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Petit souvenir...

Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Samedi 20 mai 2006

Petit retour sur une semaine dans la peau d’un basse de la chorale, durant les Interclubs à l’INSA. Je vous présente quand même un minimum la chorale, histoire que vous ne soyez pas trop perdus.

Commençons donc par le chef officiel, Rémi Sharrock, deuxième année MIC je crois, qui n’a pas tout à fait l’autorité nécessaire, mais qui a pas mal de talent pour faire des partoches sympas à partir des chansons originales. Tout le monde s’entend bien avec lui, j’ai eu l’occasion de déconner quelques fois avec lui (j’ai d’ailleurs pris une magnifique vidéo du chef et des basses réalisant une impro rythmique en pétant avec les mains) (si si, on est sérieux à la chorale)…
Après, on a les sopranos, qui se débrouillent tant bien que mal mais qui ont besoin de soutien pour être sûres d’elles. Parmi leurs rangs on compte Edith, autre gérante de la chorale, et quelques filles motivées (désolé je ne connais pas tous les noms).
Les altos sont un sujet sensible, avec deux filles qui chantent bien mais pas fort, et deux chinoises qui chantent très faux et qui ont fait fuir la moitié de la chorale depuis janvier. Nous n’insisterons pas en disant que la plupart des plantages sont à l’origine des altos.
Les ténors sont de braves gars bien sympas et appliqués, des valeurs sûres… Ils sont trois : Julien de troisième année IMACS qui fait aussi aux Interclubs « Street Spirit » à la guitare, Vincent qui seconde le chef avec sa flûte et sa rigueur et son sourire trop génial, et Julien le blond d’IMACS deuxième année, à la voix superbe et qui représente un vrai pilier à la chorale. Sans lui, on se plante souvent.
Et enfin, « Mennen pour nous les basses », avec moi bien sûr, et puis Etienne avec qui on met l’ambiance pendant les répèt’, et Maxime et sa voix forte et profonde, mais qui manque malheureusement souvent…
Ca c’est pour la description des membres de notre super chorale de fous, qui a donc chanté Ce Rêve Bleu et Que Je T’Aime aux Interclubs. Dans l’histoire, Ce Rêve Bleu se situe à l’arrivée à Alexandrie, et Que Je T’Aime quand Obélix tombe amoureux d’une vahiné. Oui, car le thème des Interclubs cette année, c’est Astérix et Obélix. Maintenant, place aux soirs de fête :
 
Mardi 16 :
The first one, le premier soir devant le public, avec un petit peu de stress et une inconnue quant à la réaction du public… Habillés tout en bleu pour la chanson d’Aladdin,  nous sommes entrés sur scène pour entourer le tapis volant, et nous avons donc lancé les premières notes du chant. Dans le public, le groupe C se tenait dans les premiers rangs, bien visibles et de plus en plus morts de rire au fil de la chanson… Oui, nous avons foiré en beauté ce premier chant (enfin, « nous »… plutôt « elles »). Cela a eu pour conséquence de donner le fou rire à Etienne, puis à moi, et Maxime a été un peu dérouté… La chorale a fait une pitoyable première prestation, mais au moins on a bien rigolé… Pour Que Je T’Aime, ce fut déjà mieux, avec l’impro d’une choré pendant le refrain juste avant d’entrer sur scène, les gars le genou à terre et tendant les mains vers les demoiselles. Evidemment j’ai voulu faire l’original en me tournant dans l’autre sens. Une première soirée qui a bien rigolé, mais qui a au moins mis de l’ambiance dans le groupe, ce qui manquait jusqu’à présent.
 
