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Petit souvenir...


Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Vendredi 29 juin 2007

Dernier article de l’année, peut-être, depuis l’INSA… Reprenons en fond un groupe qui aura mine de rien guidé beaucoup d’instants de cette année, et aussi pour faire un clin d’œil à toutes les personnes auxquelles j’ai l’occasion de penser en écoutant cette musique. On applaudit Muse bien fort, et on s’accroche aux manettes, car quand je mets du Muse, c’est que ça va secouer, bande de pulpes. Et que je fais des blagues pourries, aussi. Nous avons commencé par une cinématique tirée d’un formidable jeu d’infiltration, qui a eu son ère de gloire, mais qui est malheureusement un peu dépassé par les nouvelles sorties. Heureusement que ses successeurs ont été à la hauteur… La solitude du personnage me retourne une image qui me plaît bien. Face à tout. Et qui ne se démonte pas. Je ne me démonte pas.

 

Ces quelques jours passés sur l’INSA, après les cours, ne sont pas des plus actifs, je le reconnais. Pas des masses de choses à faire, je reste au final presque tout le temps devant mon PC… Je fais des progrès en jonglerie, avec trois balles (je me suis donné comme ultime objectif de tenir quinze minutes, ça va être pour dans longtemps). Je régresse en guitare, je n’ai plus d’inspiration, je rejoue sans cesse les mêmes choses… Toujours difficile de chanter tout en jouant, de retenir accords et paroles… Et puis ce n’est pas simple de brailler tout seul dans son Promolo. Mais je profite de l’absence de mes voisins pour mettre la musique un peu plus fort que d’habitude : douche sur Massive Attack, concert de Metallica, un peu de Offspring… Oui, musique un peu brutale en ce moment, mais ça réveille, je m’endors le reste du temps. J’ai réveillé quelques heures les souvenirs de FFVII, ils n’ont pas duré longtemps. Entre tout ça s’intercale un peu Chris Rea, pour la bonne cause. Et puis toujours un ou deux morceaux de Radiohead, tirés de The Bends, soit Just, soit My Iron Lung.

 

J’ai repris le rythme des Heroes, j’en ai regardé quatre depuis hier, dont deux avec Sarah. Ce soir normalement ce sera grosse soirée, mais j’en aurai sans doute encore quelques-uns pour mes journées à Moret. Avant de partir à Ciel, vers le milieu de la semaine, rejoindre ma grand-mère, et accueillir la petite cousine, dont il faut se méfier, paraît-il. Je me suis fini Courrier Sud, de Saint-Exupéry, hier soir, je vais peut-être continuer sur du Maupassant, ou alors reprendre comme je l’avais dit le flambeau de la Science-Fiction , pour peut-être enfin me lancer dans mon projet de BD ou de nouvelle que je mûris depuis si longtemps, et que je n’arrête pas de modifier au fil du temps et des influences… Mais ça a du bon, plus ça va, et moins j’ai l’impression de plagier des univers existants… Il y aura de tout. Un nouveau héros, sans doute, marre de reprendre mes vieux comparses.

 

Mais malgré cette apparente inactivité générale, ponctuée de-ci de-là par un rush de Zerg sur une base Terran, activité hautement intellectuelle, des choses se passent, des choses changent, et je réfléchis… J’ai peur de ne finalement jamais trouver une situation qui me satisfasse. C’est à propos de Marjorie. Son copain, Guillaume, depuis que je suis venu mettre mon grain de sel dans l’histoire, s’est complètement métamorphosé pour la garder auprès de lui, a changé ce qui n’allait pas, s’est montré plus compréhensif, plus présent encore mais moins étouffant… De mon côté, moi qui n’ai pas la même façon de voir les choses, je suis resté discret, je n’ai pas cherché à envenimer davantage la situation entre eux deux qui ne devait pas forcément être facile tous les jours, enfin il y a quelques temps. Il y a plusieurs facteurs, il y a aussi le besoin que j’ai d’avoir quelqu’un qui soit vraiment à mes côtés, de savoir si vraiment je pouvais compter sur quelque chose de stable, pour une fois… Notre avenir à Marjo et moi était devenu tellement flou, les échéances si lointaines que je n’ai pas tenu… Ce n’est décidément toujours pas ce qu’il me faut. J’ai préféré abandonner là, et surtout éviter que ça ne tourne en une mésentente générale, surtout que le contexte entre elle et Guillaume semble s’être brillamment amélioré. Je me couche, j’attends le prochain métro.

