Je m’étais promis d’écrire un petit quelque chose aujourd’hui, ne serait-ce que pour vous parler du beau temps, ou plutôt faire ma petite chronique sur le Module d’ouverture Histoire des Sciences. Le fait est qu’aujourd’hui a été particulièrement inintéressant, à parler de chemin de fer et de ce genre de bêtises, et que cette fois-ci j’ai décroché, au profit, comme toujours, de menus potins avec Camille.
Je m’accompagne pour vous raconter au moins le début du cours (quand je suivais encore à peu près) de quelques musiques du vieux rock, des années 70-80. Je vous ai mis Stairway to Heaven, mais il y a aussi Should I stay or should I go, Logical Song, Goodbye Stranger, Sultans of Swing, Come as you are, ce genre de choses… Un petit retour dans ce monde me fait du bien, je me cherchais un peu ces derniers jours niveau musique. Bref, voici donc l’histoire du chemin de fer, du moins son début, avec les bribes de notes, dont je laisse à Camille le soin de compléter si elle le veut.
Or il advint qu’au 16e siècle se développaient déjà quelques voies rainurées pour les charrues et les remorques tractées par les bestioles. Cet emploi se faisait surtout dans les mines de houille, pour éviter que les chariots s’enfoncent dans le sol. Et puis un beau jour (ou était-ce une nuit ?), dans ces mines de charbon de terre se développa, sorti du néant, la machine à vapeur. C’était cool, parce que du coup il y avait la matière première juste sur place. Le type a parlé de synergie, je crois. Bref, Thomas Newcomen invente donc au 18e siècle la machine à vapeur à balancier, pour faire descendre les pauvres ouvriers malheureux dans les mines, et pour pomper l’eau dans les souterrains. Le truc historique, c’est qu’en Angleterre, il y a beaucoup de charbon de terre, car en fait celui de bois a été beaucoup trop exploité depuis le Moyen-âge. Ca c’était l’anecdote contextuelle.
Ensuite vint le bateau à vapeur, mais c’est balaise de faire quoique ce soit avec, parce que la houle est difficile à compenser. On aura d’abord des espèces de prototypes, appelés Palmipèdes (ça marche comme les canards, avec une démarche un peu conne sur l’eau), et on verra ensuite les bateaux à aubes. A côté de ça il y a des essais infructueux dans d’autres domaines : le fardier, un truc qui permet de transporter les pièces d’artillerie, va finalement faire un flop. Idem pour la locomobile, qui roule sur les routes, mais pèse 3 à 5 tonnes parce qu’il faut emporter le carburant avec. Donc bof.
Ensuite, mes notes se clairsement. Années 1810, apparition des premières locomotives sur des voies particulières, qui dépasse bientôt les 40km/h. Waou. Aux Etats-Unis, les parcelles qui sont sur la voie ferrée se colonisent, notamment au niveau des points d’eau (pour la vapeur, tsé). Et du côté européen, avec l’empire napoléonien, on a des grands projets de réseaux.
Mes prises de notes sont de pire en pire, et se dégage donc de ce foutoir quelques trucs inintéressants sur le financement des voies ferrées par concession, des dates floues sur la nationalisation du réseau, et des petits dessins pour montrer que je m’ennuie. Note importante quand même : niveau chemin de fer, on a une sérieuse avance sur les rosbifs. Mouaha Stephen.
Après ça parlait de la première ligne Saint-Etienne – Andrezieux (à savoir pour le Trivial Pursuit) de 23 km, où on essayait d’éviter les changements d’altitude parce que ça posait des problèmes de puissance (je vous passe les détails de Génie Méca). Vers 1830 on commence à transporter des gens (les humains sont des produits comme les autres, dixit 99F), et on a un réseau en étoile autour de Paris (comme c’est surprenant). Ensuite ça parlait de différentes compagnies françaises qui se battaient pour le partage des voies, etc… Mais bon l’heure du goûter approchait, et on avait d’autres sujets plus intéressants en cours de discussion.
Voilà, c’était un très bref historique incomplet du chemin de fer, mais ne vous inquiétez pas pour moi, on aura un polycopié récapitulatif plus tard. Bon, et puis on a continué nos papotages chez Camille, avec du bon thé anglais, un cours de comptabilité financière (mâtin quelle matière !). Et un repas du RU très amusant avec les amis habituels, à se mettre en jambes pour l’INSLAN de ce week-end et à se moquer. Mouaha.
Je vous laisse finir la chanson tranquilles, moi je retourne travailler, youpi c’était une belle après-midi, ça m’a remis un peu de sourire. Résistance des Matériaux, me voilà. Ô joie.
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