j’aie pu vivre… Chagrin d’amour, ou pour le départ d’une connaissance à la rentrée, et bien d’autres sentiments encore… Et évidemment les écrits qui vont avec ont le même calibre.
 
Alors voilà, je me suis donc retrouvé à Ciel ce week-end du vendredi après-midi au samedi après-midi, après trois heures de trajet et traversant toujours les mêmes villages depuis Beaune jusqu’à Ciel : Sainte Marie la Blanche, Géanges, Allerey sur Saône, Verdun sur le Doubs… Je n’ai pas eu le temps cette fois-ci de me livrer à une fameuse soirée personnelle, mais rien que le petit passage de 24 heures sur place m’a fait un drôle d’effet et m’a bien réjoui… Mes parents, mes frères, ma grand-mère et ma petite cousine de 4 ans et demi…
 
Petit panorama de l'entrée de la maison, pour se donne une idée...
par Ntonio publié dans : Nice dream
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Samedi 15 juillet 2006
De retour après une nouvelle semaine de stage sur le chantier (qui s’avère intéressant, je crois que j’ai de la chance là-dessus !), que vois-je en allant voir mes mails sur Internet ? 15 nouveaux messages, et la plupart de la part d’amis vraiment sympas, qui répondent à propos de mes résultats pour l’INSA. Les uns après les autres, je les ai découverts, en étant à la fois ravi par la gentillesse des messages, et par les touches personnelles qui les caractérisent… Alors je me suis dit que je pouvais commencer à faire un petit « best of », pour montrer un peu à chacun le style des gens que je côtoie, et pour leur rendre un petit hommage en quelque sorte… Sans pour autant vouloir faire culpabiliser ceux qui n’ont pas répondu par mail (car ça a pu être au téléphone, ou face à face…). Alors voici quelques extraits et leurs auteurs, orthographe corrigée, à vous de vous amuser et de retrouver certains traits caractéristiques.
 
Commençons tant qu’à faire par le premier mail reçu, qui m’a déjà bien touché :
 
« Ton mail noue l'estomac. En effet, ça me fait mal que tu redoubles. Mais tes "contacts" comme tu dis ne sont pas perdus ni même au large. Non. On se verra comme avant. Regarde : les redoublants à l'INSA restent avec leurs potes de 2° année. Donc pas de soucis pour tes amis.
Je ne veux pas chercher le bonheur dans des situations désagréables mais sache que l'année prochaine tu auras du temps pour t'investir à l'INSA, ce qui est très valorisant par la suite.
Mais je comprends (j'essaye au mieux de comprendre) ce que tu ressens. On sent dans l'e-mail que tu es très déçu mais que tu acceptes. » (Claire)
 
Et puis quelques réactions bien dans l’ambiance :
 
« Ca m'a pas tant étonné que ca quand j'ai lu la terrible phrase. J'ai en plus eu la chance de te voir dans ton new univers a Toulouse. Je dois dire que tu as gagné au change. Tu redoubles certes, mais ne t'es tu pas épanoui en échange. Ne t'es tu pas fais de super potes avec qui tu as pu déconner en jouant a Risk, de la guitare sur Blink... » (Eloi)
 
« Combien de batailles acharnées avons nous mené main dans la main ou, plus souvent, glaive contre glaive, sur la table de mon promolo ? Combien de soirées et d'après-midi avons nous passé le front suant et les traits tirés, penchés ensemble sur des feuilles aux langages abscons (statistiques du nucléaire français et densité de stockage des nanotubes de carbone) ? Et combien de fois nous maudîmes à l'unisson Peyrade le Borné et Bastien l'Oisif ? Enfin, combien d'heures avons nous marché, transpirant et grelottant sous le climat capricieux des montagnes ariégeoises, perdus au milieu des brumes et des nuées, à la recherche de l'introuvable et invisible GR ? Combien de marins, combien de capitaines...
 Euh... Je... je m'emballe, là. Enfin, tout ça pour te dire que tu vas devoir me supporter l'année prochaine. Oui, je sais... ça a fait le même effet aux autres. Mais tu pourras pas y couper, on fait partie du même bureau. Et comme j'espère bien faire du club littérature le club le plus en vue de tout l'INSA, on va devoir passer pas mal d'heures ensemble. » (Joris)
 
« Pour répondre à ton mail, je peux te dire que les amis, en général, ça se garde ! Et tout le monde de l'INSA te le diront, les gens avec qui tu traînes en semaine d'Inté, ce sont des potes qu'on garde au moins pendant les années INSA (voire plus !!!).
Pourtant, et tu le dis si bien, fallait pas s'attendre à ce qu'on puisse se voir aussi souvent que si on était dans le même groupe mais c'est pas ça qui nous empêchera de refaire des baskets en début d'année, des sorties montagne foireuses en fin d'année ou même des soirées pâtes chez les uns et les autres (je sais que ça pas été souvent chez moi mais l'année prochaine je vais essayer de faire un effort pour que ma piaule soit présentable, comme ça je pourrais invité plus souvent ...). Faut pas croire que parce qu'on serra plus ensemble ce sera comme si on se connaissait plus !
Autre chose, (c'est pas Florent qui te le dit, c'est moi !) te pourris pas tes vacances pour ça ! » (Aymeric)
 