 

Il m’est venu cette idée passagère, cette petite vérité qui m’est apparue aujourd’hui… Certains espèrent un jour trouver l’amour de leur vie. Premièrement, j’ai toujours du mal à nier certaines choses pour accepter la notion d’amour de la vie. Deuxièmement, je ne suis pas à la recherche, je suis dans l’attente. Radicalement différent. J’attends que ça tombe, j’attends de croiser quelqu’un, et de l’attirer si je suis attirant. Sans forcer les choses. Je ne veux pas trouver, je veux qu’on me trouve. C’est comme ça que je serai le plus heureux, c’est comme ça que je pense pouvoir vraiment donner le meilleur de moi-même. Mais c’est peut-être aussi une forme de lâcheté, de me laisser guider, de rester dans mon coin jusqu’à ce qu’on me prenne par le bras. Un peu comme tout le temps, finalement. J’ai toujours du mal à y aller de moi-même. Même si ce n’est pas tout à fait le même référentiel.

 

Malheureusement, ce n’est pas la méthode qui m’apportera le plus de choix. Et ce que je recherche au fond, c’est justement qu’il n’y ait plus qu’un choix, et que ce choix n’en soit même pas un, tellement il sera évident. Je ne pense pas qu’il y ait une unique personne qui saura me satisfaire. Marjo pourrait me satisfaire, mais la situation est bien trop difficile. Je ne sais pas, j’abandonne aussi peut-être trop vite. J’ai aussi l’impression qu’à force il me faut vraiment quelqu’un qui ne soit pas trop romantique, tellement je ne peux supporter tout ce qui est cliché, stéréotypé, tous ces codes de l’amour. Je suis un grand difficile. J’ai beau être rêveur, je ne suis paradoxalement pas du genre à me laisser transporter sur les chemins aveugles de l’amour fleur bleue.

 

Là, je marque des points en moins vis-à-vis de pas mal de filles. En même temps, ce n’est peut-être pas plus mal, si ça m’avance dans ma recherche. Un peu comme on joue au « Qui est-ce ? ». Il a de la barbe le tien ? Non. Tchac tchac tchac. Il a des lunettes ? Oui. Tchac tchac. Il est fleur bleue ? Non. Tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac. Il t’en reste ? Oui, mais bien planqués.

 

Au passage, ça déchire, Muse, pour écrire des articles comme ça. Et puis s’enfiler la fin de l’emmental qui traîne dans mon frigo, ça fait du bien aussi. J’ai tellement bien épuisé mes placards en vue des vacances que je n’ai vraiment plus rien à me mettre sous la dent. Vivement les cerises du jardin. Flemme de faire les courses pour si peu.

 

J’ai refait un peu le tour des articles du blog, des articles inédits, des articles inachevés… Le fameux Article de 10 pages, qui n’a jamais été fini. En fait, l’objectif était de remettre à plat toutes les histoires de cœur depuis le collège. Je n’en ai fait qu’une, je me suis arrêté ensuite. Et je l’ai poursuivi sans le savoir durant les vacances de Pâques, pour un courrier particulier. Mais un peu abrégé. Je ne m’y remettrai sans doute pas, je ne pense pas que ce soit la peine, sauf peut-être si ça vous branche de savoir un peu comment ça s’est passé, tout ça. Limite faire la partie qui deale du lycée, pourquoi pas, vu que c’est de l’histoire a priori belle et bien finie. Final époustouflant d’ailleurs, en fin de novembre dernier. J’ai écrémé un peu tout le groupe de chasse, hop on enlève pour toujours les inconnues, compteur à zéro pour l’année 2007. Ca me fait toujours bizarre de retomber sur des photos de Murielle et Audrey. Ca a été des bons souvenirs, il n’y a que la fin qu’on peut assimiler comme réellement désagréable, même si ça m’a apporté beaucoup de choses et que je le vis vraiment très bien. Si bien que je l’ai vraiment oublié. Un grand pas de cette année, en tous cas, j’en suis fier, même s’il a pu faire mal. Je le vois vraiment comme une belle étape de franchie dans mon affirmation personnelle. Après on en pensera ce qu’on voudra, ça me fera des gens pas d’accord avec moi, pour une fois.

 

C’est triste, des jours vides d’activité comme ça. Si triste et si vide que j’ai même mis du temps à me mettre à écrire. De même pour faire le ménage, que je sens que je ne ferai pas en entier, encore une fois. Une belle illustration du laisser-aller qui m’a hanté cette année, et qu’il va falloir que j’éradique l’année prochaine. Sans celui-ci, j’aurais décroché un stage ou un job cet été, je n’aurais pas un mois d’août vide, où je vais passer mon code. Tout le monde travaille, sauf moi. Je l’ai un peu sur la conscience, mais en même temps je me dis que je peux profiter pour une dernière année de vraies vacances. Et qui sait, un mois d’août passé à Moret, pas beaucoup d’activité, c’est fortement propice à l’apparition du 8e Journal de Vacances, à l’écriture de nouvelles, à la création de bande dessinées et au montage de films. Et puis profiter de mes frangins, si possible, parce qu’ils me manquent, quand même. On a tant de trucs à partager encore.

