Et ils appellent ça des vacances ? Et que ça court de partout, et que ça ne dure qu’une semaine, et que pfoulala j’aurai jamais le temps de tout faire. Mais bon allez, je fais fi de ma machine à olives pour étaler quand même quelques caractères sur ce magnifique blog qui ne vit plus tellement. Heureusement que j’ai pour animal de compagnie un simple cactus à abreuver de temps à autre, quand il me tombe sous le nez. Ne parlons pas de petite amie… Mouaha.
Bref, entre le Canada à préparer (donc la mairie et tout le tralala, les cours, les dates de départ, pfou), les cours à bosser (j’avais reporté certaines choses à bosser sérieusement pendant ces vacances), la famille et les amis à voir, les différents projets pour clubs et copains, etc… Greuh, pas le temps.
Cela dit, ça m’a fait sortir, tout ça, les trucs du Canada et tout. Je parcours les rues de Moret depuis que je suis rentré, et je vois que petit à petit les choses changent. Ou pas trop. Mais dans tous les cas c’est très rigolo. Tu te balades dans la rue, y a une vieille dame qui peste contre les voitures qui vont vite, y a des vieux qui reculeraient presque tellement ils avancent pas, y a le marché ce matin sous la pluie, les habitués du bar à côté de la Porte de Bourgogne… Et puis il y a les racailles de Moret. Mouaha. C’est là que je me suis marré le plus. Parce qu’avant les racailles de Moret, on les connaît, ce sont des racailles de partout, toujours les mêmes. Jogging flashie qui ne change en rien au fait qu’ils ne sont que collégiens, vieille bécane style ouah trop ouaich mon pote, clopinette au bec, et puis la vieille voix de « vas-y qu’estumtouches là ouaich ouaich ». Genre vieille racaille à deux balles en gros.
Et puis donc, là, grande surprise, une partie racaille morétaine a subi une étrange mutation. Je ne sais pas d’où ça vient, je n’ai pourtant jamais rien vu de tel dans la région encore. Et je doute que l’influence des Introns se fasse sentir aussi loin de la salle de répèt du club Zik de l’INSA de Toulouse… Quoiqu’il en soit, mes amis, les racailles de Moret, c’est plus des vieux rappeurs hip hop ouaich gros, c’est devenus… des kepons ! Oui oui messieurs. Avec des crêtes et les blousons en cuir qui vont avec. Percings et tout ! Des punks dans la cour de la mairie de Moret ! J’ai trouvé ça énorme.
Bref, la révolution est en marche, bientôt on va sentir vrombir les rythmes de tecktonik dans la rue de l’Eglise, les petites mamies vont apprendre le kung-fu et les chauffards n’auront qu’à bien se tenir. On ne pourra plus aller chercher sa baguette chez Baguépi sans rencontrer des tas de gens bizarres…
Bon sinon dans les trips du moment je lis Elric des Dragons, un bouquin de fantasy (avec la longue série de bouquins qui va avec) qui se prend un peu au sérieux, mais pas trop… Enfin de la dérision un peu partout, et des grands effets de style genre Grande Mythologie d’un peuple. Avec des Seigneurs du Chaos, des légendes du tréfonds des abîmes du Big Bang de la Mort qui tue, et des épées surpuissantes de la Mort qui tue +1 en dextérité. C’est presque à voir des phrases du style « Et Elric dit : « Tuez les tous, le Seigneur des Ténèbres reconnaîtra les siens ». Et il en fut ainsi ». Bref, amusant quoi.
Quoi d’autre, quoi d’autre ? Bof, j’ai pas le temps d’y réfléchir… Vite vite, je suis pressé. Alice in Wonderland toussa. Etalage de culture et tout. Craquage sans raison, il pleut et les vacances sont déjà presque à leur moitié… Go ahead.
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