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Petit souvenir...

Un voyage à travers les expériences et les tremblements du plus profond de nous mêmes... Embarquer dans le Funnyculaire vous donnera un aperçu du drôle de monde qui m'habite, et de tous ses participants, du vôtre... Bienvenue à bord, retrouvons nous tous malgré les distances pour un instant dans les entrailles de la personnalité...

Ntonio

Mercredi 7 mai 2008

Ah tiens, je suis à nouveau en week-end. Tiens. Ben c’est sympathique, tout ça. Allez, j’ai envie de raconter ma vie, alors je vais vous sortir quelques anecdotes fort amusantes, vous allez voir.

 

Le week-end dernier, je m’étais arrêté aux décors, sans parler du samedi à la plage. Figurez-vous qu’on a filé à Narbonne-plage, sable fin, vent du matin, et eau à 14°C (ce qui ne m’a pas empêché d’y faire un tour, toutefois). Une très bonne journée à la plage, avec arrêt sur l’aire d’autoroute avec vue sur Carcassonne (by night !), et surtout, surtout, beaucoup de soleil. Tellement que Sean et moi sommes revenus rouges de la tête aux pieds. Depuis, comptons trois nuits pas faciles, parce que ça brûle beaucoup, et pas mal d’hydratation. On a bien rigolé, mais c’est vrai qu’on a fait les rigolos en restant 7 heures au soleil sans crème à taper dans la baballe. M’enfin ça fait des souvenirs, et la grande découverte d’aujourd’hui, c’est que je commence à peler de partout, chose qui m’a agréablement distrait durant le partiel de Listening en anglais (ouah je suis devenu bon à l’écoute !).

 

Autre événement joyeux et intéressant : le spectacle d’improvisation théâtrale organisé par les ImprovINSAteurs lundi soir, au cours de laquelle nous, Ménestrels d’Eppendorf, avons participé en tant que metteurs d’ambiance musicale. Au final on aura tenu tout du long le thème en tête, à savoir l’impro, parce qu’avec 1h15 de répèt unique, on s’en est vachement bien sortis. Faut dire que les trois qui jouent avec moi sont de sacrés bons musiciens. Un très bon moment passé sur l’arrière-scène, tout en regardant les improvisations des acteurs entre nos interventions… A refaire, dès que possible. Ca fait du bien d’improviser autrement que chez soi.

 

Pour le reste, mis à part ma boulimie Death Note, on continue dans une série de cours pas toujours formidables, notamment hier, avec une matinée de 4h15 sur des TD qui parlent de petits cailloux et de tamis avec de zoulies courbes d’évolution. Mais l’après-midi on a fait un TP Fonderie-Moulage, avec un prof sympatoche de l’IUT d’à côté. Une séance à faire des pâtés de sable pour y faire couler du métal en fusion. Un copain a voulu toucher les pièces quand elles ont commencé à durcir, il aurait pas dû. Il ne s’est pas fait mal, mais a eu droit à quelques vannes de la part du prof… Une petite séance amusante, en somme.

 

Et autour de ça j’évolue dans une ambiance mêlée de Massive Attack et du dernier album de Radiohead, avec des journées qui commencent à s’accélérer, des Interclubs qui avancent, et le bonheur de refaire une bonne soirée Lis&Rature avec du monde et des coussins.

 

Vous n’aurez pas de cours passionnant d’Histoire des Sciences cette semaine pour la simple raison qu’on n’a pas eu de cours, mais ne vous inquiétez pas, ça reviendra, et puis je sens qu’un de ces quatre je vais me faire un trip musical et rédactionnel nocturne. Ces douces nuits de Mai vont bientôt trouver leur poète (ouah comme il se la raconte, le minus !). A bientôt !


 

par Ntonio publié dans : Généralités
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Vendredi 2 mai 2008

Charles et Mylène avaient bien raison : Death Note est une série addictive. Difficile de ne pas regarder mois de trois épisodes d’une traite. Une chance que les animés ne durent que 20 minutes. Et Massive Attack qui vient continuer ma petite transe après ces trois avancées dans l’enquête. Huitième épisode, ça s’enfile vite cette semaine. Boudiou, que les séries font du bien. J’en regarde peu souvent, mais c’est vrai que du coup j’en profite à fond pour chacune…

 

J’écoute à l’instant le double album Collected de Massive Attack, comprenant dans sa première partie un best-of (rien de nouveau en somme), et dans sa seconde quelques reprises d’eux-mêmes et des morceaux inédits… Et ça me plait toujours autant. Quel bon groupe d’ambiance, décidément ! Un vrai plaisir à écouter.

