Dernier article de l’année, peut-être, depuis l’INSA… Reprenons en fond un groupe qui aura mine de rien guidé beaucoup d’instants de cette année, et aussi pour faire un clin d’œil à toutes les personnes auxquelles j’ai l’occasion de penser en écoutant cette musique. On applaudit Muse bien fort, et on s’accroche aux manettes, car quand je mets du Muse, c’est que ça va secouer, bande de pulpes. Et que je fais des blagues pourries, aussi. Nous avons commencé par une cinématique tirée d’un formidable jeu d’infiltration, qui a eu son ère de gloire, mais qui est malheureusement un peu dépassé par les nouvelles sorties. Heureusement que ses successeurs ont été à la hauteur… La solitude du personnage me retourne une image qui me plaît bien. Face à tout. Et qui ne se démonte pas. Je ne me démonte pas.
Ces quelques jours passés sur l’INSA, après les cours, ne sont pas des plus actifs, je le reconnais. Pas des masses de choses à faire, je reste au final presque tout le temps devant mon PC… Je fais des progrès en jonglerie, avec trois balles (je me suis donné comme ultime objectif de tenir quinze minutes, ça va être pour dans longtemps). Je régresse en guitare, je n’ai plus d’inspiration, je rejoue sans cesse les mêmes choses… Toujours difficile de chanter tout en jouant, de retenir accords et paroles… Et puis ce n’est pas simple de brailler tout seul dans son Promolo. Mais je profite de l’absence de mes voisins pour mettre la musique un peu plus fort que d’habitude : douche sur Massive Attack, concert de Metallica, un peu de Offspring… Oui, musique un peu brutale en ce moment, mais ça réveille, je m’endors le reste du temps. J’ai réveillé quelques heures les souvenirs de FFVII, ils n’ont pas duré longtemps. Entre tout ça s’intercale un peu Chris Rea, pour la bonne cause. Et puis toujours un ou deux morceaux de Radiohead, tirés de The Bends, soit Just, soit My Iron Lung.
J’ai repris le rythme des Heroes, j’en ai regardé quatre depuis hier, dont deux avec Sarah. Ce soir normalement ce sera grosse soirée, mais j’en aurai sans doute encore quelques-uns pour mes journées à Moret. Avant de partir à Ciel, vers le milieu de la semaine, rejoindre ma grand-mère, et accueillir la petite cousine, dont il faut se méfier, paraît-il. Je me suis fini Courrier Sud, de Saint-Exupéry, hier soir, je vais peut-être continuer sur du Maupassant, ou alors reprendre comme je l’avais dit le flambeau de
Mais malgré cette apparente inactivité générale, ponctuée de-ci de-là par un rush de Zerg sur une base Terran, activité hautement intellectuelle, des choses se passent, des choses changent, et je réfléchis… J’ai peur de ne finalement jamais trouver une situation qui me satisfasse. C’est à propos de Marjorie. Son copain, Guillaume, depuis que je suis venu mettre mon grain de sel dans l’histoire, s’est complètement métamorphosé pour la garder auprès de lui, a changé ce qui n’allait pas, s’est montré plus compréhensif, plus présent encore mais moins étouffant… De mon côté, moi qui n’ai pas la même façon de voir les choses, je suis resté discret, je n’ai pas cherché à envenimer davantage la situation entre eux deux qui ne devait pas forcément être facile tous les jours, enfin il y a quelques temps. Il y a plusieurs facteurs, il y a aussi le besoin que j’ai d’avoir quelqu’un qui soit vraiment à mes côtés, de savoir si vraiment je pouvais compter sur quelque chose de stable, pour une fois… Notre avenir à Marjo et moi était devenu tellement flou, les échéances si lointaines que je n’ai pas tenu… Ce n’est décidément toujours pas ce qu’il me faut. J’ai préféré abandonner là, et surtout éviter que ça ne tourne en une mésentente générale, surtout que le contexte entre elle et Guillaume semble s’être brillamment amélioré. Je me couche, j’attends le prochain métro.
Il m’est venu cette idée passagère, cette petite vérité qui m’est apparue aujourd’hui… Certains espèrent un jour trouver l’amour de leur vie. Premièrement, j’ai toujours du mal à nier certaines choses pour accepter la notion d’amour de la vie. Deuxièmement, je ne suis pas à la recherche, je suis dans l’attente. Radicalement différent. J’attends que ça tombe, j’attends de croiser quelqu’un, et de l’attirer si je suis attirant. Sans forcer les choses. Je ne veux pas trouver, je veux qu’on me trouve. C’est comme ça que je serai le plus heureux, c’est comme ça que je pense pouvoir vraiment donner le meilleur de moi-même. Mais c’est peut-être aussi une forme de lâcheté, de me laisser guider, de rester dans mon coin jusqu’à ce qu’on me prenne par le bras. Un peu comme tout le temps, finalement. J’ai toujours du mal à y aller de moi-même. Même si ce n’est pas tout à fait le même référentiel.