 

Et puis il y aura sans doute quelques connaissances qui seront dans la région, comme il peut y en avoir qui sont sur le campus INSA. Sauf que les distances ne seront pas aussi réduites, et que je risque fort d’avoir à faire appel soit aux vélos pourris de la maison (ces bons vieux Rockrider 320), soit à une voiture qui passe par-ci par-là. Peut-être, encore une fois, voir enfin quelques connaissances que je n’ai pas vues depuis longtemps (mais là encore ça va dépendre de ma motivation, une vraie gangrène) : Cyril, Chloé, etc… pour ceux que je n’ai pas vus depuis la Terminale. Et les autres, bien sûr, s’ils sont dispos. Se refaire une petite journée folle avec Odeline, triper avec Seb, Eloi, Mélanie, et ceux qui n’ont pas leur nom inscrit ici mais qui seront joignables.

 

Il va falloir rendre l’antenne, mais peut-être que je vais revenir une dernière fois depuis ma connexion haut-débit de l’INSA, pour un dernier mot, si les événements et les émotions s’avèrent cléments. Je vous laisse sur une autre vidéo, légendaire, où vous pourrez couper à la fin de l’affrontement… Le dernier de l’année, encore une fois il peut illustrer bien des choses… Tout comme les dernières images du film… Je suis bien évidemment à la place du héros, vous vous en doutez.

par Ntonio publié dans : Marmite
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Mercredi 27 juin 2007

Pour fêter une deuxième fin d’année après un préjury qui s’est bien déroulé pour moi, je vous propose de faire ça dignement, avec de bonnes vidéos de musique qui défoulent.

Un petit mot sur ce préjury, quand même : j’ai obtenu le soutien de mon prof de Méca pour une UV ratée mais qui ne reflétait pas le travail et la compréhension que j’y avais (merci mon petit Walter), l’accord de ma prof de Maths qui m’a tiré les oreilles au passage (sympa Milhem), un sourire décroché de mon prof de Thermo que je ne peux saquer mais avec lequel je joue la carte de l’amadouement (coucou Massé), et puis le reste, ça a été tellement expéditif que je n’ai pas pu donner de poids à tous les arguments que j’ai du balancer assez vite. Et c’est fort dommage, car j’aurais aimé, en illustrant le cas du redoublement avec mon année à moi, discuter bien franchement des améliorations à faire, et aussi des bourdes que j’ai faites (et qui sont liées aux choses à améliorer). Je mettrai tout ça bien à plat, et je ferai passer ça aux différentes conseils des études et autres…

 

Bref, en attendant, pour s’exploser un peu, pour faire les fous, voici un live d’un groupe dont on ne fait plus la renommée, et qui nous interprète de façon très tonique une de ses compositions les plus connues :

Et maintenant, les mêmes, mais plus jeunes, sur un morceau que j’affectionne tout particulièrement (c'est rigolo, vous allez voir) :

 

par Ntonio publié dans : Généralités
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Lundi 25 juin 2007

Deuxième jour. Lever tôt, le programme est chargé aujourd’hui, même s’il n’a l’air de rien. Tac, réveil de 9h30, nuit agitée et peu reposante, mais un bon bol de Banania et la joie de ne plus avoir d’eau chaude, ça aide à se remettre sur pied (foutus travaux de plomberie). Hop, un verre de sirop de menthe, et me voilà à décrire un peu cette journée du cinéma un peu particulière. Surprenante.

 

Il fait froid ce matin, je n’ai pas fait gaffe, quand j’ai pris mon vélo je n’avais qu’une chemisette. Moi ou comment s’en mordre les doigts emporté par les bourrasques de vent. J’ai échappé aux gouttes pendant ma première séance à l’UGC, je suis rentré dans une atmosphère trempée. Doux repas de petits pois saucisses, accueillant au passage Camille qui m’apporte une affiche de Magny-Cours, parce qu’elle en a en rab (malheureusement, une Renault au premier plan). Pause de midi qui permet d’aller voir ma copie de Maths UV4 (je n’ai pas l’UV, pas de surprise, je n’attendais pas de miracle, même si je me suis maudit de m’être pénalisé par une mauvaise note à 25%). Petit tour des notes au STPI, je croise Sarah, on planifie le premier film de l’après-midi avec JB à la rescousse. Et puis je vais les quitter par la suite, ils iront à Labège pour voir Shrek 3, je me permets de flâner dans les rues, de m’acheter un kebab et de glander sur la place du Capitole, ainsi qu’au Virgin (11€ la BO des Chansons d’Amour, Charles, on se l’achète à deux ?). Et puis dernier film, dans le bel Utopia (mes premiers pas dans ce magnifique cinéma clairement orienté à gauche), avant de rentrer au feeling par le N2, et de marcher dans la nuit.
 

