Premier post de ces vacances, sur « Müssen nur wollen » de Wir sind Helden. Un retour par chez moi, de quelques jours, une petite semaine à peine, histoire de changer un peu d’ambiance, voir les frères (ou pas trop finalement), la maison, la famille tout ça… Toujours pratique de rentrer le vendredi, ça fait une journée de transports en moins. Surtout que ce vendredi a été assez amusant. Le jeudi aussi, ça fait un tout.
Car jeudi, tradition à la con oblige, c’est la boom INSA avant les vacances. Mille et nuits, disait le thème. Soit. Et donc en ce jour, qui commence toujours bien puisqu’il y Anglais le matin (et accessoirement amphi d’Eco-Gestion mais mon vélo a décidé d’aller faire un tour pour faire des courses, dommage), eh bien la journée a été passée à attendre cette soirée commune à presque tous les INSAiens, sauf les récalcitrants ou les fatigués. A l’occasion, ce soir ce sera chez Anaïs, avec des crêpes et tout le tutti quanti, et donc je me suis lancé dans la confection de pâte à crêpes, en parallèle avec Marjo à Lille qui faisait les siennes. Petite erreur de lecture aidant, je suis passé de deux tiers à deux litres de pâte, et deux heures et demie pour faire une bonne soixantaine de mini-crêpes dans ma petite poêle bombée qui attache par endroits. A la dure, comme dans le bon vieux temps. Un cours de guitare dans le tas, avec la préparation pour les Interclubs (déjà), et puis voilà la fin de l’après-midi et je me rends chez ma chère voisine du dessus.
Accueil par un beau « c’est lequel des deux boulets ? » de la part de Julie, parce que je suis en retard (et JX aussi, quelle veine), du coup les hostilités sont annoncées et je démarre au quart de tour avec Julie pour se foutre sur la gueule toute la soirée. Permettant ainsi de remplir un peu plus le carnet des Private Joke. Y a du monde chez Anaïs, car sans compter les habituels JB, Sarah et Julie, on a aussi Rhana (amie de lycée d’Anaïs) (j’espère que je l’écris convenablement), Magalie, Etienne (le bio), Pauline et un passage furtif du grand Alex. Minorité de messieurs, certes, ce n’est pas forcément ceux que l’on entend le moins (si on compte
Et puis sur les coups de 22h, passage à l’apéro du groupe E au R1. Soit les cocktails de la soirée sont vraiment chargés, soit je n’ai plus l’habitude, mais il m’en faut peu pour atteindre un petit état acceptable. Tralali, tralalou, on délire une petite heure là-bas, où je refourgue une partie de mes crêpes, et puis on revient avec Sarah à la base, au 2e du R3. Y a eu du monde qui a fait un peu comme nous, qui est allé voir les autres réunions de groupe, mais sur la fin on sera tous là, amorçant laborieusement un Tarot entre les verres et les crêpes, mais ça n’ira pas bien loin.
Il est temps pour moi d’aller retrouver un peu cette salle de boom où je n’ai plus mis les pieds un jeudi soir depuis la semaine d’inté 44. La troupe s’étire un peu, on en perd quelques-uns, je perds tout le monde, tout le monde se perd, mais au final tout le monde est là à faire la queue à l’entrée, où je retrouve Julien qui n’a pas tenu sa promesse de sobriété pour sa nouvelle petite amie. On rentre, je re-perds tout le monde en restant avec Julien et quelques amis, et puis je croise d’autre gens, je croise du groupe E, je fais un tour de salle en espérant voir dans un coin le grand Benoît faire un peu de break dance, et puis je retombe soudainement sur Anaïs & co, nickel. Plus de deux heures et demie à faire le con sur de l’électro, accueillant au passage Armand et Laurent, faisant quelques pauses et ne trouvant définitivement personne parmi les Stephen et compagnie. L’alcool commence à baisser, la musique est une boucle jonglant entre les quelques grands classiques des soirées (le choix n’a pas été remis en question depuis 7 mois, navrant), même si le concept des plages de 45 minutes fait son apparition. Quoiqu’il en soit on s’éclate bien.