Malheureusement, ce n’est pas la méthode qui m’apportera le plus de choix. Et ce que je recherche au fond, c’est justement qu’il n’y ait plus qu’un choix, et que ce choix n’en soit même pas un, tellement il sera évident. Je ne pense pas qu’il y ait une unique personne qui saura me satisfaire. Marjo pourrait me satisfaire, mais la situation est bien trop difficile. Je ne sais pas, j’abandonne aussi peut-être trop vite. J’ai aussi l’impression qu’à force il me faut vraiment quelqu’un qui ne soit pas trop romantique, tellement je ne peux supporter tout ce qui est cliché, stéréotypé, tous ces codes de l’amour. Je suis un grand difficile. J’ai beau être rêveur, je ne suis paradoxalement pas du genre à me laisser transporter sur les chemins aveugles de l’amour fleur bleue.
Là, je marque des points en moins vis-à-vis de pas mal de filles. En même temps, ce n’est peut-être pas plus mal, si ça m’avance dans ma recherche. Un peu comme on joue au « Qui est-ce ? ». Il a de la barbe le tien ? Non. Tchac tchac tchac. Il a des lunettes ? Oui. Tchac tchac. Il est fleur bleue ? Non. Tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac tchac. Il t’en reste ? Oui, mais bien planqués.
Au passage, ça déchire, Muse, pour écrire des articles comme ça. Et puis s’enfiler la fin de l’emmental qui traîne dans mon frigo, ça fait du bien aussi. J’ai tellement bien épuisé mes placards en vue des vacances que je n’ai vraiment plus rien à me mettre sous la dent. Vivement les cerises du jardin. Flemme de faire les courses pour si peu.
J’ai refait un peu le tour des articles du blog, des articles inédits, des articles inachevés… Le fameux Article de 10 pages, qui n’a jamais été fini. En fait, l’objectif était de remettre à plat toutes les histoires de cœur depuis le collège. Je n’en ai fait qu’une, je me suis arrêté ensuite. Et je l’ai poursuivi sans le savoir durant les vacances de Pâques, pour un courrier particulier. Mais un peu abrégé. Je ne m’y remettrai sans doute pas, je ne pense pas que ce soit la peine, sauf peut-être si ça vous branche de savoir un peu comment ça s’est passé, tout ça. Limite faire la partie qui deale du lycée, pourquoi pas, vu que c’est de l’histoire a priori belle et bien finie. Final époustouflant d’ailleurs, en fin de novembre dernier. J’ai écrémé un peu tout le groupe de chasse, hop on enlève pour toujours les inconnues, compteur à zéro pour l’année 2007. Ca me fait toujours bizarre de retomber sur des photos de Murielle et Audrey. Ca a été des bons souvenirs, il n’y a que la fin qu’on peut assimiler comme réellement désagréable, même si ça m’a apporté beaucoup de choses et que je le vis vraiment très bien. Si bien que je l’ai vraiment oublié. Un grand pas de cette année, en tous cas, j’en suis fier, même s’il a pu faire mal. Je le vois vraiment comme une belle étape de franchie dans mon affirmation personnelle. Après on en pensera ce qu’on voudra, ça me fera des gens pas d’accord avec moi, pour une fois.
C’est triste, des jours vides d’activité comme ça. Si triste et si vide que j’ai même mis du temps à me mettre à écrire. De même pour faire le ménage, que je sens que je ne ferai pas en entier, encore une fois. Une belle illustration du laisser-aller qui m’a hanté cette année, et qu’il va falloir que j’éradique l’année prochaine. Sans celui-ci, j’aurais décroché un stage ou un job cet été, je n’aurais pas un mois d’août vide, où je vais passer mon code. Tout le monde travaille, sauf moi. Je l’ai un peu sur la conscience, mais en même temps je me dis que je peux profiter pour une dernière année de vraies vacances. Et qui sait, un mois d’août passé à Moret, pas beaucoup d’activité, c’est fortement propice à l’apparition du 8e Journal de Vacances, à l’écriture de nouvelles, à la création de bande dessinées et au montage de films. Et puis profiter de mes frangins, si possible, parce qu’ils me manquent, quand même. On a tant de trucs à partager encore.
Et puis il y aura sans doute quelques connaissances qui seront dans la région, comme il peut y en avoir qui sont sur le campus INSA. Sauf que les distances ne seront pas aussi réduites, et que je risque fort d’avoir à faire appel soit aux vélos pourris de la maison (ces bons vieux Rockrider 320), soit à une voiture qui passe par-ci par-là. Peut-être, encore une fois, voir enfin quelques connaissances que je n’ai pas vues depuis longtemps (mais là encore ça va dépendre de ma motivation, une vraie gangrène) : Cyril, Chloé, etc… pour ceux que je n’ai pas vus depuis
Il va falloir rendre l’antenne, mais peut-être que je vais revenir une dernière fois depuis ma connexion haut-débit de l’INSA, pour un dernier mot, si les événements et les émotions s’avèrent cléments. Je vous laisse sur une autre vidéo, légendaire, où vous pourrez couper à la fin de l’affrontement… Le dernier de l’année, encore une fois il peut illustrer bien des choses… Tout comme les dernières images du film… Je suis bien évidemment à la place du héros, vous vous en doutez.
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