 

J’ai passé une agréable petite soirée avec Mylène, une soirée qui fait du bien, une soirée « pas en groupe de potes », à manger tranquillement et bavarder en enchaînant les sujets de conversations. Ca fait du bien se lâcher comme ça de temps en temps. C’est rare, finalement, quand j’y pense. J’ai toujours l’impression à l’INSA de ne pas être suffisamment moi-même, de ne pas retrouver ce que je suis plus spontanément avec mes amis du collège, les vieilles connaissances. Moins Ntonio, et davantage Antoine (oui, car cela est mon vrai prénom, pour ceux qui l’auraient oublié). On raccroche un moment la tunique du type-qui-est-dans-plein-de-clubs, et puis on mange tranquillement nos pâpâtes avec la sauce carbonara qui va avec, en parlant ciné…

 

Voilà deux jours que je peints avec toute l’équipe des Interclubs pour fabriquer les grandes toiles de décor qui serviront pour le spectacle. Vous n’aurez pas la révélation du thème ici, car cela doit rester secret jusqu’au moment où ne le dirons, même si vous pouvez toujours tenter d’en savoir plus (hier Sean a essayé de me tirer les vers du nez, pas de bol il n’a pas gagné au poker, il n’aura pas ce renseignement).

 

Pour sortir un peu du carcan insaïen, demain je pars avec la petite équipe Sarah JB et compagnie au bord de la mer, comme l’an dernier à la Ramée, pour prendre l’air, profiter du beau temps et de ces week-ends pour se ressourcer un peu. Je compte en profiter au maximum, aller faire des brasses jusqu’à l’horizon, et revenir somnoler au soleil avec un bouquin, Massive Attack, et les coups de soleil…

 

Une mini-pause avant de reprendre l’âpre travail de 2e année IC qui ne me plaît vraiment que très peu en ce moment… Pressé d’en découdre et de voir du nouveau l’an prochain… Je suis presque un peu ennuyé de voir que je ne développe quand même pas une très grande passion pour ce que j’étudie actuellement. Mais d’un autre côté, ce que je voudrais faire m’est impossible, et sans doute loin de la réalité : la musique et l’édition ne sont quand même plus du tout dans mes filets… Et puis autant garder des passe-temps agréables.

 

Signe du destin ? : j’ai gagné des bons sur des livres à la FNAC en participant à une tombola… Réponse à la fin de ma vie… En attendant, je repars dans les bras de l’ambiance trip-hop britannique et les mondes imaginaires…


par Ntonio publié dans : Marmite
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Mercredi 30 avril 2008

Mes amis, aujourd’hui la leçon sera courte. Non pas que le sujet n’est pas intéressant (quoique…), mais qu’il n’y a pas forcément lieu de s’y épancher plus que ça, non mais dites donc. C’est pourquoi je vais attaquer le sujet franchement, sans y aller par quatre chemins, ni tourner autour du pot, car comme vous le savez tous, tous les chemins mènent à Rome. Mais il y en a quand même quelques-uns qui mène jusqu’à Toulouse. Et notamment celui-ci… Ecoutez bien.

 

Quel est ce mystérieux chemin qui mène à Toulouse ? Les plus férus du Routard me sortiront « le chemin de Jacques de Compostelle ! ». Non, messieurs, et même je ne suis même pas sûr qu’il passe par ici. « Ah ben le Tour de France alors ! ». Ah, on s’y rapproche. « Le Paris-Dakar ? ». Non non. « Une cigogne ? ». C’est peut-être drôle, mais c’est lui le plus près de la réponse. En effet, messieurs, ce chemin peut être prisé par cet échassier pour la bonne et simple raison qu’il s’agit de… tadaaam… Le Canal Du Midi… tsoin ! (ou Canal du Maïdaï, si vous voulez vous la jouer à l’anglophone de la région).