Mercredi 17 :
Pour la deuxième représentation, la chorale s’est remise dans le droit chemin. Ainsi, Ce Rêve Bleu est passé comme une lettre à la poste, sans vrai plantage, ravissant le public le briquet à la main, comptant dans ses rangs Joris, Aymeric et cie… Sur la chanson de Johnny, Obélix a ravi tout le monde en mimant chaque parole de la chanson… Un peu dégueulasse de temps en temps (« quand ton corps se fait dur »), mais pas lourd pour autant… La chorale commence à se sentir à l’aise… Une belle soirée de succès en tous cas, la meilleure du point de vue qualité…
 
Jeudi 18 :
Ce soir est le grand soir, car cette fois ci tous les copains sont dans le public, ma marraine aussi… On a arrangé un peu les horaires de répétition pour pouvoir voir un bout du concert, mais comme d’hab on s’est retrouvés au GMM pour chanter avant de rentrer sur scène. Ayant pris l’appareil photo pour cette soirée, j’ai pu prendre quelques clichés des gens, et des vidéos (celle du chef, celle des copains, celle de Fanny qui n’aime pas se faire photographier) (ah !, les filles !)… Enfin voilà, on est arrivés plus ou moins frais pour le premier chant (moi je m’étais déjà pourri la voix à la répétition), et on a donc affronté le public bien nombreux, les copains déjà hilares au premier rang (bande de saloperies !)… Et pour les deux chants, ça a fait moit-moit. Une première partie assez foireuse, et un rattrapage pendant la deuxième partie du chant. Mais dans tous les cas, la qualité des voix d’homme on été loués ! Ouais !
 
Vendredi 19 :
Déjà la dernière soirée, avec des membres des Interclubs archi motivés pour faire une représentation de la mort qui déchire tout ! La composition de la chorale a un peu changé, avec la disparition de Vincent et Etienne, et l’arrivé d’un ancien de la chorale à la place d’Etienne, à qui il a fallu tout apprendre sur le tas. Mais ça a donné un bon résultat. Moi en tous cas j’étais à fond dans le trip pour la dernière avec Julien (celui qui chante comme un dieu). On a fait une bonne représentation de Ce Rêve Bleu (un peu moins que mercredi, mais honnête tout de même), le public était motivé, les acteurs aussi (baston sur le tapis volant entre Obélix et Promologix)… Et la régie nous a fait une bonne blague pour notre deuxième chant : ils ont mis C’Est Toi Que Je T’Aime à notre entrée, sans nous prévenir, alors tous les gens présents en coulisse sont venus danser un coup sur scène à l’arrache pour meubler, c’était n’importe quoi, mais on a bien déconné. Et puis on a donc chanté notre Johnny, avec le troisième couplet en exclusivité (le plus hot), bien marrant, bien réussi !!!! On a bien donné pour cette dernière fois. Et dans l’ensemble, le spectacle a été plus déjanté encore que d’habitude, blindé d’impros et de fous rires en plein milieu des répliques…
 
Une semaine qui se termine donc dans une ambiance folle et bien tripante, et aujourd’hui il y a eu un petit pot sympa au trou, avec les irréductibles de la semaine, j’ai gratouillé quelques morceaux, j’ai discuté avec le chef Rémi, je me suis aperçu qu’être président de la chorale c’est pas bien dur, et que ça peut être marrant à faire l’année prochaine peut être… Et demain, on organise une petite virée au théâtre du Grand Rond pour voir la section théâtre-études de l’INSA de Rouen qui est de passage ici ! Les Interclubs, ce n’est donc pas fini !!!!
par Ntonio publié dans : Nice dream
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Jeudi 18 mai 2006
Un petit mot pour la forme et la mise à jour, pour avoir quelque chose sous la dent à lire ce week-end pour ceux qui font un tour ici pendant ce temps là…
 
Un jeudi gris comme il n’en arrive pas souvent, mais qui remet un peu de fraîcheur après plusieurs jours près des confortables 30°C. Eels revient un peu à la mode, avec Beautiful Freak et Electroshock Blues, et une atmosphère plus saine que ces derniers temps…
 
Une rentrée assez légère, avec de grandes plages guitaristiques sur l’herbe, avec du ska-punk au second degré, avec la Com’vidéo qui a bouclé son scénario pour les PPAs de l’année prochaine, avec les articles pour la Com’plaquette, avec un appart bordélique… bref, la croisière s’amuse…
 
Le clou de cette rentrée reste les Interclubs, quatre soirs de suite où tous les clubs de l’INSA sont réunis autour d’un scénario débile et génialissime de 4 heures, avec une ambiance chaleureuse et bon enfant, où l’on rigole bien… Evidemment, la chorale est de la partie, avec à son répertoire deux morceaux (dommage, que deux !), à savoir Ce Rêve Bleu et Que Je T’Aime… Si ce programme vous paraît honteux, libre à vous d’en juger ainsi. Personnellement, j’ai trouvé ça pourri au début, avant de faire toutes les répétitions finales et les premières représentations (ce soir c’est la troisième).
 
