Et alleeeez, un pot de Nutella à 3,70€ ! C’est la faim les amis ! Du coup, pour une semaine, ce sera pâte à tartiner
pourrie. Et Dragibus en codant des programmes de mécanique passionnants dans un langage pas spécialement très pertinent (mais bon, ça reste des Génie Méca, on ne va pas leur demander la lune)
(déjà que dès qu’ils touchent à une de leurs machines elle part en couille). Oui, sont géniaux les travaux pratiques du mardi après-midi.
Mais ça, ce sont des petits soucis quotidiens qui nous font sourire. Rien de bien méchant. A côté de ça on a le droit à un joli
soleil, un barbecue le midi et un peu de temps passé avec ma filleule de la section Musique Etudes. Et à pendre Cuddles par les pieds, à ma fenêtre (oui, la peluche à l’envers avec le coup
détaché du corps, c’est chez moi).
Mais si je viens vous voir aujourd’hui, mes amis, ce n’est pas pour raconter ma vie… Non, encore une fois, comme deux fois déjà, me
voilà de retour pour parler d’histoires. Des sciences. Ouane euguène. Nous continuons donc notre petite chronique hebdomadaire qui me scotche à mon clavier, et me permet d’intégrer en même temps
mon cours (oui, parce que sinon j’ai aussi d’autres trucs à faire, hein, mais là ça contribue à mon taff alors je trouve pas ça si mal).
On a donc réattaqué hier avec Camille les deux heures quarante cinq (finalement trois heures) d’amphi avec le type qui nous a parlé
des teuf-teuf la dernière fois. Avec son accent beauf insupportable style « ah ! elle est bien bonne celle-là, hein ?! ah ! ». Bref, on passe outre, et on reprend notre
cours. Cette fois-ci on change de sujet, mais on garde la même idée. Oui, parce qu’il y a une idée derrière tout ça, quand même. On a découvert le miracle hier. Enfin, miracle… moi ça me laisse
indifférent, voire blasé. Si on fait tout ça, tous ces cours sur le télégraphe, les chemins de fer, et tout le tralala… C’est parce qu’on parle de Réseaux. Oui. Et donc aujourd’hui on poursuit
cette matière d’histoire pour MIC (la section maths-info de l’INSA, mal famée), avec… la radio ! Wouhou ! Et c’est parti pour trois heures de voix vulgaire.
Mais cette fois-ci, j’ai pris des notes. On a été sages. En réalité, conséquence directe de la désertion de l’amphi. Du coup on a du
être un peu plus discrets niveau papotages de ragots. Mais comme on est très forts, on a tout suivi, tout en parlant de nos vies passionnantes. Donc, voici, après trois quart de page Word, le
cours sur la radio (ptain ça va faire une bête d’article, ça).
Premiers écrits du jour, dans un coin : « 1948 : transistor ». Oui, à cette date-là, ça a révolutionné le monde
des télécoms, parce que ça sert vachement (me demandez pas pourquoi). Mais comme notre intervenant est très fort pour faire des intros qui n’en sont pas et commencer son vrai cours une heure
après avoir commencé à parlé, il y a de fortes chances pour que cette note ne serve à rien dans les mots qui vont suivre.
Bref, on part de la TSF. La Télégraphie Sans Fil (je vous préviens, vous allez bouffer des initiales aujourd’hui). Au début, c’est les
pitis bateaux sur l’eau russes qui l’utilisent, pour dire « aaah, on coule ». D’ailleurs, SOS, ça veut dire Save Our Souls (oui, vous boufferez des initiales). A l’époque, y a Popov
(1859-1900) qui invente l’antenne. Il est trop fort. Les autres utilisations se font parmi tout un tas de types géniaux (selon l’intervenant), comme Gustave Ferrié, officier du Génie (il fait des
ponts, des routes, de la destruction, des téléphones de campagne). Vous allez aussi bouffer des tas de personnages de génie, aujourd’hui. Et donc ce type, au début du 20e, est à Paris,
et puis quand il regarde la Tour Eiffel, c’est la consécration : une antenne géante ! On relie alors Paris aux forts de l’Est et à tout un tas d’endroits vachement utiles pour la
colonisation, et la France civilise met la main sur le Maroc (NDLR : je nie toute allusion raciste). Et puis on découvre un peu la modulation, tout ça, et ça va déboucher sur la
radiotéléphonie.
Deuxième partie. A l’époque, on est très intelligents. Des tas de philosophes et tout. Avancées technologiques, etc. On va même
jusqu’à faire la guerre aux voisins, c’est dire l’ouverture d’esprit. Bref, à l’époque, on considère que le monde, c’est l’Europe. Avec les Etats-Unis et le Canada. Finalement, ça ne change pas
beaucoup par rapport à aujourd’hui, malgré les multiples changements de pensée du 20e. Aujourd’hui, il y a le Japon en plus. Le reste… c’est le reste. Enfin bon. Dès 1921, on a les
premières vraies émissions : les bulletins météo. Pas d’Evelyne Dhéliat avec ses sourires qui se tortille dans tous les sens, non, à l’époque, c’est la voix franche et coupante des
militaires. Mais on se pose des questions existentielles : la radio doit-elle être privée ou publique ?