 

Eh oui, lui-même. Gros succès à l’époque. Même si depuis, le tchou-tchou (et autres fanfreluches) l’a dépassé et rendu inutile sauf pour les joggeurs du dimanche (et dieu sait qu’ils sont nombreux, les bougres !). Voilà. Donc, en vrac, de premiers éléments sur la fonction de ce Canal de la Mort du Midi : sachez que, d’un point de vue mécanique, l’eau peut être considéré comme une surface où les frottements sont négligeables. Ce qui veut dire que les 30 tonnes de parpaings que vous essayez de vainement tirer sur terre, eh bien ça devient bien plus réalisable sur l’eau (je ne dis pas plus facile, faut quand même avoir du biceps). Donc, au début, on va d’abord utiliser ce canal pour le transport de charges, via radeau, via barque, péniche, tanker, sous-marin nucléaire, que sais-je… cigogne ?...

 

Mais à quand remonte la construction du canal (oui, j’ai anticipé cette question qui vous brûlait les lèvres depuis tout à l’heure) ? A longtemps. En gros vers les 15e-16e siècles, on commençait à en faire. Parce que c’est cool, les canaux. Sous Henri IV, Sully a la volonté d’augmenter les réseaux de communications sur le royaume. Ainsi donc, monsieur Pierre Paul Riquet (1604-1680) entreprend les travaux du canal du Midi, assisté du Chevalier de Clerville et d’ingénieurs (engin-nieurs, pour l’étymologie). Il faut savoir que cette perspective du canal est très stimulante, car cela signifie pour la région une création de richesse par l’apport d’eau et d’activité navale.

 

Le problème qui se pose au début, est tout simplement de trouver de l’eau. Car entre Toulouse et Sète, ce n’est quand même pas les chutes du Niagara. Les Pyrénées ont beaucoup d’eau, mais les reliefs font que pour l’amener, c’est la mer à boire. Mais Fourier c’est un gros malin, et il dit : « allons par-delà les plaines jusqu’à la Montagne Noire, et nous trouverons de l’eau, mes amis ». Enfin, un truc du style. Parce que c’est une région plus humide et pluvieuse que le Lauragais. Donc les voilà en train de récolter toutes les eaux possibles dans les flancs vers St-Féréol.

 

Et puis donc la construction du canal commence, et tout le monde est content. Les travaux sont lancés en 1666, financés par Fourier lui-même, le Roi, les régions, et les villes du coin. Ce qui contribue à engendrer un peu de richesse dans la région, avec l’import de blé et de maïs (et bisque-bisque-rage le détroit de Gibraltar !). En échange de son financement, Fourier devient propriétaire des terres qui se trouvent aux abords des 242km de canal. Sympa. Il y mène sa propre justice, avec sa garde spéciale. L’eau est en effet convoitée à l’époque.

 

En 1672 on peut déjà naviguer sur la moitié, depuis Toulouse, et en fin 1681, c’est tout terminé. Manque de pot, Fourier casse sa pipe l’année d’avant. La construction aura été réalisée à l’aide des riverains, qui sont bien payés, et cela permet de développer en bout de canal la ville de Sète, jusqu’alors peu riche.

 

Petit problème local, ce sont les orages. Car avec les fortes pluies, le limon s’accumule dans le canal. Du coup, on appelle le super-héros de l’époque, notre divinité à tous, à savoir Vauban, qui nous trouve encore une fois une idée révolutionnaire : ainsi, les eaux amenés jusqu’au canal seront véhiculées via aqueduc et conduites sous-terraines. Il a également contribué à pas mal d’améliorations et de solutions techniques qui ont duré dans le temps (quel homme, ce Vauban !).

 

Bon, et puis par la suite les canaux vont naître encore un peu partout (eh y en a même un à Moret-sur-Loing !). Louis Becquey proposera en 1820 un quadrillage commercial de la France, ce genre de choses.

