Bienvenue à bord, amis d'ailleurs, amis voyageurs !
Galerie photo du trimestre d'Automne 2008 à Montréal : http://picasaweb.google.fr/antoine.santelli
Ntonio

Bienvenue à bord, amis d'ailleurs, amis voyageurs !
Galerie photo du trimestre d'Automne 2008 à Montréal : http://picasaweb.google.fr/antoine.santelli
Ntonio
19h15. Je viens de rentrer chez moi. Un dernier au-revoir à un être cher. Il va se passer un long moment sans que je recroise son regard. Il en fut de même lorsque je partis pour Montréal, il y a de ça... mmh, 10 mois. Presque jour pour jour.
Aujourd'hui est un jour de libération. Un triste jour de libération. D'un côté j'en ai fini d'un mois de juin qui
fut stressant, inquiet, compliqué, speedé par moments, fatigant sur la fin. D'un autre côté je suis toujours aussi fatigué, et cette fin de semestre signifie beaucoup de départs, beaucoup
d'adieux, qui sont pour certains véritables. Et toujours difficiles.
Les anciens de la promo 42 viennent chercher leur diplôme, je vais pouvoir reparler un petit coup avec eux, avant de, sans doute, ne plus jamais les revoir, pour un grand nombre.
Les copains de la promo 43 partent pour beaucoup à l'étranger, en enchaînant avec le stage de 5e année ensuite. Pareil, je risque de ne peut-être plus en revoir certains. Alors on se fait une dernière soirée, hier, pour la boom. Un dernier concert des Introns (enfin, pour le coup, mon optimisme me laisse penser que ce ne sera finalement pas forcément le dernier), avec du public enthousiaste, la grande scène de l'amphi Fourier (même si à la base on devait jouer en extérieur devant 200 personnes), en compagnie de tous plein de groupes sympas et de nombreuses connaissances parmi les musiciens.
Au final, pas de réelles séances d'adieux, il n'en est pas encore temps pour la plupart, car je quitte Toulouse seulement le 25. Mais quelque chose va réellement changer, désormais.
J'ai les larmes aux yeux.
Et le cœur gros.
Ce sont plusieurs repères qui s'en vont, j'espère que je ne me sentirai pas perdu à la rentrée. Alors je m'accroche, cherche à tenir un bon contact avec les autres, de la promo 44 ou 45. Mais ça ne sera pas pareil.
Rien n'est terminé, mais comme disait Silvia, il y a encore tant de choses à faire, et si peu de temps.
Alors je rentre chez moi, et je lance un Walk Of Life à fond les ballons. Car rien n'est terminé.
Dans quelques jours je pars m'exiler quelques instants à Ciel, où ma grand-mère m'attend, le silence, la solitude, et le repos. Et on attaque ensuite sur le stage. Une semaine pour laisser décanter, ranger sa mémoire, et repartir du bon pied.
I'll be there.
Et pour compléter le précédent article, je vous mets ici le clip réalisé pour la chanson « Again » de Archive. Il s'agit ici d'une version courte (la longue est trois fois plus longue), mais il y a déjà beaucoup d'éléments. L'harmonica ma transperce à chaque écoute.
Et évidemment, écoutez fort.
Sur le clip lui-même, j'aime beaucoup le petit côté SF qui rejoint les graphismes certes très anciens du jeu FlashBack... Et l'ambiance générale correspond tout à fait à certains imaginaires que j'ai parfois en tête.
Bref, j'aime, vous en conviendrez.
Je me sens... je ne sais pas... je n'arrive pas à mettre des mots sur comment je me sens. Un peu bizarre, un peu dans la lune, mais je me sens bien, parcouru par un frisson.
J'ai découvert le groupe Archive très récemment. On m'en avait parlé, dit beaucoup de bien, et j'ai écouté. En trois albums (leurs trois premiers), je suis complètement conquis. Un doux mélange entre Massive Attack, Pink Floyd et un brin de Radiohead. Un plaisir intense à écouter la chanson Again à plein volume, comme on écouterait Shine On You Crazy Diamond. Surtout par un soir, fenêtre ouverte, petit air qui vient doucement alléger l'atmosphère lourde, car à Toulouse le soleil est puissant ces temps-ci. Alors, Brad Mehldau et Archive sont de bien bons compagnons par ces soirs d'été, à rêvasser à la fenêtre...
Ce matin, je ne sais pas bien pourquoi, je me suis levé en pensant très fort à ma marraine, Agathe. Une brusque envie de la revoir, de passer du temps avec elle, de lui faire un gros câlin. Je crois qu'elle repassera ici juste avant que je m'en aille, j'espère bien pouvoir la revoir. Une fille bien, Agathe, on a des goûts communs même si pourtant nous n'avons pas été très proches... Je suis même bien triste que cette année on n'ait pas pu se voir davantage, moi un coup à Montréal, puis elle un coup en stage à Nantes. Bref, j'ai beaucoup pensé à Agathe aujourd'hui, et je ne me l'explique pas plus que ça. Mais je ne cherche pas plus à comprendre. Je me sens bien.