« C'est vrai que ce petit mail n'est pas le plus joyeux qu'on ai reçu mais bon il faut voir le bon côté des choses: redoubler n'est certes pas facile mais ça te permet de partir les années suivantes avec des bases plus solides.
Tu donnais l'exemple de Cyril par exemple, il a redoublé sa première, a vu ses amis passer le bac avant lui mais cela lui a permis de faire une terminale sur des bases solides et d'avoir son bac haut la main (chapeau l'artiste). Tu auras plus de bénéfices à redoubler même si ça te fait mal au cœur !
Je te trouve très pessimiste. Rester un an de plus à l'INSA ne signifie pas obligatoirement perdre tes amis d'avant: on est arrivé à un âge où la personne compte plus que l'avancement de ses études. Je suis sûre que tes amis insaiens le savent parfaitement et ne te lâcheront pas… (au pire tu nous as toujours !!). » (Caroline)
 
« Je me joins à Florent pour te dire que c'est pas un drame. D'abord parce que tu seras avec Denis et JP (et Etienne le boulet) et ensuite parce que y a des chances que plusieurs d'entre nous rétrogradent un jour ou l'autre. Sachant qu’il y aura peut-être une année de césure un jour, je serais peut-être le premier.
En plus faut mieux ça que de ne pas aller dans ta PO ce qui ferait autrement plus chier parce que tu pourras plus revenir en arrière.
Enfin de toute façon ça t'empêchera pas de voir tes potes ex-première année parce que même après la semaine d'inté, ça ne nous a pas empêchés, alors qu'on n’était pas dans les mêmes groupes de se retrouver.  » (Raphaël)
 
Il y a eu aussi quelques comiques :
 
« Petite anecdote pour te mettre dans l'ambiance : sur la route, une voiture, c'est moi qui conduisais, je dépasse une voiture sur la nationale. Rien de très original. Mais j'ai du la vexer puisque quelques secondes plus tard elle me repasse devant. Moi je m'en balance et je la laisse devant moi. Quand tout à coup elle ralentit, je me demande pourquoi, je met mon clignotant et là, non c'est pas le drame, je la redouble.
Oh ca va! Je sais c'est ni drôle, ni subtil, ni de très bon gout, mais c'est tout ce que j'ai trouvé. C'était ca ou faire deux double six aux dés. Je t'explique au cas où, si tu as compris ne lis pas cette phrase. Je fais un double six, et la je reprends les dés, et "redouble six", j’étais en veine ce jour-là.
Je me suis dis que la voiture c'était quand même mieux. » (Eloi)
 
« Bon, primo : tu arrêtes de déprimer, ça suffit comme ça. Redoubler ça peut être considéré comme une chance... tu vas consolider tes acquis et tu seras plus solide pour la suite des festivités. Alors t'as intérêt à en profiter sinon j'envoie mes 30 canards te botter le cul de leurs pattes palmées, c'est clair ? » (Chloé)
 
« Mon p’tit cœur s'est serré quand il a vu les résultats aussi… je suis sincèrement désolée pour toi, c'est vraiment dommage.. Mais bon, apparemment tu te fais une raison, c'est bien ! Il faut pas se morfondre, même si c'est dur à dire. Aller, tu seras avec Denis aussi, ça promet de bons délires quand même. Et puis ne t'inquiètes pas: à mon avis, la bande de potes dont tu faisais partie ne s'éloignera pas de toi, même si tu es en première année à nouveau. Franchement. C'est une trop belle amitié pour se perdre. Et puis, on viendra squatter des amphis avec toi ! Maintenant que tu vas être un GPA.» (Mélodie)
 
« Je participe donc à l'explosage de ta boite à mails qui résultera inexorablement de ton message » (Raphaël)
 
« Sinon, ben pour l'INSA, que dire, sinon d'essayer de pas penser à ça pendant 2 mois... C'est sur, c'est pas drôle, mais bon, au moins t'es pris quelque part. Je disais à Murielle qu'il y avait un gars dans ma classe cette année qui voulait faire médecine. Il s'est retrouvé en prépa parce qu'on lui a conseillé (!). Résultat, ça le faisait chier, il a rien fait des 3 derniers mois, pensant être pris en médecine l'an prochain. Au moment où je l'ai vu la dernière fois, il était pas admis en spé, et pas non plus en médecine. Il pensait rentrer à Madagascar bosser avec son père... » (Sébastien B.)
 