 

Voilà, c’était un petit cours sur le canal du Midi, encore une grande passion, et la semaine prochaine, ô joie, on va s’intéresser aux routes et autoroutes (supeeeeer !). En attendant je vais me faire un petit café, la tartiflette de midi m’a assommé. Tiens, des oranges, je vais me faire un jus aussi, tiens !

par Ntonio publié dans : Généralités
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Vendredi 25 avril 2008

Un nouvel article. Aha je vous surprends. Epatant n’est-ce pas ? Trêve d’exaltations, me voilà dans le train, sur mon petit siège de voiture bar, mon pitit nordinateur sous les doigts, des gens autour (eh oui que le monde est peuplé !), des ptits gamins qui jouent aux cartes, et loin de moi le sale gosse de la voiture 17 qui fait chier, parle fort, mange ses chips en faisant du bruit, et une mère qui n’arrive pas à se décider à le remettre à sa place. Je la comprends, hausser le ton n’est pas facile… Mais quelle différence entre un peu de sévérité à haute voix pendant 30 secondes, et du pia pia pia pendant 5 heures et demie de trajet. Bref, j’ai laissé la vieille à côté de moi, même si elle avait l’air sympa, pour faire mon geek en voiture bar.

 

Depuis hier soir je n’ai plus aucun complexe pour geeker comme ça, j’assume, et j’apprécie. J’étais hier à la petite soirée d’anniversaire entre gens bien chez Eloi, dans son 11m² métro Villiers, en compagnie de l’hôte, de Nicolas, et de trois amis jongleurs : Renaud, Marie et Maëlle. Ca c’est juste pour ma mémoire des prénoms, parce que si je ne le fais pas je vais encore tout oublier. Et puis ben on a discuté vraiment entre amis, même si je ne connaissais pas les jongleurs, limite presque conversations de gars (surtout sur la fin car les filles, bosseuses, sont rentrées travailler ou dormir). Beaucoup de parlote sur leur réseau de jongleurs, quelques réflexions amenées sur le cercle de jongleurs parisiens et la vue qu’on peut en avoir, des témoignages de mon expérience toulousaine, des blagues de merde, et puis un bon petit délire sur la définition du geekage, qui se résume presque finalement à être quelqu’un de bien, si on pousse un peu. Enfin, bref, c’est nous quoi. Pas entièrement no-life, mais avec nos passions, nos centres d’intérêts, pas nécessairement très associatifs, davantage en groupe restreint qu’à l’étendue générale.

 

M’enfin c’est pas le sujet, même si je suis bien content de cette petite soirée, crêpes à l’appui, bonbons et champagne. Je n’ai pas trouvé le sommeil avant une heure très avancée, chose fâcheuse car j’ai du me lever tôt pour prendre ce mignon petit train qui me ramène au pays des férias, qui me ramène au milieu de l’INSA, qui me ramène sous le regard des gens. Ca me manque quand même beaucoup de ne pas pouvoir retrouver plus souvent ce climat sans complexe qui existe entre Eloi, Nico et moi, nos petites habitudes, nos trips, nos blagues bidons et nos bons vieux souvenirs de l’ancien temps. Une phrase qui résume un peu le genre, sortie hier : Renaud racontait un voyage en convention de jonglage, lui au volant, et emmenant Eloi et deux filles dans la voiture : « Eloi a quand même fait l’enfoiré : deux filles dans la voiture, et il se fout devant ! ». Réponse de l’intéressé : « Ben ouais, c’est normal, celui qui a les plus grandes jambes se met à côté du conducteur, c’est la règle ! ». Immédiatement surenchérit par Nicolas : « Enfin, en tous cas c’est la règle à Moret-Veneux ! ». Rires. C’est con, mais notre petite communauté bien de chez nous avec ses références et sa façon de vivre, on adore.

 

Bon, finalement, j’y reviens toujours. Alors qu’au début, bien que cherchant l’inspiration, j’étais parti sur des questions très ouvertes sur la situation mondiale qui nous concernera dans quelques années. Je ne veux pas repartir sur les remarques rah le monde est pourri (« De toutes façons, ceux qui généralisent sont tous des cons ! » dixit Nico citant bashfr, très bon !), mais j’avoue que finalement je m’inquiète pas mal de savoir commencer on va vivre ça, commencer ça va être géré. Enfin, « ça », c’est même difficile à définir. Petit détail qui m’a fait revenir là-dessus, c’est mon père qui hésite à passer à Toulouse juste comme ça sans grands projets pendant les gros week-ends, en raison du litre d’essence qui est déjà à 1,5 € dans certains endroits. Donc, par exemple, je pourrais commencer à me prendre un peu le chou sur nos futurs déplacements sans voiture à essence, sur le remplacement franchement toujours pas trouvé de la source d’énergie qu’est le pétrole, ce genre de choses. C’est très très fouillis, je l’admets, et ça demande de prendre un considération une masse dingue de paramètres, de faits, de mœurs, etc…