Premier film : Shrek le troisième. Une bonne suite, même si le filon doit impérativement s’en tenir là. Beaucoup de nouvelles bonnes idées, je trouve que Dreamworks a pour le coup fait fort dans le style d’humour qui hante les Shrek. Ils ont vraiment bien mis leur empreinte, et maintenant si quelqu’un cherche à refaire dans le même style, ça se verra que ce sera plagié. Non, vraiment, rien à redire de particulier, à part un générique final peu original et peu intéressant. Dommage. Encore un grand bravo au Chat Potté.
 
 
 
Deuxième film : Boulevard de la Mort , un film Grind House (en VO). La bande-annonce fait presque tout le film. Le générique de début aussi. Grosse surprise de la journée, avec un vrai film à la Tarantino , celui des séries Z qui ne fait jamais comme les autres. Il a voulu se la jouer « vieux montage », il a très bien réussi : mauvaise pellicule, ratés volontaires, bruitages primaires, moyens que l’on juge peu importants (pas de surcharge d’effets spéciaux). Un film blindé de stéréotypes, avec des mises en scène tout à fait cliché, mais ce qui est important, c’est qu’on voit que c’est volontaire. Apparition du « méchant » au bar, pauvres types obsédés avec leur ricanement bien typique. Du jeu sur les plans, également, avec des cadrages particuliers, et un très bon plan-séquence entre les quatre filles du grand final. Et puis deux grands moments : le clin d’œil avant de tuer sa première victime, formidable ; et la fin, la fin absolument formidable, du Tarantino à 200%, JB et moi étions pliés ! Bref, un bon film délirant de fou psychopathe, et qui réussit très bien son pari de faire style « années 70 ».


Troisième film : THX 1138, Director’s Cut. Dernière surprise de la journée, et première déception. La légende raconte que ce film de Lucas a fait un bide, avant qu’il sorte les Star Wars. Eh bien malheureusement tout bide a un fondement. Et celui-ci a celui d’être légèrement assommant. Moyens de l’époque, je le conçois, mais maladresse de réalisation. En ne laissant pas un peu son esprit divaguer, on peut très vite prétendre ne rien comprendre. Tout simplement parce qu’il n’y a rien à comprendre. Des humains qui se dirigent eux-mêmes comme des ordinateurs, un type qui tente de s’échapper (mais sans jamais le montrer vraiment), et le fil s’en tient là. Le reste, c’est la mise en scène qui doit nous séduire. Elle peut, par moments, mais elle peut aussi lasser, hélas. Un film pas tout à fait à la hauteur de mes attentes, donc, que j’imaginais plus vivant, un peu plus actif, mais au final, c’est aussi bien de découvrir ce genre de films à l’occasion de la Fête du Cinéma.

 

Voilà, a priori la Fête du Cinéma, c’est fini pour moi. Peut-être que demain soir, si les INSAiens font une sortie intéressante et que j’arrive à motiver ma filleule on se refera un film. Pourquoi pas l’avant première de The Lockout. Mais je doute qu’Alizée soit tout à fait dans l’esprit de ce film… J’en sais rien, à vrai dire, on verra sur le tas. En attendant, je me ressers un verre de sirop, et je vous souhaite bonne nuit ! J’en ai plein les pattes.
par Ntonio publié dans : Nice dream
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Dimanche 24 juin 2007
Première journée de la Fête du Cinéma, occasion nationale de se faire plaisir dans les grandes salles noires à rattraper son retard en matières de sorties de l’année, et de découvrir quelques petits films bien cachés, mais qui peuvent se révéler être de vrais trésors. Ainsi, aujourd’hui je me suis fait deux films dans les salles de Toulouse (j’en avais prévu trois, en finissant par La Femme des Sables, mais je n’en ai pas eu la motivation).
 