 
Et enfin, parmi les plus beaux à mes yeux :
 
« Ce nouvel univers inconnu dans lequel tu as été lâché, tu l'as plutôt bien apprivoisé. Au détriment certes de l'obtention de ton année mais je pense qu'il était plus dur de s'adapter seul dans une nouvelle ville que d'obtenir un putain d'année de prépa intégrée que tu peux refaire de toute façon. Alors que s'intégrer convenablement, ca ne se rattrape pas. Je te félicite donc car tu as réussi le plus dur. Aurait-il été possible de réussir les deux? J’en doute. Ou alors tu aurais été le +1 du groupe. De plus, tu as un an de moins, maintenant, tu te retrouve avec ta tranche d'âge, tu n'as pas perdu un an, mais tu n'en a plus d'avance. Voila, j’ai parlé. T'ai-je remonté le moral, je sais pas, mais tu es, et tu resteras le meilleur.
Elle est loin l'anecdote de la voiture qui double et redouble. » (Eloi)
 
« C'est pas facile de redoubler, ça doit être très frustrant, mais dis toi que comme tu connais déjà le programme de 1ère année tu pourras passer tes exams de fin d'année avec plus d'expérience, de connaissances et donc que tu pourras obtenir de meilleurs résultats aux exams que si tu l'avais obtenu cette année....
Je te souhaite beaucoup de courage pour cette nouvelle année, et je ne doute pas que tu auras assez de volonté pour la réussir! » (Joséphine)
 
« Il est pour moi des moments où l'on sent le besoin de compassion qui soulage une partie des maux. Pour ma part je peux dire qu’il est évidemment très difficile de redoubler mais au final ce n'est qu'expérience. Je sais tu va te dire "Ouh là il se la joue etc, il se fout de ma gueule etc". En fait pas du tout, bien au contraire, je commence à m'en apercevoir et je pense que toi aussi, ce n'est pas significatif. Je connais des gars à commencer par un copain que je connais depuis un bail et qui a redoublé sa troisième et qui maintenant va se faire une école d'ingé en info un truc qui le passionne façon MIC (tu vois le gars je pense) et le principal c'est pas le redoublement (pareil tu doit te dire que je dis ça parce que je ne connais pas ces moments là, mais en réalité que je trime pour ne pas redoubler), le principal c'est la passion. A mon avis à partir du moment ou tu sais ce que tu veux, un désir (que c'est beau le désir), dans ton cas le BTP, je suis convaincu que tu feras quelque chose de grand et peut importe les modalités (comme dirai le prof de sport). Tu as de vrai qualités humaines, c'est un vrai atout et puis la vie c'est quoi ? Bonne question justement, non ? Est-il plus important de se faire chier et être malheureux ou alors voir la vie du bon coté (façon ToToM) et ne pas se faire chier si a la limite ça passe pas, puisque ça passera quand même » (Sébastien P.)
 
Voilà, je ne vais pas dire lequel de ces messages est mon préféré, il y en a deux qui se battent au coude à coude, et puis il y aurait de la jalousie, bande de petits garnements !! Enfin, bref, quoiqu’il en soit, merci à tous pour vos messages, même s’ils ne me sont pas encore parvenus ou que vous n’en avez pas envoyé, bref, mine de rien, il y a des moments où on est content d’être entouré comme ça (je dis ça parce que là partager une chambre bordélique avec deux frères, c’est pas toujours pratique et supportable…).
par Ntonio publié dans : Fresh Feeling
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Dimanche 9 juillet 2006

Hoy hoy !

Bon, je vais pas faire bien long aujourd'hui, c'est juste pour montrer qu'Ntonio n'est pas mort, mais qu'il est légèrement gêné pour pouvoir mettre à jour aussi souvent qu'il le voudrait ce blog, car le mois de Juillet avec le stage ouvrier et l'absence d'internet ne m'aide pas...

Cela dit, je tiens à noter la bonne idée de Flo et tous les autres pour la série "photos de chez moi", et encourage tout le monde à faire de même, ou limite à m'envoyer par mail des photos, je ferai un gros album où vous pourrez laisser un commentaire descriptif pour votre photo... Ou alors on laisse comme c'est, ce sera peut etre plus facile pour blinder de commentaires à côté ! Roots !

Voilà, sinon, pour ceux qui n'auraient pas été avertis : je refais une première année à l'INSA, l'année prochaine, ça me fait bien ch..., mais je ne peux plus rien y faire... A la decouverte de la vie de redoublant !

Allez, sur ce, ben, à la prochaine, je vais essayer de taper des trucs sur ordi pendant la semaine à Paris, comme ça je les mettrai en ligne de retour à Moret... Hasta la vista !

ps : je voudrais pas dire, mais se faire battre par le Portugal en quart, c'est trop la honte, isn't it ?

par Ntonio publié dans : Généralités
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