 

Et ce qui me fait « peur », ou du moins qui me chagrine parce qu’il va falloir quelque chose de fort pour le faire bouger (ouais chouette, on va connaître un vrai tournant historique, comme dans les livres d’Histoire-Géo de 3e !), c’est les mœurs installées dans les sociétés majeures de la planète. Capitalisme notamment. Je trouve très difficile de réfléchir autrement que par un fonctionnement capitaliste. On a grandi là dedans, on a toujours agi dans ce milieu, et il semble très difficile d’arriver à concevoir un autre mode de vie. Car ce n’est pas uniquement une façon d’être, et c’est là que mon esprit de petit membre du Club Lis&Rature se trouve attiré, c’est également des mots qui ont été attribués à des valeurs Il y a des mots faciles à voir : profit, argent, etc… Et d’autres, qui évoquent, plutôt : réussite, ambition, carrière. Ca se rattache à des valeurs, tout ça.

 

Diable que c’est décousu ce que je dis. Ca mériterait d’être bien davantage construit, mais j’ai peur devant la tâche à accomplir. Monstrueux, j’ai envie de dire. Je laisse les spécialistes le faire, même si j’aimerais que ce genre de conversation soit apportée davantage aux oreilles d’un peu tout le monde, ou du moins des populations concernées. Ô les beaux idéaux. Comme dirait un prof à l’INSA, c’est un peu de la philosophie à la petite semaine, conversation de café du dimanche, enfin en l’occurrence de voiture-bar du vendredi, parce que là j’écris sans réfléchir tellement avant.

 

Enfin voilà, tout ce genre de petites réflexions, devant lesquels on se sent un peu impuissants finalement, ça commence à me traverser les boyaux de la tête. Ah la bonne insouciance hippie, que cela doit être plaisant. Un film, d’ailleurs, à paraître bientôt, pourrait être intéressant là-dessus, sur des amis hippies qui grandissent et finalement ne semblent pas pouvoir tenir très longtemps fidèles à leurs idéaux.

 

En parlant de film, encore un joli moment partagé entre frères (ça aussi c’est diablement plaisant !), là c’était avec Charles et sa copine Agnès, à aller voir Funny Gamus US. Film interdit aux moins de 16 ans, la persécution d’une gentille famille en vacances par deux jeunes gens. Rien de trash, rien de gore, rien de forcément provocateur. Mais plutôt un grand travail d’ambiance, de ressenti du spectateur, de créateur d’émotions. A ne pas voir sans être un peu prévenu quand même que tout le monde n’apprécierait pas forcément le film, qui passe outre les bienséances d’Hollywood, et vient te prendre aux tripes, vient te déranger dans ton petit monde sirupeux, vient te faire réellement vivre une expérience cinématographique. Le job est très bien rempli, et franchement marquant. Mais ce n’est pas forcément évident à supporter. Un peu différemment de mon frère, je trouve que ce film démontre une certaine gratuité dans la violence, mais sans être voyeur. Enfin, on peut se poser la question. Moi qui ne connaissait rien du film, à part que ça n’allait pas parler de Bambi, j’ai été pris à la gorge, je l’ai vécu à fond. Charles connaissait mieux le principe, la fin, le climat, le but du réalisateur. Donc lui, peut-être, a pu davantage réfléchir sur le caractère voyeur finalement, sur ce qui l’a motivé à voir ce film. Mais pour ma part, moi qui n’y connaissais rien, je n’ai justement pas été friand de certains événements, même si je trouvais les émotions, et la façon de le faire passer surtout, vraiment très intéressant.

 

Voilà, je vais peut-être stopper là avant de vous perdre, ça commence à faire long, et vous n’avez pas spécialement de lire des Petit Larousse Non Illustré pour chacun de mes articles. Je cherche à me calmer, en ce moment, ça passe mieux, je pense. Voyez comme je prends soin de vous, comme je me saigne aux quatre veines pour vos petits yeux et votre petite cervelle martyrisée. Allez, stop, surtout que je commence à avoir la tête qui tourne. Beuh, le train ça secoue.