Et puis 3h40 arrive, la fatigue se fait sentir, je me rends de plus en plus compte que je danse comme un abruti, et puis faut que je sois raisonnable, demain il y a TP noté et TGV. Alors souhaitons bonne nuit et remercions la maîtresse de soirée, je rentre et je dors, la vaisselle des 60 crêpes en attente.
Réveil 7h30, c’est parti pour le bouclage de valise à l’arrache et le nettoyage habituel de l’appart avant les vacances. J’ai les cheveux raides mais la tête claire, je me rappelle à la tête de mes chaussures la journée passée à nettoyer la boom avant Grimoire. Et puis c’est parti direction le génie bio pour un TP d’avance peu intéressant.
L’ambiance de ce TP sera finalement géniale. Tout le monde est mort, mais tout le monde sait qu’il faut tenir, car la journée va être longue, tout le monde fournit son petit effort pour ne pas contribuer au comatage collectif. Je me retrouve en binôme avec Armand, on se fait un TP du feu de dieu, les craquages sont fréquents et réguliers grâce à la fatigue. Les profs, un peu de marbre au début, affichent petit à petit des sourires amusés, ça doit être marrant de faire TP les lendemains de booms. Avec Armand on se fixe dans la tête de finir le plus tôt possible et de ne pas attendre 20h30. Un certain TP de 2006 traînant dans mon trieur nous guide petit à petit, mais sur la fin on connaît une baisse de régime car on doit rassembler les résultats de tout le monde, et puis on s’épuise. Et ce n’est qu’à dix minutes de la fin qu’il me dit : « de toute façon cette UV je l’ai déjà avec les précédents partiels ». Craquage ultime. Il n’aurait pas pu le dire plus tôt ! Moi aussi je l’ai déjà ! M’enfin on s’en fout et on termine consciencieusement.
Hop, sorti premier, je m’empresse de rejoindre Sarah et sa voiture qui m’attendent en bas du bâtiment, car j’ai un train dans trois quart d’heure et en bus c’est mort. Tchac, on est partis pour Matabiau, on revient sur la soirée, on discute, posés. C’est les vacances.
Depuis, après une après-midi de transports, après les deux tiers du deuxième livre du Cycle de Tschaï, je suis revenu à Moret. Moret, qu’Anaïs a visité il y a trois ans, en plein mois d’août, en plein dans le 6e cahier. Terrible. Je retrouve toute la famille pour la seule soirée où on sera tous là, on se mate Cowboy Bebop le film (ils m’ont piqué mon univers imaginaire !), et puis je retrouve mon grand lit confortable, pour une nuit de repos profond. Quelques Zergs, quelques rêves funs, et puis voilà, samedi matin, je suis reposé, je suis encore un peu engourdi, mais je suis tranquille.
Je raconte ma vie, là, je le sais bien. Mais qu’y a-t-il de mal ? La semaine va être courte, je reprends le train jeudi pour Toulouse. D’ici-là je ne sais pas bien ce que je vais faire, je n’ai pas envie de faire de grands projets. Peut-être un signe à Eloi demain, un tour à vélo en forêt s’il fait beau… Je m’embête déjà un peu car les frères sont partis faire autre chose. Mais il faut que je me repose, que je fasse un peu le point loin de la vie grouillante du campus où on est tous les uns sur les autres. Et puis bouquiner pendant des heures, pourquoi pas, j’ai déjà fini Le Wankh, j’ai Le Dirdir en réserve, et le 4e livre sur Tschaï qui m’attendra à Toulouse. Un petit classique de la littérature dans le tas ? Un peu de théâtre, pour changer ? Avec des alexandrins ?
Et puis maintenant que j’ai mis un point final à la 2e BD de Pyrhaleine, j’ai tout un champ libre pour une nouvelle histoire, autre chose. Frustré, quand même, d’avoir un peu bâclé Pyrhaleine comme ça. Mais 49 pages, ça commençait à faire, surtout depuis trois ans et demie.

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