 
Premier film : Les Chansons d’Amour. Tant attendu, si recommandé par le grand frère, ce parisien sentimental (si encore ces mots peuvent le définir correctement)… Et je peux dire que je n’ai pas été déçu, et même surpris. Agréablement surpris, puisque je ne m’attendais peut-être pas à la tournure des événements que le film a pris (eh oui pour une fois la bande annonce ne dit pas tout). Un film dans la continuité de ma lecture de Florian Zeller, Neiges Artificielles, lecture qu’il va falloir d’ailleurs que je poursuive, je compte sur toi, Sarah. Les chansons sont toutes vraiment très belles, plus d’une fois elles m’ont évoqué Vincent Delerm, plus d’une fois j’aurais aimé les chanter à mon tour. Et puis Ismaël, le personnage principal, non seulement il joue bien et joue franc, mais en plus il est vraiment séduisant. Le point fort de ce film réside sans donc aussi dans son casting, que j’avoue est fort bon, car les acteurs apportent chacun quelque chose au film. Ca l’aurait moins fait avec Depardieu (sauf peut-être quand il était jeune). Bref, un plaisir à voir ce film, malgré la salle de l’ABC un peu petite et étouffante, mais on est à Toulouse, il faut le climat qui va avec…
 

Deuxième film : Ocean’s 13. Deux coups de pédale plus tard et un peu de glandouille dans les rues du quartier, me voilà dans les lourds fauteuils de l’UGC Wilson, salle principale climatisée, la grande classe, pour un film qui s’avère être plus qu’à la hauteur du confort du cinéma dans lequel je siège. Encore un vrai régal proposé par la bande à Clooney, qui fait oublier un Ocean’s 12 un peu décevant… Une simple histoire de petit compte à régler avec un Al Pacino transformé en directeur de casino prestigieux à Las Vegas (rien que le nom y fait son petit effet). Deux heures passées dans la grande classe, dans le luxe et le panache d’une brochette d’acteurs qui se prennent très bien au jeu maintenant. Coup de cœur aux cadrages et à la réalisation qui a tenté d’être originale (déjà annoncée dans le générique). Clooney s’amuse avec sa caméra, s’amuse avec son personnage… Très plaisant à voir, et l’absence de vrais gros rebondissements à répétition permet encore davantage de savourer la vengeance des 13 d’Ocean, on en ressort très satisfait… J’en connais qui vont avoir adoré ce film.

 

Et puis j’ai eu la flemme d’attendre davantage dans Toulouse, j’ai eu la flemme d’y retourner pour un film dont je ne suis pas certain qu’il me plaira, donc je m’en suis tenu là. Demain, programmation de folie, avec 3 voire 4 films (mais plutôt trois au final, je ne tiens pas à faire d’overdose ni prendre le risque de me prendre la tête avec un film trop sérieux)… Un retour aux bonnes vieilles valeurs, si j’ose dire, avec pour le moment une programmation comprenant Shrek 3, Boulevard de la Mort , et le petit plaisir final, THX 1138 « Director’s Cut », un vieux film de SF de Lucas dans la veine de 1984 et d’Enki Bilal… Yepee.

Et comme c’est les vacances, qu’on passe du bon temps au soleil, forcément on termine sa journée dans le crépuscule en écoutant ça :

par Ntonio publié dans : Nice dream
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Vendredi 22 juin 2007

Une nouvelle année toulousaine, une nouvelle Fête de la Musique , et à nouveau une soirée qui déchire… Et pourtant si différente de l’année précédente… Je n’ai même pas pensé à écouter Goodnight Moon avant de partir (mais je me suis rattrapé en rentrant). Une soirée comme j’en voulais, qui a terminé dans un tourbillon d’improvisations, exactement comme je rêvais ce genre de soirée passée en ville.

 

Rendez-vous 19h dans ce bon vieux R1 et ses salles communes à moitié fermées et toujours aussi peu maintenues, avec une joyeuse troupe de lurons, à savoir Raphaël, Denis, Etienne et Samuel, un collègue MIC avec lequel ils passent de nombreuses heures à jouer en réseau (oui, le fameux DotA, sur Warcraft III). J’avais fait quelques crêpes dans la journée pour m’occuper, ça a été l’occasion de les manger, après deux classiques tournées de pâtes (bien que cette pratique se soit pas mal perdue depuis quelques semaines, cause de partiels). Bref, un Denis toujours aussi vivant, toujours aussi pétillant, et tout le monde le sourire aux lèvres : c’est terminé pour la majorité d’entre-nous, c’est enfin les vacances…

On rejoindra par la suite Ludo, Benji et Stex pour partir en centre ville à pied, c'est-à-dire une petite heure de marche, en croisant petit à petit des pubs et des coins de rue où se dégagent déjà quelques notes de musique.

 

Première rencontre, à la place St Michel, avec un groupe de rock simple, que l’on aperçoit de loin, avec un vieux rockeur devant qui danse et se la raconte comme je ne les aime pas trop, style « a que Johnny » avec sa moto et sa virilité affichée. Juste le temps de quelques minutes, en attendant que certains prennent un peu de liquide pour s’acheter à manger… Poursuite jusqu’à la place des Carmes, en croisant au passage un groupe de funk assez cool, dans le style Freak Power, qui n’avait pas l’air d’en jeter au début (surtout mal réglé niveau sono), mais qui aurait pu s’avérer intéressant. Malheureusement on n’a pas cherché à rester plus longtemps. Et nous parvenons à la place des Carmes.