 

Ps : j’ai repensé à un truc ensuite dans le train, mais je me souviens plus, alors tant pis. Mais ça parlait que je généralisais facilement je crois. Ah oui non si c’est que quand je dénonce le capitalisme, au final j’utilise un cliché qui n’est pas uniquement propre au capitalisme. Ca fait quand même une barre de temps qu’on a eu des grands méchants qui veulent devenir riches et puissants. Que je suis naïf.

par Ntonio publié dans : Généralités
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Mercredi 23 avril 2008

Et bim, Karma Police pour commencer cet article. Ah ben oui, mais là je l’ai cherché. Je voulais un truc posé mais puissant aussi. Nickel.

 

Ces petites vacances se poursuivent. Et que ça bulle, et que ça glandouille, et que ça traîne et s’offre quelques petits plaisirs en profitant des disponibilités de la maison. Par exemple, ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas regardé la télévision, un peu. Voilà chose faite, quelques éditions journalistiques pour rattraper mon retard, un peu de handball parce que c’est cool on a tout plein de chaînes satellites, un bon petit match Liverpool-Chelsea de demi-finale aller de Ligue des Champions, des films pourquoi pas, etc… M’enfin, rassurez-vous, je reste fidèle à mes habitudes, je ne passe bien heureusement pas mon temps dessus. Très loin de là. Et puis à côté je me suis enfilé les 5 premiers épisodes de la saison 2 d’Heroes, en attendant de rentrer sur l’INSA pour avoir la suite… Et puis Death Note aussi qui va commencer très bientôt.

 

What else ? Toujours dans la lazy attitude, j’ai ressorti des cartons un bon vieux classique qui a bercé mes folles années créatives de collège : Age of Empires. Le 1, pas le 2 (ça je m’y étais déjà remis un peu). Avec extension, tant qu’à faire. Mouaha que de souvenirs, ça fait du bien, et franchement ça peut se battre avec StarCraft mais pour des arguments différents (plus posé, avec tout une ambiance également, même si ce n’est pas le même délire).

 

Côté lecture, je continue la série Le Vol de Pégase de Anne McCaffrey, deuxième tome, toujours nos personnages avec des dons bizarres, dans un contexte un tout petit poil futuriste, mais pas trop quand même (oui, ils en sont restés aux disquettes, le livre date de 1990). Et puis juste pour le plaisir j’ai re-parcouru quelques sites parlant de La Horde du Contrevent, parce que ça ne fait pas de mal.

 

La maison est toujours pour moi tout seul, même si Charles est passé dimanche, avec des sessions Mehldau dans le salon et de bons petits moments. Je n’ai finalement pas envie de voir grand-monde en étant ici, j’ai envie de profiter de la solitude et de l’isolement pour me replonger sur moi-même, ça ne fait pas de mal. En échangeant toutefois mes impressions avec quelques personnes, pour faire avancer les choses. Si je cherche à rester un peu seul ces vacances, c’est parce que je pense en avoir marre d’avoir toujours des gens autour de moi, des yeux partout à l’INSA, et qu’ici je peux me permettre quelques excès, une petite libération qui soulage. Jamais je n’aurais pu jouer autant de guitare à l’INSA sans avoir eu des remords à force pour mes voisins. Ici, j’y vais à fond, je chante à pleine voix (que cela fait du bien, en plus me permet de retrouver les conditions des répèts des Introns), et je mange quand je veux. Na.

 

Bon, dans tout ça, je commence enfin à me mettre à travailler un peu, tout de même. Même si ce n’est pas simple. Petitement, sans trop tirer sur la corde non plus, ça avance un peu. De toute façon j’avais prévu qu’ici j’aurais du mal, c’est pourquoi je rentre un peu plus tôt sur l’INSA.

 

Ah, écouter Radiohead ça fait un bien fou aussi, tiens ! Ca me ressource tout ça, tout de même. Bien que je me sente un peu coupable de ne pas faire grand-chose. Mais bon, merde un peu, j’en ai tout à fait le droit, il faudrait simplement reprendre un peu mieux les rênes ensuite. Et puis mine de rien c’est nécessaire, ce genre de moments. Allez, je vous laisse du coup avec une petite vidéo de concert, que j’ai bien aimé : une version différente de la chanson initiale… Je vous laisse la découvrir.

 

par Ntonio publié dans : Marmite
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