Là, je requiers une pause. C’est à ce moment là qu’on a commencé à se foutre de al gueule de l’intervenant (c’est dingue comme avec
Camille il est facile d’être méchant). Parce qu’après avoir posé cette question (pour l’époque), il nous sort, plein d’entrain, un truc du style « ouais mais on pourrait même se poser la
question aujourd’hui, savoir si on doit avoir une radio d’informations, ou de divertissement, ou d’éducation ?... ». Question de merde par excellence. Où tu ne peux répondre que
« ah ben les trois, eh, grosse patate ». Bref, heureusement il n’a pas cherché davantage à lancer le débat, parce qu’on aurait piqué un sérieux roupillon. Bref, la minute médisance est
passée, revenons à nos stations.
On débouche vers les années trente, et là, ô surprise, comme c’est inattendu, ça va être utilisé par les différents régimes de
l’époque (ah ben tiens, ça c’est surprenant, dis donc). Bref, propagande générale, comme chez les Russes, mais on peut chercher quand même un peu des nuances dans le tas, parce que sinon ce n’est
pas drôle. Voici une série de modèles, comme il dit.
Modèle américain : commerciale (ben tiens), des annonceurs tiennent les stations de radio, qui nous donnent du divertissement
avec plein de pub dedans (il y a quelque chose de pourri en ce royaume).
Modèle britannique : ils sont intelligents, eux. Des firmes privées se sont coalisées pour former une structure légendaire :
la BBC (et paf les initiales). Ca devient une puissante entreprise en 1926, et l’Etat y voit un gros vecteur de communication pour véhiculer les infos et ouvrir la réflexion (d’où : ils sont
intelligents, eux).
Modèle allemand : avant 1933 l’Etat s’arrange avec des secteurs de l’industrie de la radio, avec une tendance très conservatrice,
mais on s’exprime quand même sous différentes nuances. Après 1933 par contre, Goebbels est nommé au ministère de la propagande, donc ça par en vrille, et on vend des postes de radio préprogrammés
sur des fréquences de stations.
Modèle français : la porte est largement ouverte au secteur privé, mais le public est aussi présent (en gros là j’ai pas trop
pigé, mais bon on a l’air de se débrouiller pas trop mal). En 1940 on dépasse les 5 millions de postes radio en France (pour 40 millions de Français), et ça pète les 10 millions en 1958.
Maintenant… bon, on ne compte plus.
Niveau technique, dans les années vingt, on lâche le casque et les grands pavillons, parce qu’on arrive à intégrer des micro-amplis.
Et là, attention les amis, on attaque la partie chiante de la liste de dates et de trucs juridiques.
Truc qui parle à tout le monde : le 21 novembre 1921, à l’hôtel Lutécia à Paris, le ministre du PTT (Poste Télégraphe Téléphone)
préside un banquet où chantera Yvonne Brothier (tout le monde la connaît, apparemment… enfin, le prof oui), et c’est retransmis à la radio. Donc les gens sont contents. On commence à diffuser la
bourse, l’heure. En novembre 1922, apparaît la première radio privée : SFR (Société Française Radioélectrique), avec son premier speaker (à la voix posée pour éviter la friture sur la
ligne). On diffuse petit à petit les matches de boxe, the événement sportif de l’époque.
Après y a tout un tas de détails et de dates absolument pas intéressants, donc je les mets pas ici. Donc ça c’est nul… ça… aussi… ça…
mouais bof… ça… nan… non plus… Ah.
Anecdotes de guerre : malgré les messages de Goebbels, la radio allemande est (selon notre grosse patate) très bonne. Et durant
la guerre, même si on dispose en France de 60 émetteurs, 5 ou 6 fonctionnent seulement pendant la guerre, parce que ça se sabote très facilement (devaient pas être des ingénieurs INSA à
l’époque). Donc en gros on reprend presque à zéro après la guerre. On reprend les dates nazes… Tiens, quelques logos : RTF, Radio Télévision Française. Entre 46 et 58, 28 ministres de
l’information se succèdent : c’est un post à siège éjectable, comme on dit vulgairement. L’ORTF ramène sa fraise en 59, avec France Inter, Musique, et Culture. Mais à la fin des années 60
c’est le drame, parce que la télé est là. Et le malheur c’est que dans les deux cas, on se tape de plus en plus de pub.
On finit sur 1994 (mon CE1), avec l’ORTF qui se démantèle en 7 sociétés. Trois font du service : TVF, INA et SFP. Et les
autres seront Radio France, TF1, Antenne 2, et A3. Eeeh ouais.
Voilà, encore un cours passionnant. Enfin, j’y mets tout plein de mauvaise foi à outrance, mais sur le tas quand même c’est
intéressant. La prochaine fois, on continue sur les Réseaux… Je ne sais plus ce qu’il a dit, mais peut-être qu’on va discuter de trucs encore formidables. Le réseau des autoroutes en Aveyron, par
exemple. Enfin, j’dis ça… (je te laisse finir, Stephen).
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