Un nouveau groupe de rock, dans un coin, sous les arbres, près d’un bar, et pas mal de monde qui les écoute. Le groupe fait des reprises. Ce sont des types plutôt âgés, qui ne payent pas de mine, qui n’ont pas l’air forcément crédible, mais en tous cas ça s’écoute bien. Le premier morceau se termine, on reste pour le suivant, on se pose, pour une fois (là les gens se disent qu’il y a anguille sous roche si je commence à détailler les événements comme ça). C’est pas faux, j’ai envie de dire, comme dirait Raphaël, avec ses phrases passe-partout. Nouveau morceau, quelques accords, ça me dit quelque chose. Vaguement, parce que ce n’est pas tout à fait comme quelque chose que je connais, mais j’ai l’impression de connaître le morceau, sans doute, même si je n’arrive pas à mettre de nom. Et puis, enfin, je reconnais, et je me demande comment j’ai fait pour mettre autant de temps : il s’agit tout bêtement de Just, de Radiohead ! Mais la guitare fait des trucs bizarres, n’est pas tout à fait dans les tons par moments… Cela ne fait rien, Denis ouvre sa bière, je commence à chanter, et ce morceau est vraiment pétant ! Et puis Raphaël se penche, et me fait remarquer que dans leur style, les types ressemblent beaucoup à ce que pourraient être les Introns plus tard. Un bassiste qui se débrouille, un batteur calé, un chanteur avec pupitre qui ne connaît pas ses paroles, deux guitaristes, dont l’un qui fait n’importe quoi avec tous les effets possibles et s’occupe des solos. Tout à fait nous. On se prépare à partir quand résonne une nouvelle mélodie qui nous est bien familière : Where is my mind, des Pixies, et le chanteur d’ailleurs gère vraiment. Encore un morceau qui est tout à fait dans nos pratiques, même si je n’égale pas le bonhomme au chant…

On poursuit notre avancée, toujours place des Carmes, et que n’avons pas la surprise de croiser, sur leurs hautes chaises ? Sévane et Bastien, et Stéphane son pote malgache qui reprend souvent des bons vieux blues aux concerts de l’Acousti. L’INSA représentée dans les rues toulousaines, ça fait plaisir, même si ce ne sont pas forcément nos musiciens préférés (petites rancœurs internes au club, je me comprends).

 

Notre destination étant le Capitole, on s’enfonce donc dans les rues piétonnes, en faisant un arrêt à la place Esquirol, pour permettre aux affamés de s’acheter des paninis, et pour se poser quelques minutes auprès d’un groupe qui reprend les Beatles. Un petit air de Mai 68 se fait sentir, comme dirait Raphaël. Mais, encore une fois, on ne reste pas bien longtemps, et on s’engage à nouveau dans les rues piétonnes, bondées, pour atteindre le Capitole. Nouvelle escale en route, on tombe sur un groupe qui commence sa soirée, Magic Tong Family (je n’ai pas pu m’empêcher au groupe d’Ambroise, le frère d’Eloi : Family and the Freedom Forces). Une bande comiques qui s’amusent sur les tongs (pas très original mais on fait avec ce qu’on a), et qui reprend quelques trucs un peu funky, avec une toute petite touche roots. Le sosie de Mathé à la guitare, le sosie de KoXxX à la basse. Le chanteur se la joue moniteur de colo de vacances, c’est le point négatif du groupe, avec ses vieilles phrases d’encouragement (« est-ce que Toulouse est là ce soir ? » à un public de quarante personnes dans une rue perdue du centre ville). Mais très vite le bassiste nous impressionne, avec un peu de slap, et la prouesse d’interprétation d’une partition funk. Il m’a donné envie de me procurer une basse un jour, pour en jouer pour de vrai. Et Mathé à la guitare surenchérit, alors que le gars n’a pas l’air d’être formidable de loin, et nous fait des solos blindés de technique, il est vraiment très très bon. Donc on reste un peu plus de temps ici, et j’ai croisé comme je m’y attendais quelqu’un qui m’interpelle sur le T-Shirt des Cowboys Fringants que je portais pour l’occasion. Et puis on décide de continuer, se faufilant parmi les types qui posent leur matos de techno au coin d’une rue, on débouche sur une troupe d’indiens sud-américains et leurs morceaux à la flûte de pan en playback, et leurs plumes sur la tête. Authentiques à première vue, mais en toc quand on s’y penche d’un peu plus près.