Ce Rêve Bleu a posé beaucoup de problèmes de la part des altos, et des sopranos peu confiantes en elles, du coup finir le morceau sur la même note relevait du miracle… La première représentation a d’ailleurs été particulièrement lamentable, les premiers rangs de spectateurs pliés en deux, les basses aussi du coup (forcément, on se marre dès qu’on peut), mais ce qui est cool, c’est que ça a mis l’ambiance dans la chorale, encore timide jusque là.
 
Sur la chanson de Johnny, ça va déjà mieux, c’est moins compliqué même s’il a fallu réarranger l’arrangement sous peine de plantage des sopranos, et on y va à fond désormais… Rien n’est proscrit, et plus ça va, plus on fait les cons sur cette chanson… On rajoutera d’ailleurs un couplet jugé « hot » au début pour la dernière soirée, histoire de faire durer le plaisir… Sacré Johnny… Yeah. Enfin, j’aime pas Johnny, mais là on rigole bien.
 
Je ferai plus tard un vrai retour sur toute cette semaine Interclubs du point de vue d’un basse heureux, avec tous ses compagnons de route, et les bêtises qui sont de mise… En attendant, qu’on se le dise, chanter, c’est vraiment plaisant !
par Ntonio publié dans : Fresh Feeling
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Mardi 9 mai 2006

 

Profitant d’un emploi du temps à trous, je vous remets encore un petit mot sur le blog, qui décidément a ses phases de création…
 
Une rentrée bien dans la forme, avec les retrouvailles dès hier soir d’Etienne et son univers ska, avec les répèts désastreuses de la chorale INSA, et 1984 de George Orwell avant de se coucher… Et puis ce matin, reprise de l’habituel petit dèj en musique, avec The Go! Team pour l’occasion, fabuleux groupe anglais plein de sang neuf qui rencontre pas mal de succès… Merci Charles pour me l’avoir fait découvrir ! Et en partant pour notre bon vieil amphi Riquet, j’ai croisé Joris, Aymeric et Claire bien frais de leurs vacances, avec un genou en moins pour la demoiselle, et une bonne impression pour le cirque de Gavarnie (comprendra qui voudra…).
 
Et bien sûr, retrouvailles chaleureuses en amphi, entamées par l’envoi d’une expression ma foi fort sympathique de l’ami Fabien à mon arrivée ! Belle joie de retrouver donc Denis, Fabien et Raphaël, indétrônables troublions du milieu d’amphi, à l’Ouest pendant tout une heure et quart d’UV4 de maths, un 20 Minutes entre les mains, et toujours cette formidable réactivité aux « finalement », frappés avec vigueur sur les tables de l’amphi.
 
Et maintenant, je profite d’une heure et demie de rien pour faire un tour sur le site de Frenzy et tous les liens qui s’y rattachent (Forum, skyblog de Worms), pour bien m’amuser, et m’imaginer de nouveaux concepts pour refaire partir l’esprit Frenzy qui s’essouffle un peu…
 
Tout ça orchestré par Blinking Lights And Other Revelations de Eels, que je n’avais écouté depuis un moment déjà… Eh oui, le soleil est là, les fleurs aussi, ce sont les meilleurs instants de l’année, il faut en profiter !
 