J'ai réglé par ailleurs tous les petits points administratifs pour mon stage, j'ai discuté aujourd'hui avec ma tutrice, et je sens que je vais passer deux mois très intéressants. Le sujet porte sur un domaine qui va pile dans l'orientation que je veux faire, le cadre est cool, et le boulot demandé ne devrait pas être trop stressant. De la collecte d'informations, de la bibliographie, notamment.
Et puis les temps sont musicaux, en ce moment. Un nouveau concert des Lords of Kahuzan vendredi dernier en finale du tremplin Emergenza, et vendredi un grand tremplin à l'INSA avec quasiment les meilleurs groupes du campus sur scène... Et évidemment, on participe avec les Introns. Notre dernier concert, en compagnie des plus grands. Avec Silvia du coup on se voit davantage, vu qu'elle y joue aussi, et qu'on suit à peu près les mêmes choses. Se profile une bonne petite sortie pour le 21 au cœur de Toulouse... Ca fait plaisir, ça c'est de la bonne compagnie.
Dans tout ces événements, quelques pincements au cœur, malgré tout, car la promo 42 s'en va, diplômés dans dix jours. Parmi eux donc Agathe, mais également toute une bande de joyeux drilles qui ont fait vivre bien des choses ici, et qui manqueront.
Mais en voyant plus loin, les perspectives sont cependant bonnes : Grimoire IV aura bel et bien lieu finalement, avec un très bon recrutement et un bureau motivé et prometteur, qui fait que je m'enthousiasme beaucoup pour organiser de mon côté. Pour le coup, maintenant, être à l'Amicale me gêne. Je sens que je n'étais pas si prêt que ça à assurer un poste au CA toute une année. Heureusement, je n'ai pas de grosses responsabilités, et je cherche à ne surtout pas en prendre. Mais peut-être que quelqu'un de mieux aurait pu prendre ma place.
Mais dans les autres événements sympathiques, il y a la perspective d'une semaine d'inté l'an prochain où la déconne sera de mise, avec un Quentin bricolo et farceur avec lequel je compte bien faire les 400 coups. Pour le retour d'un vrai humour potache.
Ca manque.
Enfin voilà, malgré les partiels, les révisions, les temps sont relativement cléments.
Que ça dure, et s'améliore encore !
Passer une soirée en dehors de l'INSA, avec des gens qui ne sont pas de l'INSA (ou alors pas typés Insaiens), c'est quand même particulièrement agréable.
Je suis allé passer une soirée chez ma filleule Lucie dans sa maison à Castanet, à environ 40 minutes en bus, et ça m'a fait grand bien. J'y ai retrouvé une ambiance un peu plus étudiante que simplement calculatrice comme dans notre monde d'élèves scientifiques. Déjà Lucie est une fille qu'on peut caractériser d'un peu roots (je dis pas hippie, je dis roots, proche de la nature, un brin bio écolo, parents qui bossent dans l'agro, maison bricolée), et ses amis sont de façon assez surprenantes de tous horizons : télécom, beaux arts, punk, gothique zarbi, ténébreux... Ca vient de partout et ça s'entend très bien, alors qu'en extérieur ils ne sont pas forcément du même style.
Bref, un bon moment, qui aère un peu les idées. Pas d'ambiance de fête de folie, pas forcément beaucoup d'échanges, mais une atmosphère générale qui m'a fait grand bien. Découvrir des gens dont j'apprécie le caractère, dans lesquels je retrouve des traits d'amis du lycée... Un peu de papote musicale (enfin des gens ouverts qui écoutent du Radiohead, du Massive Attack, du Eels, et pas que du Offspring ou du Ultra Vomit). Un peu de musique aussi, pour lier le tout. Et des escapades dans les hautes herbes du champ voisin pour regarder un coucher de soleil, une cigarette dans le vent. Pas moi, ne vous inquiétez pas je ne me suis pas mis à fumer, mais les amis de Lucie sont particulièrement accros.
Et rajoutez à ça, après un lever à 12h30 et un petit déj dans le jardin, une finale de Roland Garros partagée à distance avec Eloi, et le sacre de Federer, sa victoire tant attendue sur terre battue, et ses larmes sur le podium. Ca a fait de belles émotions, ça aussi.
Et une répétition bien de chez nous avec les Introns, en faisant notamment une bonne vieille session d'enregistrements, car ça faisait un moment. Qu'une trace de notre répertoire soit enfin gardée, car ce sont nos dernières répétitions. Concert le 19 juin, sans doute notre dernier, avec un petit programme de derrière les fagots, à faire tenir en une demi-heure. Ca aussi ce sera un grand moment.
Allez, ça fait du bien ce genre d'instants, il en faut, pour ne pas seulement vivre pour les cours et les notes. Il faut de tout pour faire un monde.