 

Et puis, donc, enfin, la place du Capitole, où je voulais absolument faire un tour, car je savais qu’il y avait de l’électro avec grosse sono qui s’y jouait (énorme scène, etc…). Résultat : grosse déception, que du mix vraiment naze avec des basses et des bruits… Je m’attendais à mieux, mais je n’ai pas été servi. Il aurait fallu être un peu plus éméché pour pouvoir danser parmi la foule ouaich qui jonchait le Capitole. Du coup, nouvelle orientation, on traverse la place comme on peut, et Denis nous guide vers la rue des Lois, où il avait connu un groupe génial l’année dernière… On en croisera deux : le Roger’s Big Band, un autre groupe de l’INSA, qui a joué à pas mal de concerts où les Introns auraient pu être de la partie, et puis un groupe qui fait des reprises de gros classiques du rock français, à savoir Un jour en France, L’homme pressé, New York avec toi… Mais pas top, en prenant vraiment les morceaux à fond, et une sono qui ne tenait pas la route, mal réglée… On poursuit donc vers la basilique St Sernin, avec des groupes de métalleux devant l’édifice religieux (j’ai adoré l’image), et toujours de la techno et des basses de dingue un peu partout, qui saoulent à force… On commence à être fatigué, on a traversé tout le centre, sans s’être jamais vraiment posés… On repique vers le Capitole, et on croise une batucada, enfin… Occasion de s’arrêter un coup sur les grands rythmes des percussions, c’est la fin de leur cortège dans Toulouse, il y a pas mal de monde qui danse sur les rythmiques… Je retrouve l’espace d’un instant l’ambiance de l’année dernière, où on avait suivi la batucada où jouait Mélodie durant quelques temps.

 

Retour au Capitole, toujours autant de monde, on s’engouffre enfin dans les quartiers à l’Est de la place, les fameux quartiers punks et mal éclairés… Un groupe de métal, comme l’année dernière, au même endroit, sans doute les mêmes, avec beaucoup de public… Encore un groupe de rock… On est à la recherche d’un bar pour se poser un coup, pour permettre à Raphou de soulager un besoin naturel… Denis nous mène à un bar qu’il connaît, mais qui a le malheur de se trouver encadrer de mixeurs de techno… On s’y met quand même, juste pour attendre Raphaël… On commence à en avoir plein les pattes, à être saoulés par les basses incessantes et moches. Les sept gars qui m’accompagnent décident de rentrer, surtout qu’ils ont prévu un réseau de Quake 3 en rentrant. Je décide de rester en centre ville, en espérant croiser des gens connus, et je leur dis donc au revoir… Première partie de la soirée terminée.

 

J’avais appelé Anaïs pour savoir ce qu’elle faisait, je crois qu’on s’est mal compris, elle a du croire que je rentrais, alors qu’elle était en compagnie de Sean et peut-être d’autres personnes… Ce n’est pas grave, il ne m’a à peine fallu dix pas (en espérant atteindre enfin le Quai de la Daurade ) pour croiser Julie, Alex et Pauline, qui s’apprêtaient à rentrer aussi… Je les accompagne jusqu’au Capitole, ne sachant plus trop quoi faire au final entre rester ou rentrer… Et puis paf au Capitole je croise Djeyda, Julia et quelques amis à elles, qui allaient en sens inverse pour aller voir ce qui se passait à la Daurade. Je laisse donc les trois ICBE prendre leur bus de nuit, et me joins au nouveau groupe… On passe à nouveau devant le groupe de métal avec plein de public, on y reste quelques minutes. Et puis on poursuit vers la Garonne. C ’est à ce moment là que les gros nuages gris qui se sont amoncelés toute la journée se sont décidés à lâcher leur cargaison. Enorme averse, très soudaine, mais très violente, qui oblige tout le monde à s’abriter, qui oblige les groupes à ranger leur matériel… On trouve refuge sous un grand arbre, et on assiste à la débâcle de toute la population toulousaine qui sillonnait les rues depuis le début de la soirée. De grands ruisseaux se forment bien vite dans les caniveaux, emportant cannettes et papiers divers… Tout le monde court, les bourrés ont du mal à progresser… Ca sent l’apocalypse, et la fin de la soirée. Coline, Armand et Eloïse nous rejoignent, provenant du Quai de la Daurade (que je n’aurai au final jamais vu), où les hippies ont du rentrer leurs pets sous la pluie. Je vais rester avec eux (nouveau changement de groupe), en profitant de l’abri qu’un gentil commerçant monte pour les passants (et pour qu’on lui achète à manger)… La pluie ne semble pas s’arrêter, et on se décide à aller rejoindre Pauline au Capitole. Je pars devant, courant joyeusement dans la rue inondée, je les perds au passage, mais je finirai par les retrouver, en plein milieu de la place… Cette pluie me rend ivre, je suis si content qu’il pleuve, la Fête de la Musique ne pouvait pas se terminer mieux, dans une pseudo panique générale, dans une cohue et un désordre qui me plaît. La soirée se serait terminée de façon un peu morose, la musique s’éteignant tristement petit à petit. Là, au moins, cet événement totalement imprévu a chamboulé un peu l’ordre des choses et les habitudes des gens.