C’était donc un petit mot pour la forme, en réservant pour dans quelques jours (ou semaines) un formidable compte-rendu du championnat de hockey sur glace dans lequel je me suis engagé sur un vieil émulateur mégadrive… Article qui n’intéressera sans doute que moi au final (meuh), peut-être Charles aussi, mais qui vous amusera à coup sûr ! Vive les Netherlands !
par Ntonio publié dans : Fresh Feeling
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Lundi 8 mai 2006
Les vacances de Pâques s’achèvent, et déjà il faut penser à tout, il faut se remettre au travail, et les imprévus tombent… Ca ne devait pas rater, car ces vacances ont été blanches. Blanches de tout… Je n’ai absolument rien à fait de bien utile : quelques sorties par-ci par-là, alors que je pouvais en faire plein, ouverture de polys à peine une heure par jour, et le reste du temps à glander chez moi sans rien faire, sans rien entreprendre en entier, avec une motivation minimale. Au moins je me suis fait plaisir à ne rien faire… Mais cela ne m’a pas reposé pour autant, j’ai mal dormi, et puis j’en ai un peu sur le conscience, mais pas assez pour me remotiver cependant. Terrible, non ? Ouais, tout le monde s’en balance, je le sais bien, mais rien à faire, je suis seul ici.
 
Je me suis souvent surpris à être de mauvais poil, à ne pas supporter grand-chose, et surtout à ne plus partir dans de grands imaginaires… En rangeant toute ma chambre pour cause de travaux en mon absence, je suis retombé sur des écrits de Terminale, diverses, soit persos, soit le plus souvent destinés à des gens, ou même des pochettes de CD commentées… Je me suis rendu compte à quel point ça a changé tout ça. Je savais bien exprimer des choses à cette époque, j’ai presque été épaté par une pochette de CD sur Chris Rea que j’avais faite il y a plus d’un an et demi, ou par celle du 18th Flight pour l’anniversaire de Mélanie (du moins dans le choix des musiques). Et en comparant avec les trois CD que j’ai faits durant ces vacances à Murielle et Eloi, j’ai fait grise mine. Plus aucun style, une écriture presque blasée, des descriptifs bateau, ni pétillants ni intéressants… Affreux.
 
Je ne sais pas si c’est le manque sensible de matière littéraires dans mes études qui fait ça, ou le fait que j’ai moins l’occasion de partager des trips sur des coups de cœur avec les gens de l’INSA, mais je m’aperçois bien qu’il y a un côté créatif qui s’est effacé. Il ne s’en est pas allé, je suis certain, mais je n’ai plus l’occasion et la motivation de le faire ressortir, plus d’encouragements par le partage de sensations...
 
Vous allez me trouver bien négatif, bien pessimiste, mais c’est ce que je ressens. Je suis revenu hier à l’INSA, et sur le chemin menant du bus au R3, j’ai eu peur de sombrer encore pour deux mois non pas dans le boulot (ça je m’y fais), mais dans l’esprit trop scientifique des Insaïens. L’INSA a de très bons côtés qu’il faut apprécier, mais aussi des moins encourageants, et ce dans tous les milieux scientifiques je pense… Certes une très bonne ambiance règne, c’est agréable comme endroit, il y a un esprit de camaraderie, il y a plein d’idées dans tous les sens pour s’éclater entre jeunes un pack de bière à la main, mais l’esprit rêveur et (peut être trop ?) sensible du lycée Couperin n’est plus là. Ou alors il faut aller chercher les quelques personnes qui restent dans leur coin en petit groupe, peut être, et où ce que je recherche existe… Ces témoignages d’amitiés, ces confessions qui rapprochent, ces partages d’impressions et de choses qui ont touché… Ca a l’air flou ? Je vais essayer de trouver un exemple : tiens, ces échanges de disques, ou de livres ou Bd entre amis, comme « La musique de Marie » par Chloé, et puis ces petites heures passées à deux chez quelqu’un à parler de sa petite vie, à bien se marrer, à se la jouer ragots, à chercher des Michel Serrault… Ici ça reste un esprit de camaraderie, on ne se rapproche pas tant que ça, sinon ça fait jaser dans tous les coins, et puis il y a le travail qui prend du temps aussi bien sûr…
 
Je ne tire pas à boulet rouge sur tout cet univers… Mes propos ne sont pas à prendre complètement tels quels, j’y apporterais bien des nuances, mais pour ne pas risquer d’être mal vu parfois, je préfère les réserver à ces fameux moments plus personnels… Tous ici ne sont pas de gros buveurs de bière bornés, mon groupe de copains le premier… Je m’y sens même très bien, on se marre pas mal, on fait de la musique, on se défie au jeu, on rivalise en F1, on chante les mêmes bêtises, on se fait des pâtes à outrance… Mais personne de vraiment très proche… Dur, en même temps, il y aurait l’idée de favoritisme, tout ça…
 
