Les cours viennent de reprendre ce matin, mais je voudrais revenir sur les derniers jours de ces courtes vacances… Ode to my family est de circonstance.
J’ai pu voir Sébastien vendredi dernier, en lui proposant de venir passer une partie de la journée à la maison, avec en prime le bœuf bourguignon à midi (ouais !). Une petite journée entre nous, à se raconter un peu ce qu’on fait en ce moment, à dire des bêtises et se rappeler les années lycée… Une idée d’un forum pour les anciens de Couperin, peut-être. Je suis totalement pour, je filerais bien un coup de main, mais il faut être certain que ça marche, autrement ça risque justement d’accélérer la dérive. Le mieux c’est qu’on en émette l’idée autour de nous, voir si ça motive (ben tiens, justement, ceux que ça intéresse et qui lisent ceci, laissez un commentaire, pour voir que vous êtes là). Et puis on a eu l’idée d’aller faire un tour dans les rues de Moret l’après-midi, entre deux averses (ah le bon temps de Février en forêt !), surtout pour voir si des vieilles connaissances sont chez elles, pour leur faire un petit coucou.
Et la première connaissance se trouve dans ma rue. Quelqu’un que je chéris beaucoup, parc » qu’on a fait toute notre scolarité ensemble, on se connaît depuis tous petits, et on s’entend très bien, même si on n’a pourtant jamais été extrêmement proches, mais toujours heureux de se voir. Il s’agit donc d’Audrey Collet, qui habite un peu plus bas dans la rue. Grand portail, sonnette qui reste coincée (ça commence bien), et puis la maman qui ouvre, surprise, mais qui nous invite chaleureusement à rentrer. On a de la chance, Audrey allait rentrer à son internat dans la soirée, elle fait ses valises. Mais elle prend quand même le temps pour profiter de notre venue inattendue. Et elle n’a pas changé, pas fondamentalement, et j’en suis très heureux ! Mais ses études l’ont portée bien loin des dures lois des classes prépas et des grandes agglomérations. Sont bac agro l’a emmenée dans un trou perdu en Normandie, où elle fait un BTS portant en gros sur l’environnement et l’hydraulique. Et elle s’y plaît vraiment bien, tranquille et paisible. C’est vraiment cette impression qui s’en dégage. Je suis vraiment content pour elle, elle a l’air de passer de très bonnes années d’études.
Trottinette sur les genoux, on discute ainsi pendant une bonne heure, avant de se décider à la laisser finir ses valoches, car il y a pas mal de route jusque là-bas… Des nouvelles des autres gens du lycée dont on a perdu un peu le fil, ça fait plaisir de retrouver ce petit passé tous les trois. Et je reste toujours persuadé qu’il ne faudra jamais que je perde le contact avec elle. C’est une telle icône des mes années d’enfance à Moret. Elle, sa famille, sa maison, et par là ensuite le cursus maternelle-primaire-collège-lycée, etc… Les plus belles années de cette période ont son image en filigrane.
Derniers échanges dans le hall d’entrée, Morgane arrive dans quelques heures mais nous ne la verrons pas, et nous voilà repartis sur la rue Eugène Moussoir, cette fois-ci sous cette pluie fine qui ne sert typiquement à rien sauf à mouiller. Une petite traversée de Moret et nous voilà devant la porte d’Eloi, en priant pour qu’il ne soit pas à Paris, surtout qu’il n’y a aucune voiture garée devant. Ding dong, un temps, bruits de marche, grand bruit de clés… Ce détail montre que ce n’est pas sa mère qui va ouvrir, elle aurait été plus délicate. Ses frères aussi. Cric-crac, suspense… Gagné ! Il lui faut une bonne seconde pour comprendre qu’est-ce qu’on fait là, surtout Sébastien qui habite quand même assez loin. Et puis, réaction toujours la même, primitive mais authentique : « Ouaaaiiiiis !!!!!!! Ntooooonioooo !!!!! Ben allez, rentrez ! Mais qu’est-ce que vous foutez là ?! »… (maiqueszvoufoutéla). Hop hop hop, ni une ni deux, nous voilà dans la cuisine, un pot de Nutella grand ouvert et des tartines en train de griller. Rien de plus naturel.
Le temps des retrouvailles conventionnelles ne sera pas très long, puisque Seb et Eloi se croisent souvent dans le train, et que je discute assez régulièrement avec eux sur le net. Quelques premiers délires, quelques ragots aussi, il faut bien, alors Michel Serrault, tout ça, et puis vu qu’on n’a rien d’autre à faire, on se plante devant l’ordi, et on sort un petit Worms. Là encore, on retrouve bien les valeurs qui font la base de notre amitié ! Zou, WWP, c’est parti, chacun une équipe, on se met ensemble contre l’ordi, mais on semble ne rien vouloir faire d’autre que de se taper mutuellement dessus, rendant les derniers instants de chaque manche un peu chauds, vu que les autres vers sont encore bien solides. Medeyn, Maraudeur et Ntonio (vers d’Eloi) se font allumer dès le début de partie, Bonio, Bruce et je sais plus qui tentent tant bien que mal de rééquilibrer les choses (merci Sébastien de garder un esprit clair sur l’objectif principal), et puis les miens font n’importe quoi, comme d’hab : Chris Rea se prend les foudres de ses coéquipiers, Radiohead tente une batte de base-ball qui fout tout le monde à l’eau, surtout des vers à nous, et Eels balance une petite mouflette par manque d’inspiration, provoquant un concert de toussotements et de hoquets dans la minute qui suit. Bref, on reste quand même stratèges, mais certains d’entre nous arrivent à bien se montrer inutiles (comme faire une poussette dans un trou où il n’y pas d’eau).
Mais c’est déjà la fin et il nous faut rentrer chez nous, après ce bon moment bien délirant… Ca fait plaisir de voir que ces moments-là ne sont pas terminés, on trouvera toujours une occasion pour renouer avec nos bonnes vieilles références et notre esprit joueur. A quand une vraie adaptation réussie de Calvin et Hobbes à la caméra ?
Les vacances s’achèvent ainsi, dans le jeu et les bonnes parties de rigolade… Une partie de Mag-Blast avec les frères le lendemain,
Retour en train hier, le TGV se prend trois heures de retard à cause d’un règlement de comptes au flingue sur la voie à Angoulême. Arrêt à Poitiers, on délire avec Stephen et Marin, je croise Couscous, et puis je me plonge dans le Journal d’Anne Frank… Au final le terminus n’est pas Toulouse mais Montauban, on change pour un TER, je finis le trajet en compagnie de Couscous (Chris Rea dans l’oreille gauche), et enfin, retour à 21h (départ 9h05 à Moret) avec squatt sans préliminaires chez Raphaël qui prépare les pâtes ce soir pour ceux qui sont déjà présents sur le campus. Sympa de les revoir, de retrouver les pâtes et les blagues perdues, je m’en vais pile au bon moment où ça commence à parler ordis… Et puis le débat sur les présidentielles anime un peu les choses,


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