 

Maintenant que tout est fini, et que la pluie s’est arrêtée (mais a duré suffisamment longtemps pour chasser tout le monde), on décide de rentrer. On marche en plein milieu de l’avenue Alsace-Lorraine, libres, je jubile, cette soirée se termine génialement. Il a plu, le sol est mouillé et reflète les lumières de la nuit, il fait frais, on croise à nouveau des connaissances, on marche libres en plein milieu des rues… Cyrielle et Laurant nous rejoignent, on se met en marche en compagnie d’un cortège d’étudiants qui va plus ou moins au même endroit que nous, avec une heure de marche devant eux… Armand, Cyrielle et Laurent rentrent à pied dans une certaine direction, Coline, Pauline et Eloïse décident de tenter de prendre le dernier bus de nuit… De mon côté je décide de rentrer aussi à pied, mais pas par le même chemin, et en courant comme un fou. Je retraverse donc tout le sud toulousain en courant dans les rues vides, en doublant un grand nombre d’étudiants, dont une bonne partie sont insaiens… Depuis le temps que je voulais me faire plaisir comme ça… Terminer ainsi, c’est tout à fait quelque chose qu’il me fallait… Une autre alternative, que j’avais envisagée au début, aurait été de passer la nuit sur les berges de la Garonne , en me trouvant un petit groupe de hippies avec des guitares, et de passer du temps à l’improviste avec eux… Ce sera pour une autre année.

 

Me voilà rentré à l’INSA avant les autres, avec lesquels on a prévu un after, et le petit déjeuner à 7h. Je profite de mon avance pour prendre une bonne douche à 2h15 (ça va, il n’est pas encore trop tard), allumer une petite lampe tamisée, mettre Blue Lines de Massive Attack et me poser sur mon lit tout en écoutant au passage Goodnight Moon. Coline vient me tirer de mes rêveries pour se rendre tous chez Pauline. Armand et Laurent ne rentreront que bien plus tard, à cause d’événements imprévus pour eux aussi. On se pose donc chez Pauline, la grande artiste de l’INSA, qui nous fait des pancakes à 3h du matin… Un peu de musique, on papote, on se pose, tout le monde a les pieds en feu. Et puis on se décide à regarder un petit film, en attendant qu’il soit l’heure du petit déjeuner… On se mate La Cité de la Peur , que je n’avais pas vu depuis bien longtemps, quelques-uns s’endorment (moi je n’y arriverai décidément jamais, je n’ai pas le sommeil lourd)… Une petite nuit blanche comme il faut, sans scrupules, c’est les vacances, et même si demain soir (ce soir) c’est à nouveau une grosse soirée de fête avec la dernière boom de l’année, et la plus importante (la fameuse Boom Mousse), on profite de ces instants entre nous, en vacances, entre étudiants qui n’avons plus rien à penser…

 

Au final on se remettra en route pour le petit déjeuner au trou, où on rejoint Claire qui a tout préparé pour nous (et où il manque ToToM, qui ne manque pourtant jamais les petits déj post soirées). Une tarte tatin cuisinée par la généreuse Pauline, des bouts de melon, des oranges, du chocolat chaud et une brioche, nous voilà souhaitant le bonjour à tous ceux qui vont encore travailler aujourd’hui… On se séparera sur les coups de 8h, pour aller enfin dormir, je ferai un dernier tour chez Coline qui elle ne va pas dormir avant d’être dans son train, je lui rends quelques bouquins empruntés (dont le Petit Prince), et pour lui souhaiter de bonnes vacances. 8h, enfin, mon lit, il fait jour, le soleil s’est levé… et pourtant ça ne fait que 22h30 que je suis levé. Je me réveillerai à 13h, sans être fatigué. Et la journée va encore être festive, car on souhaite l’anniversaire de ToToM.

 

Si la vie vous intéresse, vous êtes à la bonne époque, venez célébrer cette Grand Messe. En attendant, j’ai passé une très bonne soirée, en différentes compagnies, et toutes vraiment sympathiques… La dernière grande soirée avec presque tout le monde… Maintenant les gens vont rentrer petit à petit chez eux, le campus va se vider… On va se reposer.

par Ntonio publié dans : Nice dream
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