Et le mien, je dois dire, est plutôt bien en ce moment. Je veux profiter de mes années étudiantes. Je le veux.
Alors je fais.
Je commence à n'en plus pouvoir.
La période est éprouvante en ce moment, et les cours et les partiels n'en sont pas les seules raisons. Nerveusement, depuis une petite semaine, je suis un peu comme un élastique, et je me retiens, je laisse filer les choses en passant quelques petits moments sans réfléchir, comme samedi soir, en passant toute une soirée à faire de la guitare avec un peu tout le monde et un peu n'importe qui, pour noyer les tensions internes dans un flot d'improvisations.
Il y a des soucis que tu ne peux pas prévoir, et d'autres que tu vois venir gros comme une maison, et un peu d'événements agréables improvisés, ça fait du bien. Une terrasse au troisième étage, des canapés, quelques crêpes, Pink Floyd dans une coloc de jongleurs, ma gratte et un soir d'été.
Oui. Non. J'en peux plus. Le souci principal du moment ? Contact.
Car Contact, et la communication sur le campus par la même occasion, connaît une situation de crise, comme on peut dire. Le contexte ? L'histoire ? Je m'en vais vous l'expliquer, ça laissera une trace, et pourra vous informer de ce qui se passe, tant qu'à faire.
Les faits récents : ces dernières semaines, l'administration de l'INSA fait la police auprès de l'Amicale (et donc des clubs et des soirées) à propos de petites dérives dans les communications (mails, mots dans le Contact...). En gros, elle tique dès que ça parle de boisson ou de bagarres. Un mail à propos d'un open bar, une bagarre lors d'une boom INSA... Ca a suffit pour lancer les sermons.
Et puis, récemment, j'ai publié un petit mot pour rire, dans le Contact. Parlant de la fausse création d'un faux club, un Fight Club INSA, avec des tucs aberrants dedans. Aberrants dans le sens où c'était du second degré flagrant, et que ça n'avait rien de vrai.
Tollé chez l'Amicale et l'administration. Convocation auprès de la responsable Vie Etudiante de l'INSA, pour expliquer la chose.
J'ai reconnu que c'était peut-être pas le moment de placer des mots comme ça dans les communications du campus, mais ça n'a pas suffit à la dame. Du coup, instauration d'un petit système de contrôle (et de censure, disons-le) avec risques d'annulation de publications si l'administration n'est pas d'accord avec le contenu du Contact. Et là ça commence à sérieusement coincer.
Car dès cette semaine, un mot d'un étudiant parlant d'un débat organisé à propos d'un parti politique a fait grimacer l'administration. Et encore des réunions à voir. Et puis des tensions en conseil d'administration de l'Amicale. Car l'administration a la fâcheuse tendance à placer notre beau journal et toutes les dérives étudiants qui n'ont rien à voir dans le même panier : paf, un beau bouc émissaire en l'entité de l'Amicale. Du coup ça se mécontente de partout, ça ne veut pas avoir de soucis, et ça commence à brider de plus en plus Contact.
Or, à Contact, ça nous les brise menu, maintenant. Un journal d'expression et d'informations pour les étudiants, qui a un peu trop tendance à être assimilé à l'Amicale, et l'un comme l'autre on se coltine des soucis pour lesquels on n'a pas forcément grand-chose à voir séparément.
Donc en ce moment, dans la rédaction, on n'en peut plus, on travaille sur une bonne ligne éditoriale bien définie histoire de tasser les soucis, et on commence à sérieusement réfléchir à ne plus faire partie de l'Amicale. Pour éviter de se retrouver dans des débats qui ne devraient pas nous toucher, pour éviter qu'ils nous cassent tous les couilles pour rien, et pour réinstaurer un peu plus d'expression « libre » et pas seulement exclusive. Que tout le monde puisse y écrire, et écrive ce qu'il veut sans que ça engage tout un tas de personnes derrière.
Se séparer des pôles de pouvoir, à la fois du côté administration et du côté étudiant. Car actuellement, Contact est un club de l'Amicale, mais gagnerait sans doute beaucoup en indépendance en revenant à un simple statut de projet étudiant.
Et puis ce m'énerve, surtout, c'est que tout ça reste secret, que ça se règle entre deux portes, en petits comités, que c'est prêt à courber l'échine et à donner un peu trop de pouvoir à l'administration sur les actions de la vie étudiante.
Donc plus ça va plus ça bout, et l'envie est tentante de pousser son grand coup de gueule public. On attend donc que notre ligne éditoriale soit approuvée sans concessions par l'Amicale et l'administration, et que la censure soit enlevée. Si c'est le cas, tant mieux, mais on envisagera sans doute de ne plus faire partie de l'Amicale. Sinon, ben ça va gueuler et ça va faire du joli.
Et vous savez quoi ? L'an prochain, c'est moi le président de Contact. Super, non ?
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