Bref, c’est pas bien facile à exprimer tout ça, et je vais finir par m’embrouiller, ou à me prendre vraiment la tête… Mais je m’aperçois que ça me manque un peu, justement, ces prises de têtes qui font déprimer des jours entiers… Au moins ça met du piment… Ici je vis, mais ne survis pas… C’est pas drôle. Pas de combat à mener contre quelqu’un ou contre soi, ce qui est nettement plus intéressant… Pfff, pourquoi diable s’est-il embarqué dans cette galère ?
par Ntonio publié dans : Marmite
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Samedi 29 avril 2006
C’est un véritable plaisir que de se balader dans la forêt… Une belle après-midi d’Avril, un vendredi doux et légèrement venteux… J’ai enfourché ce bon vieux Rockrider 320 blanc d’Alexis, identique à celui de Laurent le scout, un vélo qui a parcouru toute la France, avec un autocollant de la pointe du Raz, sans frein avant, et à l’antique système de vitesse, où cliquette la chaîne d’origine, non huilée depuis bien longtemps…
 
J’ai d’abord commencé par arpenter les rues désertes de gros Bois, qui surplombe Moret, en repassant devant les squares et maisons où je jouais avec mes amis de l’école primaire : square du Grand Pan, rue des Folies… Et puis en poussant vers la rue des Buttes, j’ai trouvé le passage permettant de passer sous la route nationale et de s’enfoncer dans la forêt… Et de là, j’ai rouler où bon me semblait, sachant très bien que je ne me perdrai jamais grâce au bruit de la route et à la position du soleil…
 
Les premières sensations de la forêt sont vite arrivées… Ces chemins sableux, ces brindilles, ces grands chênes, ces grands pins, les lézards, les scarabées luisant au soleil… Par les chemins je suis arrivé au grand aqueduc qui traverse toute la forêt discrètement, et me suis retrouvé sur des chemins qui me disaient quelque chose… Et là, paf, réminiscence, les rares balades faites en primaire avec l’école, nous étions passés par là, j’ai revu les visages des gens d’alors, Lorena, Loïc, Julie Chardin, bref tout un peuple qui m’est cher même si je les ai perdus de vue depuis bien longtemps maintenant…
 
Alors je me suis amusé à suivre cette route de l’enfance, puis à m’égarer, à rouler sans but, juste pour le plaisir de rouler, juste parce que la forêt de Fontainebleau, c’est le seul endroit que j’ai trouvé depuis cette année qui soit totalement tranquille… Loin sont les gens, les grandes villes telles Paris et Toulouse, où tu n’as jamais de vrais moments à toi, où tu es toujours sous le regard des gens, où tu te sens obligé de paraître bien… Dans les bois, aucune obligation, aucune interdiction, tu vas où bon te semble, tu fais ce que tu veux, personne n’est là pour juger… Chante, ris, crie, et profite… Ca sent bon la lavande, les pommes de pins et le sable…
 
Je me suis arrêté dans un bois naissant de pins, je me suis allongé quelque temps dans les herbes sèches, et j’ai adoré ce petit moment à la façon Tanigushi, le ciel bleu tendre au-dessus de moi, le vent soufflant dans les arbres, tranquille… J’ai pensé à Quartier Lointain, dessiné par Tanigushi, à ses paysages très beaux, à son style qui m’a touché…
 
Et enfin, retour pépère en passant par les alentours de la route de Bourgogne, en allant rendre visite à cette bonne vieille cabane, érigée il y a deux ans maintenant, quand Eloi avait ses dreads, et qui maintenant s’écroule de plus en plus, mais tient sur ces piliers d’origine…
 
Voilà, cette petite randonnée cyclique non isobare ni adiabatique, avait un parfum de passé doux et tendre, évocateur de moments de bonheur simple en compagnie des amis d’enfance… Ici c’est bon, je suis vivant, ici ça va je suis sauvé, ici c’est chaud, ici c’est bon…
par Ntonio publié dans : Fresh Feeling
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